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The americans, série

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Cette série américaine de Joe Weisberg, apparemment ancien agent de la CIA (à en croire Wikipédia…), nous plonge dans le quotidien des illégaux à l’époque de la Guerre Froide.

Petit rappel historique : La Guerre Froide a développé une guerre d’espions sans précédent dans l’Histoire, chaque bloc cherchant à infiltrer les administrations et hautes sphères du pouvoir de l’ennemi afin d’obtenir le plus d’informations possible sur les différents programmes militaires et stratégiques.

Pour ce faire, le KGB utilisa, entre autres, des «illégaux » : il s’agit d’agents soviétiques généralement formés en URSS, intégrés dans un pays ennemi, se fondant parfaitement dans la population comme des caméléons et s’infiltrant dans diverses sphères de la sociétés et accomplissant, à la demande du KGB diverses missions.

La série « The americans » met en scène un couple d’agents soviétiques, parfaitement intégrés à la classe moyenne de Washington, travaillant dans une agence de voyage, habitant un petit pavillon de banlieue en compagnie de leurs deux enfants, deux ados passablement crétins et rebelles comme il se doit, élevés dans la plus pure tradition américaine et ignorant tous des activités de leurs parents.

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Car si en apparence rien dans leurs vies ennuyeuses d’américains moyens modèles ne permet de soupçonner leurs réelles identités, ils sont sous les ordres directs de la Rezidientoura, antenne du KGB leur désignant des cibles à éliminer, ou des renseignements à obtenir.

Si la série n’échappe hélas pas à certains clichés (les soviétiques sont vicieux et cruels… mais c’est de bonne guerre dans une série américaine…), elle est intéressante sous bien des aspects :
loin d’être des super-héros, menant une double vie, le couple d’agents est en proie à tous les problèmes liés à leur situation : toute leur vie est un mensonge qu’ils doivent constamment dissimuler à leur entourage et même à leurs propres enfants.
Formés dès leur jeunesse à l’idéologie communiste et élevés dans la haine des Etats-Unis et du capitalisme, ils doivent en adopter tous les codes pour s’y intégrer, tout en conservant pure leur foi en l’URSS, et lutter contre la perpétuelle tentation de « passer à l’Ouest », la réalité du modèle américain étant bien différente et bien plus agréable de celle que l’on leur a enseignée dans les locaux de la Loubianka*…

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La série bénéficie d’un rythme très soutenu, les scènes de vie quotidienne se fondant dans des scènes d’actions relativement violentes.

Les acteurs sont bons, incarnant avec autant de crédibilité des américains moyens que des agents rompus aux techniques de combats et d’espionnages.

La série se déroule dans les années 1980, mais malgré la chute de l’URSS, les agents illégaux restent une réalité de nos jours, comme en témoigne l’arrestation en juin 2010 de Anna Chapman aux Etats-Unis ; la série est donc loin de traiter d’un sujet désuet. De plus le durcissement actuellement en cours entre les USA, l’Europe et la Russie laisse présager de nouveaux rebondissements dans une histoire que l’on croyait révolue…

*Loubianka (Лубянка) : immeuble de Moscou, quartier général du KGB, actuellement du FSB.

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Le Programme, Cible n°2

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Depuis la mort de Sam, Zach a décidé de se faire oublier. Mais l’Agence le retrouve et lui confie une nouvelle mission. Sa nouvelle cible : Eugène Moore, un ex-militaire devenu activiste d’extrême droite et désormais à la tête d’un camp d’entrainement pour jeunes. Zach n’a pas le choix, il doit infiltrer les lieux. Il ne tarde pas à se lier au fils de Moore et à se faire aimer de sa fille. Mais il se méfie de tout. Avant lui, un agent envoyé dans le camp a mystérieusement disparu. Plus que jamais, Zach se sent observé, épié et surtout, en danger. D’autant que son seul ami, Howard, un geek qui l’aide à distance, a été enlevé… Et si tout cela n’était qu’un test ?
Si le Programme le manipulait depuis le début ?

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Après l’éprouvante mission que vient de vivre Ben/Daniel/Zach (tome 1), une pause s’impose. Sauf qu’avec le Programme, on ne fait pas de pause. Il est donc rapidement envoyé en mission à Camp Liberty où un de ses alter ego du Programme a disparu. Camp Liberty, cet endroit clos où les adolescents sont entrainés avec des armes, où leur niveau est défini par un jeu vidéo perfectionné et où on cache beaucoup de choses.

