Archives de Tag: Comics

Batman vs Superman, l’aube de la justice

Par défaut

La rencontre et l’affrontement de deux légendes….
Il est difficile de parler de ce film sans faire de spoilers, je me contenterai donc d’énumérer ses bons et ses mauvais aspects en restant volontairement vague dans tout ce qui touche aux détails du film.

batman-vs-supermanmovie

Commençons par les mauvais aspects :

– la durée : bien que ce soit quasiment devenu la norme pour ce genre de films, 2h30 c’est long, très long dans une salle de cinéma avec le son à fond, des bruits de ferraille, d’explosions et de musique tonitruante !…ou peut-être je me fais trop vieux….

– certaine scènes d’action : là encore ce n’est pas une spécificité de ce film, mais filmer les scènes de combats avec une caméra épileptique, ne rend à mon avis pas les scènes plus réalistes, mais seulement pénibles à regarder et rendent l’appréciation de la qualité des combats impossible !
Cette façon de filmer serait censée évoquer les scènes de guerres réelles, presque quasiment filmés avec une caméra sur l’épaule ou au portable.
Soit. Mais quand on va au cinéma c’est justement pour voir autre chose, un autre point de vue, une approche artistique, sinon on regarde un documentaire, CNN ou Youtube…

– Les « méchants » : – Luthor : le personnage pourrait être crédible, mais Jesse Eisenberg, pourtant excellent d’ordinaire (The Social Network) surjoue et ridiculise son personnage.
– La cacagne* : monstre sorti de nulle part, boss de fin de niveau, servant juste de prétexte à une débauche d’effets spéciaux.

– Wonder Woman : le site « le journal du geek » la qualifie de « cheveu sur la soupe ». Je ne saurai mieux dire… Probablement sensée faire office de Deux ex machina, elle ne sert strictement à rien dans l’histoire.

…et les bons aspects :

– Les acteurs : mis à part Luthor et Wonder Woman, les acteurs sont très bons dans leur rôles.
Ben Affleck, pourtant voué aux gémonies par les fans lors de l’annonce de sa sélection pour le rôle, est excellent à jouer un Batman extrêmement sombre et impitoyable.
Henry Cavill campe un Superman relativement convaincant, et Jeremy Irons, dont la filmographie oscille entre le meilleur et le pire, joue ici un Alfred affectueux et caustique.

– Les problématiques : bien qu’elles ne soient pas poussées à fond, des interrogations nombreuses et légitimes sont posées au cours du film sur la place de super-héros et de sur-hommes dans une société, de leur impact sur la démocratie, de leur responsabilité, de leur légitimité, de leur dangerosité. Ces thèmes sont déjà abondement traités dans les séries X-men, mais n’en sont pas moins intéressant.
Ces questions auront du moins l’avantage de faire fonctionner quelques neurones entre deux séries d’explosions, ou de fournir des exemples lors des épreuves de philo pour bacheliers en mal de citations classiques (résultats non garantis…)

– Batman : Ben Affleck tient parfaitement son rôle. Le justicier est montré sous son côté le plus sombre, à tel point que sa première apparition à l’écran évoque plus l’Exorciste que le ridicule Batman de Joel Schumacher.

En guise de conclusion… :

Peu de films sont parfait, celui-ci ne l’est pas, mais il remplit son cahier des charges et permet de passer un bon moment de défouloir.

 

* Créature mutante, monstre improbable. Mot issu de Nanarland :

http://www.nanarland.com/Chroniques/chronique-giantclaw-the-giant-claw.html

Publicités

Keyhouse, tome 1

Par défaut

La famille Locke est déchirée. Après le meurtre brutal du père par un étudiant déséquilibré, tous emménagent dans la vieille demeure familiale. Mais quand une île s’appelle Lovecraft, la prudence est de mise ! Derrière les portes closes se dissimulent des secrets dangereux.

couv_118648

Rendell Locke, est sauvagement assassiné par deux jeunes gens. Leur motivation ? On ne le sait pas vraiment au départ. Les choses s’éclaircissent au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire.
Le reste de la famille de Rendell Locke, Tyler, Kinsey, Bode (ses enfants), ainsi que sa femme Nina, meurtris par cet assassinat, partent vivre dans une étrange maison pleine de secrets nommée Keyhouse, à Lovecraft, Massachussetts. Keyhouse est la demeure ancestrale de la famille Locke.

