Archives de Tag: Cuisine

La cantine de minuit

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« Mon restaurant est ouvert de minuit à sept heures du matin environ. On le surnomme « la cantine de minuit », mais pour certains c’est plutôt « la cantine de l’aube ». »

Un petit restaurant, dans une ruelle. Le patron sert à manger ce que vous voulez du moment qu’il a les ingrédients nécessaire pour le faire. A la cantine de minuit de nombreux clients se croisent. Et au fil des courtes histoires des liens se nouent autour d’un plat. La nourriture devient sujet de conversation, rapprochant les clients : des débats passionnés sur l’utilisation de la sauce soja salée ou sucrée, le partage de l’amour pour le fond des jaunes des oeufs au plat…Des histoires d’amour se font et se défont, des amitiés naissent… La cantine de minuit est un manga qui parle de nourriture et de rencontres, de lien entre des personnes très différentes.

5 tomes sont parus, et il existe même un livre de cuisine qui reprend les recettes pour pouvoir tester ça chez soi… une bonne idée car tous ses plats mettent l’eau à la bouche pendant la lecture !

Le globe cooker

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Un de mes plaisirs de l’été c’est de retrouver Fred Chesneau, globe cooker sur Canal+ à 13h15  ( en clair !) dans Les nouveaux explorateurs.

COMBIS

Le globe cooker aux Comores.

Il fait le tour du monde à travers la cuisine, la nourriture. Il passe de la street-food aux restaurants et petites gargottes, en passant par les marchés, éleveurs, chasseurs (parfois d’araignées ou de crocodiles !) et repas chez l’habitant. Il va à la rencontre des gens, goûtant à tout (ou presque, il n’a pas goûté le singe !). Il apprend leurs techniques et secrets culinaires que ce soit la cueillette de racines de lotus au Cambodge ou l’art de l’asado, le barbecue argentin.

En tant que gourmande invétérée cette émission ne pouvait que me plaire, mais la cerise sur le gâteau c’est Fred Chesneau : toujours en train de sourire ou de se marrer franchement au fil de ses rencontres, prêt à tout essayer dans une bonne humeur contagieuse (avec aussi quelques scènes mémorables dues à sa maladresse !)

Bref, une petite pause d’une heure qui met l’eau à la bouche et le sourire aux lèvres. Mon épisode préféré niveau culinaire c’est celui du Liban…tout a l’air délicieux !

Certains épisodes sont disponibles en dvd à la Bfm : la Thaïlande, le Japon, la Grèce, le Liban, le Maroc et la Chine.

Gastronogeek

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Un peu de cuisine aujourd’hui ! Et pas n’importe laquelle : pour ceux qui bavent devant les banquets du Seigneur des anneaux ou ceux d’Harry Potter à Poudlard et ceux qui veulent faire un clin d’oeil à leurs héros favoris, ce livre est pour vous !

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Coeur de saigneur de Dracula : moelleux au chocolat et coeur coulant de fruits rouges.

 

Les recettes sont regroupées en plusieurs chapitres (comics, manga, fantasy, horreur, fantastique ou science-fiction). Certaines sont inspirées de descriptions de cuisine qui se trouvent dans l’oeuvre comme la Tourte à la Poiredebeurré, spécialité de l’auberge du Poney fringant dans le Seigneur des anneaux ou d’autres sont des clins d’oeil à l’univers du livre ou du film comme les Gyozas gourmands de Chichi (Dragon ball) ou le Barbra’s brain pour la nuit des morts vivants, qui n’est pas un vrai cerveau mais un chou farci à la noix de veau et coulis de tomates et poivrons.

Dr Who, Candy, Dracula, Star wars, Superman…il y en a pour tout les goûts. Les recettes sont bien expliquées, avec les techniques de base et le vocabulaire culinaire qui s’y rapporte. Et les jolies photos complètent ce voyage gastronomique dans l’imaginaire.

N’hésitez pas à aller faire un tour sur le blog Gastronogeek pour trouver des chroniques sur la nourriture dans la culture de l’imaginaire : cela va d’Hannibal Lecter (ce fin gourmet !) à Max et les Maximonstres en passant par Game of thrones. http://www.gastronogeek.com/blog/

Ce livre figure au catalogue de la Bfm.