Daniel doit éliminer le chef de Camp Liberty, Moore. Une mission, une cible. Mais cela va se révéler bien plus compliqué que prévu, des choses vont lui être révélées et mettre en doute le Programme. Surtout que Père et Mère sont injoignables depuis qu’il a mis les pieds au camp…

On découvre un Daniel différent dans ce tome. Il est bouleversé après sa précédente mission et doit prendre du recul, ce dont il n’avait encore jamais eu besoin jusque là. On le sent plus sensible et on le prend un peu en pitié par moment. Il ne sait plus vraiment où il en est. Toutefois, cette pitié disparaît au cours d’une scène où il nous montre toute sa cruauté, sa froideur. J’en ai presque tremblé d’effroi.

Mis à part le héros, Howard et Père qui étaient déjà présents dans le premier tome, on ne retrouve aucun des personnages du tome précédent, ce qui n’est pas gênant. On change complètement d’univers, avec un camp d’adolescents formés au terrorisme. Très loin du monde huppé du premier tome. On retrouve toutefois le même schéma : une cible à abattre et l’approche des enfants de la cible pour mieux l’approcher, la duper.

Le livre est toujours aussi bien écrit, aussi rapide à lire. J’ai trouvé une ou deux longueurs vers la fin mais rien de vraiment dérangeant. On ne s’ennuie pas, Allen Zadoff ayant le sens du spectacle, de l’action et du suspense. J’attends avec impatience les révélations dans le tome suivant.

J’ai hâte de découvrir la suite – qui signe la fin de la trilogie – et de découvrir ce que nous réserve l’auteur car on sent qu’il y a anguille sous roche ! 🙂

Le Programme, Cible n°1

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Benjamin est toujours le nouveau du lycée, celui qu’on ne remarque pas. Il se fond dans le décor, se fait de nouveaux amis, il observe. Mais cela ne dure jamais… Juste le temps d’atteindre sa cible et d’accomplir sa mission, selon les ordres qui lui sont donnés par téléphone par une mystérieuse Agence. Le jour où il doit éliminer le maire de New York, tout change car, imperceptiblement, Benjamin modifie les règles du jeu, en sentant ses émotions affleurer. Il se rapproche dangereusement de Sam, la fille du maire, sans savoir qu’elle aussi est en mission, sans savoir que son humanité naissante est sa pire ennemie.

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Benjamin n’est pas un ado comme les autres. Il a été entrainé, physiquement et mentalement, par des membres d’une organisation appelée le Programme. On ne sait pas grand chose de ce Programme : qui le dirige ? Qui en sont les membres ? Quel est son but ? Combien de personnes sont impliquées ? On ne sait pas et Ben ne semble pas en savoir beaucoup plus que nous.

Il fait un travail de terrain, envoyé par Mère et Père en mission à travers les Etats-Unis, selon où vit sa cible. Il est toujours seul pour mener à bien ses missions, ne s’implique jamais émotionnellement, se fait discret pour plus d’efficacité. Après tout, il est obligé de tuer une cible. Pourquoi donc s’impliquer dans une relation, aussi bien en amitié qu’en amour, qui n’a aucun avenir ? Il joue donc au caméléon, au mec invisible, changeant d’identité à chaque mission.

Tout se passe pour le mieux jusqu’à sa septième mission. Il va rencontrer Sam, la fille du maire de New-York, celle qui va tout changer et faire vaciller les certitudes de Ben.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome d’une saga qui compte pour l’instant trois tomes. On retrouve ce que j’aime : de l’action, du suspense, un peu d’humour, du mystère, de l’espionnage, des retournements de situation.

L’histoire est un savant mélange entre Cherub et Person Of Interest. Ben me fait penser à James, le héros de Cherub. Ils ont le même sérieux lorsqu’ils sont en mission, ne faisant pas du tout leur âge. De même, le côté enfant espion qui fait un travail d’adulte rappelle la saga de Robert Muchamore. Le côté Person of Interest, c’est un peu dans ma tête que ça se passe. Ne sachant pas ce qu’est exactement le Programme, je me le suis imaginé, à l’image de la série, comme une grosse machine qui fonctionne indépendamment et qui choisit ses cibles en fonction de la dangerosité et de l’urgence de la situation. Les agents doivent alors éliminer une personne donnée. Si ça se trouve, je suis complètement à côté de la plaque 😉

Les personnages sont sympa : Ben est un héros très doué et attachant, notamment grâce à des flash-back retraçant sa jeunesse (qui nous permettent de douter des « bienfaits » du Programme), Sam, fille du maire de New York, est belle et a un caractère bien trempé, Howard est un ado étrange, discret, brimé à l’école, mais très geek. L’histoire, pas forcément très originale, rappelle certains épisodes de bonnes séries, avec ce qu’il faut d’action et de surprises.