Le ton est donné. Alors que la famille essaye de se reconstruire tant bien que mal, des choses étranges se produisent. Le jeune Bode trouve une clé magique cachée, trouve la serrure qui va avec et meurt en passant la porte. Normal. Il devient un fantôme qui peut naviguer sur la propriété, écouter les conversations, sans être vu. Il réintègre son corps comme il veut, ou presque. Pratique, mais personne ne le croit, ce qui est plutôt logique. Seul l’écho qui se trouve au fond du puits caché sur la propriété semble le prendre au sérieux…

L’histoire est signée par Joe Hill, le fils du maitre Stephen King. Les dessins façon comics de Gabriel Rodriguez ne me plaisent pas plus que ça, ils ne sont ni beau ni moches, mais ils font passer les émotions et le suspense de l’histoire à merveille. Et c’est bien tout ce qu’on leur demande.

J’ai trouvé le début de l’histoire un peu lent, mais rapidement, je me suis laissée embarquer avec la famille Locke, le drame qu’ils vivent, les phénomènes étranges qu’ils subissent.
L’histoire des Locke est entrecoupée par celle de Sam, l’un des deux meurtriers, et des flash-backs font leur apparition. On apprend alors à le connaitre, à connaitre ses motivations.

L’histoire est plutôt sombre, violente, et parfois déprimante, voire flippante. Le contrat est donc rempli pour les deux auteurs, qui signent un premier tome d’une BD pleine de mystères, de suspense. Les personnages sont marquants, surtout le vilain Sam qui m’a fait frissonner plus d’une fois !

Locke & Key, tome 1, Bienvenue à Lovecraft, Joe Hill et Gabriel Rodriguez

DMZ

Par défaut

DMZ est une série de 13 tomes. C’est une fiction d’anticipation écrite par Brian Wood, et illustrée par Wood et Riccardo Burchielli.

dmzcv6

L’histoire se déroule dans un New-York dévasté par la guerre. Dans un futur proche, une guerre civile a éclaté aux Etats-Unis. Des citoyens du centre des Etats-Unis, avec des milices anti-gouvernemental se soulèvent contre le gouvernement, progressent à travers le pays jusqu’à la ligne de front qui se situe à Manhattan, dans la DMZ : zone démilitarisée. La majorité de la population a été évacuée avant que la DMZ ne soit bouclée, il reste les couches les plus pauvres de la population. Matty Roth, jeune journaliste photographe stagiaire se retrouve seul dans la DMZ où il venait faire un reportage accompagné par un reporter aguerri. Au lieu d’essayer de fuir, il décide de rester pour raconter la vérité sur ce monde qu’il ne connaissait qu’à travers son écran de télévision… pressions politiques, manipulation des médias, censure, guerre de gangs : Matty va vivre tout cela. Le plus passionnant dans cette série reste l’évolution du personnage naïf du début au fil de ses rencontres.

dmz107web

L’histoire, critique vis-à-vis de notre monde actuel et plus particulièrement du gouvernement américain est palpitante. Le dessin très dynamique correspond bien à ce New-York post-apocalyptique. Je  ne suis pas une grande lectrice de comics, The Walking dead étant l’exception, et j’ai pourtant dévoré avec plaisir cette série et j’attends la suite avec impatience !

untitled-2copyhfqc

dmz-de-wood-et-burchielli

Amazing…

Par défaut

Tout d’abord, pour voir ce film et ne pas être déçu, il faut absolument faire abstraction de la trilogie de Sam Raimi.

Ensuite, on s’assoit et on regarde.

Puis quand vient la fin, on réfléchi. Et on compare avec la trilogie de Sam Raimi 🙂

Alors alors… les deux réalisateurs partent sur des bases totalement différentes, ce qui est tout d’abord troublant. Ce qui fait que les films de l’un sont réussis est mal fait dans l’autre, et vice versa.

Bon après, je ne veux pas trop en dire, car ce serait du détail et donc du spoiler… Je vais quand même dire que l’on renoue avec le Dr Lézard tout droit sorti des laboratoires Oscorp, un vieil ennemi de l’homme araignée. Mais c’est tout hein ! 🙂

On passe tout de même (malgré le fait que les anciens personnages ne soient plus là) un agréable moment devant ce nouveau Spiderman, avec une histoire bien ficelée 🙂 (de toute façon si on aime les super héros et Spiderman, comment ne pas aimer ce film ? 🙂 )

Je n’aurai cependant qu’une chose à rajouter… il faut se replonger dans les comics de Stan Lee pour connaitre la version officielle de l’histoire de Peter Parker/Spiderman, parce que là c’est tout embrouillé (et que j’ai envie de savoir qui se rapproche le plus de la vraie histoire) 🙂