Archives de Tag: BD

Irena

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Excellente BD biographique de Jean-David Morvan et David Evrard sur la vie de Irena Sendler(owa).
Cette « Juste parmi les nations » a sauvée 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie.

Profitant de son travail d’assistante sociale et de son accès au ghetto, avec l’aide du groupe de résistance Zegota, elle fabrique de faux papiers, crée de fausses identités et exfiltre des enfants du ghetto au péril de sa vie.
Arrêté par la Gestapo en 1943, elle garde le silence sur son organisation malgré les tortures et échappe de justesse à son exécution.

Ayant caché les noms véritables de ces enfants dans un pot de verre enterré dans son jardin, elle put  les rendre à leurs familles après la guerre. Au moins pour quelques uns ayant survécu aux camps d’exterminations…

Cette BD, en trois volumes, permet de découvrir l’action de cette femme ordinaire accomplissant des actions extraordinaires.


Le dessin, volontairement naïf et enfantin contraste cruellement avec le sujet présenté et donne l’impression de voir cette époque tragique avec les yeux d’un enfant et renforce l’intensité de l’histoire.

Vous trouverez cette BD au Pôle Jeunesse, à la côte ADO BD IRE.

 

Valerian et Laureline

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La sortie prochaine du film de Luc Besson, nous permet de revenir sur cette excellente série de BD qu’est Valérian et Laureline.

Crée par deux amis d’enfance, Pierre Christin et Jean-Claude Mézières en 1967, cette série compte actuellement 22 albums au cours desquels les personnages et leur univers ont beaucoup évolués.

Il serait long d’énumérer les influences énormes que Valérian a exercé dans la SF, et notammment le plagiat éhonté de Georges Lucas dans Star Wars!

Christin et Mézières n’ont jamais touché un kopek de la richissime Lucasfilm ni d’ailleurs la moindre reconnaissance de leur influence.

C’est donc un plaisir, mêlé d’inquiétude, que de voir un cinéaste reconnu comme Luc Besson leur rendre enfin hommage et justice en portant les personnages de Valerian et Laureline à l’écran.

Même s’il va sans dire que les réalisateurs français capablent de porter un tel projet à l’écran ne se bousculent pas au portillon, on peut tout de même nourrir des inquiétudes légitimes quand au résultat, au vu de la filmographie de Mr Besson…

La bande annonce de Valérian confirme en effet ce pressentiment. Elle est magnifique, c’est indéniable, mais on sent déjà poindre les gros poncifs du genre avec les petits extra-terrestres kawaï, Rihanna, les villes types Cinquième éléments et surtout, surtout la bobine des acteurs principaux!
D’accord le personnage de Valérian à un style et une coiffure bien marqués par son époque :

mais était-ce une raison d’affubler le Valérian de 2017 d’une tronche pareille???

ce freluquet à l’air aussi bien à sa place dans un rôle « d’agent spatio-temporel » que Ron Perlmann dans celui de Bridget Jones!

Quoi qu’il en soit, avant d’aller voir, ou pas, ce film au cinéma, je ne saurai trop vous recommander de découvrir cette magnifique BD, véritable monument de la SF!

Vous trouverez tous les tomes au Pôle Jeunesse et Art de la BFM!

 

 

Martha & Alan

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J’avais fait un post il y a quelques années sur La guerre d’Alan d’Emmanuel Guibert. Dans ce roman graphique il raconte les souvenirs de la seconde guerre mondiale que lui a livrés Alan Ingram Cope. Il a ensuite écrit L’enfance d’Alan.

Dans Martha & Alan Alan Ingram Cope parle de son amitié d’enfance avec Martha. Le livre est constitué de petites anecdotes, morceaux de souvenirs de cette relation enfantine. Leurs aventures, leurs familles, les jeux… Un petit livre simple, qui se lit rapidement. L’illustration d’Emmanuel Guibert rend bien un côté rétro et nostalgique de Pasadena en Californie où grandissent Alan & Martha. Il a marqué mon esprit car il montre bien l’importance que peuvent avoir certaines personnes dans votre vie, même quand vous les perdez de vue.

Des racontars arctiques

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Pour se rafraîchir un peu par ces temps de grosses chaleurs, je vous propose une petite excursion dans les immensités glacées du Groenland en compagnie de Jorn Riel.
Cet écrivain danois, né en 1931, a passé 16 années, dans les années 50 parmis les trappeurs et en a rapporté de bien curieux récits publiés sous le titre de « Racontars arctiques ».

Il nous fait découvrir la vie de ces trappeurs, vivant par deux tout l’hiver, isolés du monde, n’ayant d’autres voisins que leurs collègues répartis sur plusieurs centaines de kilomètres.

Paradoxe donc de vivre en huis-clos dans de grands espaces ; s’en suivent des situations étranges, souvent drôles, parfois tragiques et toujours surprenantes dans ce microcosme de trappeurs aux personnalités bien trempées!

