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  1. Chère Vesperr,

    si vous aviez-lu attentivement L’Âme emmurée jusqu’à la dernière ligne vous auriez vu combien j’aime les fantômes et la tendresse que je leur voue…. Dommage. Sans doute étiez-vous pressée ?

    Bien cordialement,

    L’auteur.

    • Cher auteur,
      Mais non, je vous assure j’ai tout lu (je ne me permettrais pas de faire un post sur un ouvrage que je n’ai pas lu intégralement sauf à ce qu’il me tombe des mains ce qui n’était pas le cas) mais j’aurais voulu du « sang et des larmes » et je n’ai eu qu’une grosse vilaine revancharde !!! dommage…

      • Chère Vesperr,

        Merci de me répondre. Tout à la fin, Alix emmène Samy dans sa chambre. Pardonnez-moi de me citer mais le filigrane fantastique de la toute fin est une des chevilles oeuvrières du roman :

        Alix entre dans sa chambre suivie d’un Samy rongé de curiosité. Elle sort son cahier de composition, le pose sur le pupitre l’ouvre et pousse un cri. Samy s’approche et regarde sans comprendre les notes écrites sur les portées.
        – Qu’est-ce qu’y a ?
        – Ces notes-là, je ne les ai pas écrites… dit Alix, d’une voix blanche.
        – C’est qui alors ?
        – Je ne sais pas. Hier, elles n’y étaient pas.
        – Vas-y, essaie.
        Alix prend son violoncelle et se met à jouer un air tendre. Un air qui parle d’attente et d’heures qui se ressemblent, où fleurit un rêve triste. Une lumière emperlée de mélancolie semble alors égrener l’impalpable douceur de l’ennui. Les gorges d’Alix et de Samy se nouent, l’adagio va au long de l’archet et de leurs coeurs unis. Soudain, le mouvement s’emporte, les notes éclatent en soleil de midi et le ciel embrasse la terre et la terre embrasse le ciel parce qu’il ne peut pas en être autrement, le violoncelle unit la fleur au jour. Une joie absolue effleure Alix et Samy de cette légère douleur qu’il y a au fond de la beauté, Alix jouant, Samy recueilli, sont emportés plus loin que le monde, là où les anges se posent. Mais, d’un coup d’archet brutal, Alix brise le mouvement et s’arrête, les yeux fixés sur les portées vides de notes, comme si le jour s’en était allé de la sonate. Le jour s’en est allé, une insondable noirceur boit les étoiles. La partition s’arrête, là.
        Le silence tombe.
        Alix et de Samy se taisent, bouleversés.
        – Merveilleux… souffle finalement Alix.
        – L’amour qui naît et l’amour qu’on détruit… l’histoire de Clémence et Dieudonné, soupire Samy.
        Alix contemple la bouteille d’encre au dragon, en évidence sur son bureau.
        – Tu te souviens avoir pris cette bouteille d’encre ?
        – Oui, même que je ne parvenais pas à l’ouvrir.
        – Le niveau était où ?
        – Au milieu de la flamme !
        – Et maintenant ?
        Samy regarde la bouteille, ébahi.
        – Plus bas… au cœur du dragon, dit-il, d’une voix sourde.
        Il s’approche, considère le flacon sans oser le toucher, puis, se décidant, le prend délicatement et essaie de l’ouvrir encore une fois… vainement.
        – Je sais qui a écrit cette sonate sur mon cahier… sourit Alix, les yeux perdus au profond des murs.  »

        Sans doute n’était-ce pas mis assez en lumière… Je voulais terminer sur cette note – si j’ose dire – pour bouter la grosse vilaine de l’histoire. Je suis d’origine belge, j’ai le fantastique dans les gènes. Impossible de m’en passer…

        Encore merci de m’avoir répondu, ça me touche.

        Bien cordialement,

        Freddy.

      • Cher auteur,
        Bien sur j’avais remarqué cette présence, un fantôme délicat, romantique, un fantôme de bonne compagnie , mais moi je voulais que cela finisse mal, très mal parce que j’ai « mauvais fond » et peut-être parce que je suis en train de relire Jane Austen (un autre type de cruauté !!!) et que j’avais besoin d’une lecture plus tonique .
        J’aurais aimé que Samy meurt, qu’Alix devienne folle, que mère se suicide et que père (que j’adore !) finisse par défiler dans les cortèges de « la manif pour tous ».
        Ensuite la maison aurait été investie par des agents immobiliers cupides et vous auriez pu faire un tome 2: « L’âme emmurée et les agents immobiliers ».
        Dommage !!!

  2. Chère Vesperr,

    Je comprends. Malheureusement, je n’aime la Bloody Mary qu’avec deux tiers de vodka, un tiers de jus de tomate et un jet de Tabasco…

    Bien cordialement,

    Freddy.

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