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« Gold Star Mothers »

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Encore ?

Oui, encore…

« Au cours de la Première Guerre mondiale, plus de 116 000 soldats américains perdent la vie sur le Vieux Continent. Seuls les corps de la moitié d’entre eux sont rapatriés. Les autres sont inhumés en France.

Entre 1930 et 1933, le Congrès américain organise les pèlerinages dits des « Gold Star Mothers ». Ces mères et ces épouses – 6654 au total – se voient offrir une traversée en paquebot vers la France afin de se recueillir sur la tombe de leur fils, de leur mari. La principale inquiétude du gouvernement est que ces femmes, soumises à la fatigue du voyage, au bouleversement de leur quotidien et à de trop fortes émotions, ne s’affaiblissent et tombent malades. Un important budget est donc provisionné pour les soins de santé. Mais, à l’étonnement général, il sera à peine entamé. Portées par la cohésion du groupe, unies dans la souffrance comme l’avaient été leurs fils ou leurs maris, les Gold Star Mothers tiennent bon… » (cf. 4ème de couverture)

Vous voyez bien, il s’agit d’autre chose ! Un épisode peu connu de la Première Guerre mondiale, enfin… des suites de la guerre. Apparemment, un seul livre en parlait jusque-là, paru aux States en 2005 mais pas traduit en français.

Catherine GRIVE pour le scénario et Fred BERNARD pour l’illustration abordent donc ce sujet dans une BD éponyme : « Gold Star Mothers« , éditée par Delcourt / Mirages en 2017 :

A travers les yeux, ou plutôt l’appareil photo, de Jane qui accompagne sa mère sur la tombe d’Alan leur frère et fils, nous découvrons le pèlerinage de ces femmes. Quatorze jours durant, dont la moitié sur le paquebot et un petit séjour à Paris, pour finalement se recueillir dans l’un de ces terribles cimetières de la Meuse, de la Somme ou d’ailleurs où l’alignement des milliers de croix blanches toutes identiques étreint le coeur. Des milliers et des milliers de jeunes gens qui ne demandaient qu’à vivre…

« Maudite soit la guerre » dit le monument aux morts de la commune de Gentioux en Creuse.

« Quelle connerie la guerre » écrit Jacques Prévert dans le poème « Barbara« .

Les trois pages documentées en fin d’ouvrage évoquent également un épisode peu glorieux de cette histoire, celui de la ségrégation alors en cours en Amérique. Les Gold Star Mothers d’origine africaine purent en effet se recueillir en France, mais à part et dans des conditions plus modestes de traversée, d’hôtels, etc…

 

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Chaussette

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Chaussette est une vieille dame, qui a pour compagnon un chien nommé Dagobert. Sa vie quotidienne est bien rodée, réglée comme du papier à musique sur le rythme du quotidien. Et elle se répète inlassablement tous les jours : un tour au parc, puis le boucher pour l’ouverture, puis le marchand de journaux etc… Mais un jour, son petit voisin Merlin voit que Chaussette est désorientée, et qu’elle s’éloigne de sa routine… Il décide de la suivre pour voir pourquoi Chaussette dévie ainsi de ses habitudes.

Une jolie bande dessinée écrite par Loic Clément et illustrée par Anne Montel, très brève, sur la solitude, le temps qui passe et les souvenirs qui restent.

Disponible à la Bfm centre-ville à l’espace jeunesse BD ado : B-D CHA

Les petites victoires

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Les petites victoires est un roman graphique où l’auteur, Yvon Roy, relate sa relation avec son fils Olivier.

Marc et Chloé sont amoureux. Ils décident de faire un enfant. Quand Olivier naît, il est chouchouté par sa nouvelle famille. Mais vers ses 18 mois, ses parents commencent à s’inquiéter… ils sentent qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Le verdict tombe rapidement : Olivier est autiste. C’est une claque pour les parents. Mais après avoir accepté ce fait, Marc va rapidement prendre les choses en main, et surtout faire les choses à sa manière. Il consacre énormément de temps à son fils, à travers divers jeux et expériences pour tenter de le faire sortir de sa carapace.

Un beau témoignage, plein d’espoir. C’est très réaliste, l’auteur ne s’épargne pas, notamment sur sa difficulté à accepter le diagnostic. Il évite le côté plombant de la chose, il y aussi de la légèreté dans ses jeux avec Olivier et comme avec tout enfant des moments très drôle.

