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La première fois – Agnès de Lestrade – Editions Talents hauts

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62 pages qui racontent ce qui se passe dans la tête de Rose, quand elle croit être enceinte.

Ses vacances en Corse, la rencontre avec Paolo, le coup de foudre, joues rouges, palpitations, excitation : bonheur. Les premiers moments d’échanges, de rire et … la première fois.

Une jolie histoire d’amour avec son insouciance … et les conséquences.

 

 

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Gloria – Martine Pouchain – Editions Sarbacane

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Un roman émouvant dans lequel Gloria,  va grandir entre chagrins et désespoirs et pourtant, au bord de la falaise, retrouvera toujours une flamme, une énergie vitale.

1/ On choisit pas sa famille.

« Comment lutter avec la perfection glacée d’un mort de 8 ans (son frère) dont le souvenir imprégnait chaque recoin de la maison, tapi, prêt à surgir pour servir de mètre étalon à leur mère?

Gloria va essayer tout au long de sa jeunesse de conquérir l’amour de sa mère en ayant les meilleures notes, en tentant d’être la plus parfaite. Sans espoir. Commence alors un travail de dénigrement de soi et une quête de reconnaissance qui passera par son choix de vie : devenir actrice.

2/ des rencontres qui vous enfoncent.

Son prof de théâtre qui la met enceinte. Puis un metteur en scène qui ne l’aime que pour sa belle plastique.

3/ résistance face à un destin qui s’acharne.

Elle est obligée de prendre des décisions seules pour éviter de s’effondrer : Enceinte de son prof, elle fera adopter son bébé pour partir à Los Angeles et trouver des rôles.

Petites pilules colorées pour éviter la douleur quand elle apprend qu’elle ne pourra plus jamais avoir d’enfant.

Spirale infernale pour retrouver son enfant.

 

Lorsqu’on referme le livre: ouah!

A la bfm

 

 

A quoi tu ressembles? Magali Wiéner- Editions Rouergue

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9 garçons 1 fille tous dans la même classe de 3e. C’est leur dernière année ensemble. Chaque chapitre est un mois dans lequel un personnage va vivre un moment fort, entreprendre un cheminement intérieur, Déception, joie, peur, angoisse. Pleurer ou rire… mais c’est certain : grandir.

 

Le dernier chapitre sur le père de Benjamin est une jolie pépite. « Extrait : … J’aimerai juste leur dire que c’est bien moi, que je suis comme je suis… pas celui sorti du scénario qu’ils – mes parents – avaient fabriqué pour moi. J’ai fait péter le cadre »

 

A la Bfm

La bibliothèque c’est ma maison et autres histoires – Editions quart monde

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« Lire nuit gravement aux préjugés« .

10 histoires en bande dessinée pour évoquer la pauvreté, le racisme, l’intolérance, sous la plume d’auteurs-illustrateurs tels que Tito, Greg Newman, Claire Gosnon. Pas forcément exprimés sur un ton dramatique les sujets sont néanmoins réels.

Qui n’a pas galéré à trouver un travail et s’entendre dire : « si on veut on trouve ! » Personne n’a jamais entendu ? : « Avec le RSA on ne vit pas trop mal« … Chaque histoire dénonce un préjugé et amène une réfléxion sur les véritables causes de la misère.

 

Ouvrir les yeux, faire confiance, une main tendue, un sourire pour faire tomber les barrières c’est à son niveau ce que cette B-D peut offrir et c’est déjà beaucoup!!

Alors bonne lecture !

A la bfm

 

 

 

 

Chanson de la ville silencieuse – Olivier Adam – Editions Flammarion

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Passé, présent, le lecteur est pris dans les errements de l’héroïne. Elle cherche son père, célèbre chanteur devenu une espèce d’ermite on ne sait où dans un coin de Lisbonne.

On découvre sa vie d’enfant solitaire, à Paris,avec une mère absente, plus intéressée par les soirées que par l’éducation de sa petite fille. Sa mère en cure de désintox, son père doit  la récupérer . Elle arrive dans un village loin de tout, avec un père soit sur la route des concerts ou trop entouré par les musiciens, les parasites, les producteurs. Heureusement il y a Paul et Irène qui seront des grand-parents de substitution et surtout les seuls adultes responsables de son entourage.

