La courte histoire de la fille d’à côté

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Matt et Tabby sont voisins depuis leur plus jeune âge. Ils ont fait les 400 coups ensemble, n’ont jamais passé Noël, Halloween ou Thanksgiving l’un sans l’autre. Au lycée, Matt sent que Tabby s’éloigne un peu de lui, notamment pour passer du temps avec le beau Liam : sportif, star du lycée… C’est dur à vivre pour Matt, qui ne pense qu’à une chose : avouer à Tabby que ses sentiments pour elle ont évolué… Mais la peur de gâcher leur amitié lui fait retenir ses mots, il continue donc sa vie avec Tabby comme avant, en essayant de contenir sa jalousie pour Liam. Mais il n’est pas aidé par son cynisme et sa petite voix dans sa tête qui le mettent dans des situations impossibles…

Si la première partie du livre est assez classique, l’histoire d’un premier amour, une amitié très forte entre une fille et un garçon, le loser contre le beau gosse qui réussit tout… La seconde partie est plus intéressante, notamment sur la gestion de la jalousie, la culpabilité… Difficile d’en dire plus sans spoiler l’histoire ! Le personnage de Matt est intéressant car il est loin d’être parfait, agissant parfois même comme une tête à claque. Au final, plutôt une bonne surprise !

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Sanglant hiver

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Sanglant hiver

de Hildur Knutsdottir chez Thierry Magnier

Oui c’est vrai, Bergljot est en colère. Ses parents Thorbergur et Sigrun avaient prévu un week-end en amoureux, elle allait passer une soirée d’enfer avec ses copines et le beau Grimur.

Mais un imprévu professionnel oblige sa mère à annuler ce beau projet et l’adolescente qui se voyait déjà dans les bras du beau gosse se retrouve en route pour le chalet familial avec père et frère.

L’enthousiasme n’est pas de mise surtout que la maison est isolée et que des chutes de neige sont annoncées.

Alors que tout ce petit monde est installé, Thorbergur essaie de joindre sa femme et Bergljot ses copines : il faut bientôt se rendre a l’évidence, il y a soit un problème de réseau téléphonique , soit une mortalité massive et imprévisible.

Et si on allait tous jouer au foot sur le terrain à cote du camping , quelle est bonne l’idée !!! on ferait comme si on était Mbappé !!!

C’est sympa, il y a déjà quelques familles, ah mais comme c’est embêtant (et dégoûtant) ils commencent tous à vomir et à tomber comme des quilles dans la neige, MORTS.

Rhinite allergique peut-être ?!

Thorbergur passe en mode survie, voiture, nourriture, enfants et décide de s’éloigner de ces miasmes suspects.

MAIS

«  Ils avaient tous disparus. Tout ceux qui s’étaient trouvés là au moment où Bragi et Thorbergur avaient pris leur jambe à leur cou. Mais par terre, on distinguait leurs restes. Ça et là étaient dispersés des lambeaux de chair dans la neige, comme si tous ces corps étaient passés dans un broyeur. Sans voix, Bragi observa le champ de bataille. Lorsque ses yeux tombèrent sur un bras, en bordure du terrain, abandonné là comme si quelqu’un l’avait balancé, il porta la main à sa bouche et se retourna. « 

………. un citrate de bétaïne peut-être ?!

Ça va bien sur de mal en pis, tout le monde se fait boulotter, c’est affreux, c’est amusant et tellement délassant … Miam

Hollywood années 60

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« Harry Bonnet, 16 ans, fils d’un cuistot montmartrois, est fou de cinéma. Comment s’est-il retrouvé à Hollywood ? C’est simple. Il lui aura suffi d’une gifle, d’une caille rôtie et d’une assiette de pommes de terre pour traverser l’Atlantique et atterrir sur la colline mythique. L’Amérique ! Des stars à tous les coins de rue ! Une nuit, il suit son père à la cantine, s’introduit en catimini sur le plateau no 17, remplace au pied levé un second rôle souffrant et… tombe nez à nez avec Alfred Hitchcock. Le metteur en scène le plus célèbre du monde commence le tournage dont il rêve depuis quarante ans : l’adaptation d’une pièce de J. M. Barrie, l’auteur de Peter Pan. C’est un secret absolu. Le film porte un faux titre et Hitchcock lui-même a pris un nom de code. Mais pourquoi diable Harry a-t-il voulu voir les premières minutes du film fantôme ? Pourquoi a-t-il désobéi au maître du suspense ? »

