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Demandez-leur la lune

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L’histoire se situe dans un coin de France où internet ne passe pas, une « zone blanche ».

Les protagonistes: 4 jeunes, Lilou, Samantha, Bastien et Farouk, en rupture scolaire ou en décrochage .

Quel avenir pour eux ? 

Au milieu d’une institution qui ne veut plus d’eux, une prof de français Agathe Fortin va leur proposer de préparer et de participer à un concours d’éloquence. Peu à peu, chacun se découvre et lève un pan sur leur vie d’ado en souffrance. 

Jeune mineur isolé, migrant, endoctrinement, djihadisme, handicap, parents dépassés ou autoritaires, et bien d’autres thèmes sont abordés.

Les mots dits à voix haute libèrent la parole des jeunes.

Le nouveau roman d’Isabelle Pandazopoulos m’a séduit par les thèmes abordés, le portrait de ces jeunes en souffrance et par l’espoir au final qu’il y a un avenir pour tous quand on leur tend la main, les écoute et leur fait confiance.

« Eclats d’âme »

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« « Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder une vidéo gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde. » ( cf. présentation éditeur)

Un manga en 4 volumes de Yuhki KAMATANI, édité par Akata en 2018, tout en délicatesse et subtilité pour parler de la découverte et la difficile affirmation de soi quand on n’est pas dans les « normes » habituelles de la société, japonaise ou autre.

La violence du rejet, l’incompréhension, les réactions des parents déstabilisés, voire la lourdeur de certains voulant se montrer bienveillants à tout prix, tout est décrit avec finesse mais efficacité.

La résidence où Tasuku peut venir « respirer » un peu participe à un projet magnifique : restaurer ces vieilles maisons japonaises abandonnées qui appartiennent au patrimoine culturel de la ville.

Une fois rénovées, elles aideront à revitaliser le quartier en accueillant de nouveaux habitants.

Passer du travail de démolition à la restauration, de l’exutoire à la reconstruction, se voir confier un projet en étant soutenu par l’amitié des autres, tout cela permettra à Tasuku de se sentir plus fort pour affronter la société pas toujours tendre pour ceux qu’elle juge « différents ».

Un très beau manga, nuancé et constructif.