Ce recueil de nouvelles a fait l’objet d’une excellente adaptation en BD par Gwen de Bonneval et Hervé Tanquerelle qui rendent à la perfection l’ambiance si particulière du livre

Vous trouverez les romans au Pôle jeunesse, à la côte ADO LIT RIE, et les BD au Pôle Art, à la côte BD TAN.

Beauté

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Il était une fois… Morue, une jeune servante, d’une laideur sans nom. Elle tire son nom de l’odeur qui la suit… bref c’est la risée du village. Il y a uniquement sa mère et son ami Pierre qui arrivent à voir sa gentillesse derrière son physique ingrat. Un jour, à la suite d’une énième moquerie, elle s’enfuit dans les bois et plaint un pauvre crapaud qui est laid comme elle. Joie ! ce crapaud est en fait une fée qui lui propose d’exaucer un voeu. Morue souhaite alors la beauté. Grâce à la fée, Morue est alors perçue par tout ceux qui la voient comme la plus belle femme du monde, d’une beauté inégalable… mais cet atout va vite se retourner contre elle, suscitant envie et jalousie.

Beauté est une bande dessinée en trois volumes de Kerascoët et Hubert. Les auteurs prennent un malin plaisir à détourner les figures classiques des contes de fées pour en faire une histoire caustique et cruelle. On rit de la bêtise, de la naïveté et l’orgueil de Morue devenue Beauté qui devient horrible sans même sans rendre compte.

« Les contes de la ruelle »

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Quatre nouvelles assez intemporelles, mais qui se déroulent toutes dans un quartier du vieux Pékin. Dans ces fameuses ruelles aux maisons basses qui cachent de larges cours intérieures carrées qu’on nomme « hutongs ».

D’ordinaire les murs y sont gris et les entrées rouges, selon la volonté de l’Empereur, mais les aquarelles de NIE JUN les colorent joyeusement. On ne circule dans ces ruelles qu’en vélo ou en tricycle et c’est dans ce décor désuet et charmant que vivent Yu’er et son grand-père, Doubao, un ancien facteur.

Yu’er est une petite fille handicapée, ce qui ne l’empêche pas de se rêver en championne paralympique, ni de profiter de balades dans son quartier où traînent bien quelques voyous, mais aussi d’étonnants personnages comme un jeune garçon et son « paradis des insectes » ou un vieux peintre ronchon. Mais surtout il y a son pépé, sa collection de timbres et sa grande histoire d’amour.

La vie y paraît douce, comme les aquarelles de Nie Jun, mais pas « sucrée » :  l’auteur ne cache pas la réalité du quartier ni les difficultés liées au handicap de Yu’er, toutefois la relation entre l’enfant et son grand-père transcende tout et met du baume au coeur, même pour nous, lecteurs…

A la fin du livre, un petit carnet de croquis en noir et blanc de Nie Jun donne envie de s’envoler pour découvrir ce quartier de Pékin avant qu’il n’ait disparu pour cause de « modernisation » !

Un « one shot » touchant, pour tout public, édité en 2016 par Gallimard « bande dessinée ».

 

 

Valérie Mangin

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A la base je voulais faire un post sur l’excellente série de BD « les chroniques de l’antiquité galactique ».

Puis, je me suis dit qu’il serait dommage de ne pas parler du terrible « Petit miracle » et qu’il serait fort dommage d’oublier Luxley et tant d’autres…

Au final autant parler directement de leur auteure : Valérie Mangin.

Cette passionnée de culture classique, se lance dans la BD après une prépa à Henri IV, une thèse à l’Ecole des Chartes et des études d’Histoire et d’Histoire de l’Art à la Sorbonne. Autant dire que la culture qu’elle en retire imprègne grandement ses oeuvres.

Ses BD abordent différents sujets : transposition de mythes classiques dans la SF, uchronies, SF pure, fantastiques,….

Elle est surtout d’un concept remarquable : la BD tout public d’auteur : utiliser des domaines classiques de la BD, tels que la SF, tout en les dotant de scénarios de très haute qualité truffés de connaissances historiques et culturelles.

C’est un pari extrêmement risqué et casse-gueule! Difficile en effet de ne pas tomber dans l’étalage de culture (comme le fait trop souvent à mon goût Umberto Eco dans ses romans…) ou de créer des histoires ultra-élitistes truffées de références compréhensibles que par un petit nombre d’initiés…

Valérie Mangin réussit le pari haut la main! Ses scénarios sont passionnants, peuvent se lire à différents niveaux, que l’on soit passionné de culture grecque ou simple fan de SF (ou les deux en même temps!) ou bien même simple curieux de BD.

Chacune de ses BD aborde des sujets extrêmement variés et se lit avec plaisir, et, chose rare, amène le lecteur à se poser bien des questions…

Quand je lis les oeuvres de Valérie Mangin, la meilleure comparaison qui me vient à l’esprit est celle avec Tarantino : ils sont tous les deux experts et passionnés dans leur domaine, mais refusant l’élitisme, mettent leur art et leurs connaissances au service de thématiques dites « populaires », souvent déconsidérées et les subliment par leur dextérité!

Vous trouverez l’intégrale des oeuvres de Valérie Mangin au Pôle Jeunesse et et Pôle Art de votre BFM!