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Dôme de Hoth – Star wars : dôme meringue coco et gelée de litchi

 

Le viandier de Polpette

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de Olivier Milhaud et Julien Neel

Julien Neel, l’auteur de la célèbre série BD « Lou », récemment adaptée pour le cinéma, illustre ici une bande dessinée des plus surprenantes.

Polpette est un ancien cuisinier militaire. Les guerres terminées, il tente de mettre à profit ses connaissances des herbes, de la nature et de la cuisine en devenant cuisinier itinérant puis herboriste. Mais cet homme, foncièrement bon, se lasse de la mesquinerie humaine concentré dans les villes et s’apprête à devenir ermite, lorsqu’il découvre par hasard un lieu des plus étranges : une auberge, le « Coq vert », château situé à flanc de falaise dans un décor idyllique. Elle est administré par le Comte Fausto, personnage sans âge, joyeux, féru des plaisirs de la table, et entouré par un joyeux groupe de domestiques et d’amis.

Polpette se fait engager comme cuisinier et coule des jours heureux dans ce havre de paix, protégé du monde extérieur.

Mais un jour, un message annonce l’arrivée imminente de Monsieur le Comte de Scaramanda, père du paisible gérant du « Coq Vert », puissant chef de guerre ayant exilé son fils dans ce domaine reculé pour le protéger des guerres et des violences du monde.

Tout le monde se met donc à l’ouvrage pour accueillir le Comte et son armée dans ce petit château paisible…

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L’histoire se situe à une époque indéfinie, bien que comportant bien des similitudes avec les années post-napoléoniennes elle semble aussi médiévale et moderne. Cela contribue à créer une ambiance délicieusement intemporelle.

Le dessin de Julien Neel est clair, lumineux, extrêmement plaisant à regarder. Bien que simple en apparence, il s’en dégage une grande force d’évocation : les (nombreux!!!) plats représentés mettent réellement l’eau à la bouche, les émotions des personnages sont rendues avec une grande justesse, les décors et les paysages sont magnifiques et donnent envie de se mettre en quête de ce lieu d’hédonisme raffiné qu’est le Coq Vert.

Le scénario, simple en apparence, aborde de nombreux sujets complexes comme les relations conflictuelles père/fils, la volonté d’un fils bon et pacifique de plaire à son père violent et belliqueux, le rapport entre la quête du bonheur et la nécessité d’affronter les difficultés de la vie, le problème d’être un individu pacifique dans un monde gangrené par les guerres, ainsi que différents aspects des rapports humains….

…enfin un autre avantage à cette excellent BD : elle compte de nombreuses recettes, tant de plats que de cocktails, finement illustrées, donnant une furieuse envie de courir dans sa cuisine !

Au pays du Matin calme…

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Un peu desservi par sa couverture, ce manhwa paru en fin d’année 2011, dommage !

 

Mais si vous passez outre, vous allez découvrir seize petites histoires plaisantes, drôles ou émouvantes, chacune autour d’un plat coréen.

Jo JOO HEE, auteure et illustratrice, y explique comment rassembler ses bonnes copines autour d’un colis d’huitres sauvages, comment se débarrasser d’une belle-mère aussi envahissante que ses crabes bleus, comment faire en sorte qu’un repas d’adieu vous permette d’oublier sans dommage celui ou celle qui vient de vous plaquer (car ces recettes ne sont pas réalisées que par des filles, ouf !), etc. Des situations, somme toute, bien universelles !

En même temps que sa cuisine et [quelques-uns de] ses ingrédients, vous en apprenez un peu plus sur la Corée du Sud. Et si cette lecture vous a donné envie d’essayer – au moins – les kimbaps pour votre prochain pique-nique, testez la leçon de cuisine en images du site :

http://voyage-en-coree.blogspot.fr/2012/03/lecon-de-cuisine-les-classiques-de-la.html

Deux autres volumes sont attendus aux éditions Clair de lune pour ce sympathique manhwa en couleurs qui se lit facilement de gauche à droite.