 » Je n’ai jamais pu saisir mon père. Moi pas plus que quiconque. Je lui ai connu mille visages…Tourmenté ou serein, jouisseur ou ascète, zen ou déglingué. Père absent, Père maladroit, emprunté et inquiet. Père évaporé sans laisser de traces. »

Maintenant c’est une adulte. Sur les traces de son père elle se cherche. Fermée, timide, elle est la fille de… comme si elle n’avait pas le droit à une existence propre. Elle accompagne dans son métier les auteurs, elle réenchante sa vie avec ses deux amis Théo et Sofiane.  Elle a bien essayé une relation de couple avec Simon mais : « il en prenait soudain conscience. Il vivait avec une ombre. Cela l’avait contaminé, il n’en pouvait plus ».

 

Très beau texte empreint de mélancolie sur les relations filiales, sur nos prisons intimes et les choix à faire pour vivre.

Et en plus de  jolies références musicales.

Coupé en deux – Charlotte Erlih – Editions Actes sud junior

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Les parents de Camille ont divorcé.

ils ne s’aiment plus et se partagent la jeune fille en garde alternée. Petites mesquineries, regrets, remords. Camille se trouve obligée de faire un choix. Part-elle en Australie avec sa mère ou reste-t-elle à Paris avec son père? Qui va supporter le mieux son départ? Toutes ces questions, elle se les pose alors qu’elle va rentrer dans le bureau de la juge:

« Qu’est-ce que tu voudrais, toi, dans un monde idéal? reprend la juge après un silence.

Ce que je voudrais, moi, dans un monde idéal?!…

Je voudrais ne vivre qu’avec Maman et ne vivre qu’avec Papa.

Je voudrais arrêter d’être trimballée d’un endroit à un autre et en même temps vivre des deux côtés. Je voudrais partir en Australie avec Maman et que Papa vienne aussi. Je voudrais que la question ne se pose pas. Si je n’existais pas, la question ne se poserait pas. Dans un monde idéal, je serais morte à la naissance; Et mes parents auraient été libres. »

Chronique classique de la vie d’un enfant de parents divorcés. Le texte fera écho à ceux qui ont vécu l’expérience.

A la bfm

 

Demain il sera trop tard

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Demain il sera trop tard

de Jean-Christophe Tixier

chez Rageot

 

« Virgil, ne rentre surtout pas. Il doit s‘agir d’une méprise, mais j’ai peur. Deux agents de la brigade Spéciale sont venus t’arrêter. Et sur le trottoir, j’ai aperçu un van blanc des Brigades du Terme. Cache-toi ! Attends que ton père démêle cette affaire. N’appelle pas, je te recontacterai. N’oublie surtout pas que je t’aime. »

Lorsque Virgil Geller reçoit ce message de sa mère, il pense dans un premier temps à une plaisanterie douteuse. Après tout, il est un Long Terme, un 87. C’est clairement indiqué sur l’implant ID implanté dans la paume de sa main.

Cet implant justifie aux yeux de tous son enfance dorée, les études prestigieuses qui l’attendent, la famille qu’il va former.

Est-ce sa faute si, lorsqu’il est né, un test génétique mis au point par la FGAH (Fondation Génétique pour l’Avenir de l’Humanité) a déterminé cette enviable durée de vie : 87 ?

Certes, tous n’ont pas cette chance, il y a les Moyens Termes, moins chanceux, et la lie de l’humanité les Courts Termes.

En effet, en toute logique, et l’adolescent partage comme la grande majorité des nantis cette théorie, pourquoi engager des frais pour une population promise à une si courte existence.

Et Virgil ne s’est jamais trop inquiété de la vie de ces gens là, après tout il ne les côtoie guère. La population est constamment surveillée par des drones, filtrée aux check-points et chacun regagne qui sa maison cossue, qui son bidonville.

Les Brigades du Terme qui sont là pour réguler cette organisation, viennent chercher à date échue les candidats à la mort et s’en occupent avec beaucoup de diligence.

Un appareil policier important veille au bien-être des Longs Termes et jugule les actions de la Résistance. Car, bien sûr, tous n’acceptent pas cet ahurissante discrimination.

Aussi lorsque Virgil se retrouve traqué par les unités chargées de le protéger et qu’il doit fuir ou mourir, son univers s’effondre.

Que s’est-il passé le jour de sa naissance, il y a 17 ans ? Qui sont vraiment ses parents ?

Et surtout, question ultime, combien de temps lui reste-t-il à vivre ?

C’est vraiment un roman qui interpelle : que ferait-on si notre vie était dès la naissance bornée par la connaissance de notre disparition ?

Qu’en pensez vous ?