Malika FERDJOUKH est romancière, mais également fan de cinéma, ce qui explique le sujet de ce livre (« La bobine d’Alfred« , édité à l’Ecole des Loisirs fin 2013), ainsi que les clins d’oeil qu’elle fait tout au long à l’oeuvre d’Alfred Hitchcock.

Si le propos est mince : le tournage d’un film dont rêve Hitchcock depuis toujours (ou presque), l’atmosphère est lourde.

Hitchcock n’est pas montré sous son meilleur jour, l’actrice principale lui reproche

« D’avoir une emprise sur moi pour créer. »

Après qu’elle lui a annoncé qu’elle allait se marier avant la fin du tournage :

« Hitch m’a menacée d’abandonner Mary Rose, crié que ce serait ma faute, que je n’en avais pas le droit, il m’a insultée, traitée de sotte qui préférait une vie petite-bourgeoise alors qu’il élaborait de si grands projets pour moi, m’a accusée de vouloir le tuer, de vouloir tuer son film qui serait probablement sa dernière oeuvre. J’ai rencontré Tippi Hedren dans les années quatre-vingts, Vera Miles, et Joan Fontaine. Avec toutes il s’était comporté de cette manière. Nous étions son McGuffin à lui, un prétexte pour lui donner du désir, pour créer. »

L’atmosphère s’assombrit encore et tourne au polar à cause du directeur d’un « torchon à scandales »

« Hollywood Sensational… ça sonne comme un torchon à scandales. C’est un torchon à scandales. Les stars craignent ses ragots et lui font des courbettes. Un million d’exemplaires par semaine, ça vous assure une phénoménale capacité de nuire. »

Effectivement cet homme n’a guère d’états d’âme, Harry – jusque là dans l’enthousiasme du tournage – ne va pas tarder à s’en apercevoir.

Malika Ferdjoukh vient d’adapter son polar en bande dessinée, un one shot illustré par Nicolas PITZ  et paru Rue de Sèvres début 2018 :

 

Coupé en deux – Charlotte Erlih – Editions Actes sud junior

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Les parents de Camille ont divorcé.

ils ne s’aiment plus et se partagent la jeune fille en garde alternée. Petites mesquineries, regrets, remords. Camille se trouve obligée de faire un choix. Part-elle en Australie avec sa mère ou reste-t-elle à Paris avec son père? Qui va supporter le mieux son départ? Toutes ces questions, elle se les pose alors qu’elle va rentrer dans le bureau de la juge:

« Qu’est-ce que tu voudrais, toi, dans un monde idéal? reprend la juge après un silence.

Ce que je voudrais, moi, dans un monde idéal?!…

Je voudrais ne vivre qu’avec Maman et ne vivre qu’avec Papa.

Je voudrais arrêter d’être trimballée d’un endroit à un autre et en même temps vivre des deux côtés. Je voudrais partir en Australie avec Maman et que Papa vienne aussi. Je voudrais que la question ne se pose pas. Si je n’existais pas, la question ne se poserait pas. Dans un monde idéal, je serais morte à la naissance; Et mes parents auraient été libres. »

Chronique classique de la vie d’un enfant de parents divorcés. Le texte fera écho à ceux qui ont vécu l’expérience.

A la bfm

 

La guide du mauvais père

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Guy Delisle, auteur de BD connu pour ses chroniques sur le quotidien dans différents pays (Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem, Pyongyang...) a publié ces 5 dernières années Le guide du mauvais père (4 tomes).

Il raconte à travers de courtes histoires avec un graphisme très épuré des anecdotes du quotidien de papa : que ça soit la petite souris qui oublie de passer, un arbre qui peut pousser dans l’estomac si on mange un pépin ou le père qui défie son fils aux jeux vidéos alors que celui-ci fait ses devoirs, c’est souvent très drôle !