La terre des fils

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« Sur les causes et les motifs qui menèrent à la fin on aurait pu écrire des chapitres entiers dans les livres d’histoires. Mais après la fin aucun livre ne fut plus écrit. »

Un monde post-apocalyptique. Un père tente d’éduquer ses fils à survivre. Il leur apprend les choses essentielles de ce nouveau monde : dépecer un animal, ne pas boire l’eau, ne pas toucher les morts, ne pas s’aventurer trop loin car il n’y a rien sur l’autre rive. Il laisse de côté les choses devenues inutiles : lecture, écriture, amour et tendresse. Mais le père meurt, laissant derrière lui son carnet remplit d’une écriture que ses enfants sont dans l’incapacité de déchiffrer, eux qui n’ont qu’un langage rudimentaire. Ses deux fils partent alors dans une quête pour décrypter le contenu de ce cahier, croisant sur leur route les quelques rescapés de l’apocalypse…

Une quête au coeur d’un monde hostile où la fin de l’espèce humaine est proche. Chacun tente de survivre, avec ses moyens et ses croyances. Une très bonne bande dessinée, qui m’a fait penser à La route de Cormac McCarthy.

Irena

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Excellente BD biographique de Jean-David Morvan et David Evrard sur la vie de Irena Sendler(owa).
Cette « Juste parmi les nations » a sauvée 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie.

Profitant de son travail d’assistante sociale et de son accès au ghetto, avec l’aide du groupe de résistance Zegota, elle fabrique de faux papiers, crée de fausses identités et exfiltre des enfants du ghetto au péril de sa vie.
Arrêté par la Gestapo en 1943, elle garde le silence sur son organisation malgré les tortures et échappe de justesse à son exécution.

Ayant caché les noms véritables de ces enfants dans un pot de verre enterré dans son jardin, elle put  les rendre à leurs familles après la guerre. Au moins pour quelques uns ayant survécu aux camps d’exterminations…

Cette BD, en trois volumes, permet de découvrir l’action de cette femme ordinaire accomplissant des actions extraordinaires.


Le dessin, volontairement naïf et enfantin contraste cruellement avec le sujet présenté et donne l’impression de voir cette époque tragique avec les yeux d’un enfant et renforce l’intensité de l’histoire.

Vous trouverez cette BD au Pôle Jeunesse, à la côte ADO BD IRE.

 

Valerian et Laureline

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La sortie prochaine du film de Luc Besson, nous permet de revenir sur cette excellente série de BD qu’est Valérian et Laureline.

Crée par deux amis d’enfance, Pierre Christin et Jean-Claude Mézières en 1967, cette série compte actuellement 22 albums au cours desquels les personnages et leur univers ont beaucoup évolués.

Il serait long d’énumérer les influences énormes que Valérian a exercé dans la SF, et notammment le plagiat éhonté de Georges Lucas dans Star Wars!

Christin et Mézières n’ont jamais touché un kopek de la richissime Lucasfilm ni d’ailleurs la moindre reconnaissance de leur influence.

C’est donc un plaisir, mêlé d’inquiétude, que de voir un cinéaste reconnu comme Luc Besson leur rendre enfin hommage et justice en portant les personnages de Valerian et Laureline à l’écran.

Même s’il va sans dire que les réalisateurs français capablent de porter un tel projet à l’écran ne se bousculent pas au portillon, on peut tout de même nourrir des inquiétudes légitimes quand au résultat, au vu de la filmographie de Mr Besson…

La bande annonce de Valérian confirme en effet ce pressentiment. Elle est magnifique, c’est indéniable, mais on sent déjà poindre les gros poncifs du genre avec les petits extra-terrestres kawaï, Rihanna, les villes types Cinquième éléments et surtout, surtout la bobine des acteurs principaux!
D’accord le personnage de Valérian à un style et une coiffure bien marqués par son époque :

mais était-ce une raison d’affubler le Valérian de 2017 d’une tronche pareille???

ce freluquet à l’air aussi bien à sa place dans un rôle « d’agent spatio-temporel » que Ron Perlmann dans celui de Bridget Jones!

Quoi qu’il en soit, avant d’aller voir, ou pas, ce film au cinéma, je ne saurai trop vous recommander de découvrir cette magnifique BD, véritable monument de la SF!

Vous trouverez tous les tomes au Pôle Jeunesse et Art de la BFM!

 

 

Martha & Alan

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J’avais fait un post il y a quelques années sur La guerre d’Alan d’Emmanuel Guibert. Dans ce roman graphique il raconte les souvenirs de la seconde guerre mondiale que lui a livrés Alan Ingram Cope. Il a ensuite écrit L’enfance d’Alan.

Dans Martha & Alan Alan Ingram Cope parle de son amitié d’enfance avec Martha. Le livre est constitué de petites anecdotes, morceaux de souvenirs de cette relation enfantine. Leurs aventures, leurs familles, les jeux… Un petit livre simple, qui se lit rapidement. L’illustration d’Emmanuel Guibert rend bien un côté rétro et nostalgique de Pasadena en Californie où grandissent Alan & Martha. Il a marqué mon esprit car il montre bien l’importance que peuvent avoir certaines personnes dans votre vie, même quand vous les perdez de vue.