Le  quatrième tome sera probablement le dernier, ses enfants sont grands maintenant !

 

Une partie des histoires est publiée sur son blog.

 

Un clandestin au Paradis

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Un clandestin au paradis

de Vincent Karle

chez Actes Sud junior

 

« C’est ma faute.

Ce qui est arrivé, je l’ai pas voulu.

Je l’ai pas voulu mais c’est arrivé quand même,

et maintenant voilà, il est trop tard pour réparer.

Quand ils sont venus, c’était pour me chercher, moi,

mais finalement c’est lui qu’ils ont emmené, et moi je suis resté.

Aujourd’hui je suis seul, et lui, je ne sais pas où il est. »

Lorsque Zaher arrive dans la classe de Matéo en seconde, c’est comme si le fils à Ben Laden s’était inscrit au lycée.

Afghan, avec un pakol sur la tête, c’est de la graine de taliban.

Heureusement Matéo n’est pas complètement stupide.

Il se rend rapidement compte que ce garçon, réfugié en France avec ses parents et sa petite sœur, est juste un ado, comme lui.

Comme lui, mais sans papiers, l’Afghanistan n’étant pas un lieu de villégiature idéal, on comprend que le père de Zaher ait tout fait pour protéger les siens.

Mais la famille est en attente de validation d’un dossier de demandeurs d’asile et lorsque la police, qui cherche de la drogue, fait une descente musclée dans le lycée, Mateo et Zaher sont arrêtés.

L’un pour possession de substances illicites, l’autre pour absence de papiers.

L’arrestation et la garde à vue des deux garçons est extrêmement brutale et Zaher est expulsé.

Matéo, ado lambda qui aime bien pêle-mêle se laisser vivre, les cours d’histoire, bien rigoler avec ses potes, faire la fête, photographier tout ce qui passe à portée de son objectif, prend de plein fouet les violences commises par ceux qui sont chargés de les protéger.

Je n’ai jamais pensé que les familles ou les individus qui quittaient leur pays natal au péril de leur vie le faisait par plaisir, pour faire un petit voyage d’agrément.

On quitte un pays parce qu’on vit la peur au ventre, parce que les interdits sont si nombreux que la vie devient intenable, parce que la mort est présente partout, parce qu’on crève de faim, parce qu’il n’y a plus d’espoir.

Alors oui, c’est un livre magnifique, émouvant et qui met la rage au cœur.

Fani – Christophe Léon – Oskar éditeur

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Fani est une jeune fille de 17 ans. Ses capacités intellectuelles lui ont permis d’obtenir son bac rapidement et de commencer des études de droit à Paris.

Elle boîte, n’est pas vraiment jolie et soigne sa tristesse en mangeant.

           « D’un doigt, enfoncer les écouteurs dans les oreilles, pousser le son jusqu’à la limite du supportable. S’assoir sur le lit, bouquiner n’importe quelle revue idiote. Impossible de relire ses cours. Feuilleter les pages, tomber sur un reportage. Des militaires en opération au Mali. Fermer les yeux. S’empêcher de penser à son père, sergent dans les paras, décédé au cours de manoeuvres en Corrèze. »

Tel un automate, elle assure le quotidien minimum. Elle regarde la vie passer à côté d’elle grâce à ses deux colocataires.

Pour se faire un peu d’argent, elle dépose une annonce pour faire du babysitting. C’est Flore qui va répondre. Vieille dame qui a besoin de compagnie, une relation grand-mère/ petite fille va s’instaurer.

Flore raconte son histoire, sa famille (médiocre). Fani panse sa peine.

Jusqu’à ce que la jeune fille rencontre Simon, le fils de Flore.

Découverte de l’amour, de la lâcheté. Se transformer. Devenir femme.

Le texte est rythmé. L’écriture est vive : alternance de dialogues et d’introspection sous forme de phrases hachées.

C’est un roman émouvant. A trouver à la Bfm.

site de Christophe Léon.