Le livre est très bien écrit, avec une écriture fluide, facile à lire, dynamique. On avance vite dans la lecture, le format des chapitres, très courts, y aidant grandement.

J’ai déjà attaqué la lecture du second tome. Je suis impatiente de voir ce qu’il va advenir de Ben, devenu Daniel pour ce deuxième tome.

Le livre devrait être adapté au cinéma, ce qui n’a rien d’étonnant. J’espère que l’adaptation sera réussie car il y a vraiment de quoi faire un film sympa ! 🙂

Le Programme, Cible n°1, Allen Zadoff

Mila 2.0

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Mila vit avec sa mère dans une petite ville de campagne lorsqu’elle découvre que toute son existence n’est qu’un mensonge. Elle n’aurait jamais dû apprendre la vérité, elle n’aurait jamais dû se souvenir de son passé. Maintenant, elle doit fuir pour échapper à ceux qui la poursuivent : des agents qui veulent la désactiver car elle sait trop de choses, mais aussi un groupe mystérieux qui veut percer les secrets de son esprit. Mais la fuite n’aide pas Mila à accepter ce qu’il lui arrive, et la pauvre jeune fille semble perdue. Pour survivre, elle va devoir évoluer vers une nouvelle version, une version à même de la sauver.

mila 2.0

J’ai trouvé le début de ce roman assez artificiel, avec Mila qui va en cours, Mila qui devient très proche du petit nouveau sexy, ou encore Mila mal dans sa peau. Cela ressemble à tous les autres romans du genre… et c’est assez long. Bizarrement, le côté fleur bleue qui surgit parfois dans les moments les plus improbables m’a plutôt énervée car cela coupe l’action et rend le roman niais.

Quand elle découvre qu’elle est un androïde lors d’un accident, cela m’a plutôt mise mal à l’aise, tout comme le personnage. J’ai trouvé dérangeant qu’un être fait de boulons et de métal puisse avoir des émotions, ou tout simplement avoir une conscience humaine. Plusieurs fois au cours de ma lecture, l’histoire de Mila 2.0 m’a fait penser à I Robot d’Asimov, avec Sonny, un robot défiant les lois de la robotique pour prendre ses propres décisions. Sauf que Sonny, lui, ressemble à un robot et non pas à une humaine.

Heureusement, on a parfois tendance à oublier que c’est un androïde, ce qui rend les choses plus faciles.

Je n’ai commencé à apprécier ce roman qu’à partir de l’apparition de Lucas Webb, soit à la moitié du roman. Mila quitte enfin les jupons de sa « mère » et doit faire ses propres choix face au méchant de ce livre, Holland. Le côté action du livre se fait alors vraiment présent (combat avec la version 3.0 de Mila, parcours du combattant…), le suspense aussi (à son comble avec une course poursuite mémorable).

Au final, c’est un roman qui aurait pu être raté (il faut dire que ça partait mal…) mais qui se rattrape avec l’apparition de personnages humains qui souhaitent vraiment aider Mila…

Mila 2.0, Debra Driza

Département 19

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La vie de Jamie Carpenter bascule le jour où il assiste en direct à l’exécution de son père. Il n’a que quatorze ans mais il apprend que son père était impliqué dans des missions secrètes. Écrasé de chagrin, Jamie en veut à celui qui n’a pas su les protéger et qui les laisse seuls lui et sa mère.
Deux ans plus tard, alors que l’adolescent et sa mère Marie ont tenté de se refaire une vie, c’est au tour de celle-ci d’être enlevée. Jamie se retrouve alors aux mains d’un colosse répondant au terrifiant nom de Frankenstein. Emmené de force, il se retrouve au Département 19, une section secrète du gouvernement britannique…

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J’ai été, dès le début de ce roman, happée par l’histoire de Jamie. L’auteur a une écriture fluide, agréable à lire, ce qui aide fortement à soutenir une histoire un peu étrange.

Jamie est un adolescent de 16 ans mal dans sa peau, qui vit ses multiples déménagements, depuis la mort de son père, comme une torture. Il est l’éternel nouveau à l’école, souvent brimé par les caïds. Il n’en peut plus de cette vie.

Jusqu’au jour où il fait la connaissance de Larissa, une jeune fille bien étrange. Jusqu’au jour où un géant débarque chez lui. Jusqu’au jour où sa mère disparaît mystérieusement. Jusqu’au jour où il s’engage auprès du département 19.

Le premier gros choc de ce roman est bien sûr la présence de Frankenstein. C’est une chose difficile à avaler. Mais encore pire : des vampiiiires !!!! Ouch, les revoilà… Mais le pire du pire est sans doute le fait que l’auteur n’arrête pas de critiquer Bram Stoker et son célèbre Dracula, ainsi que, dans une moindre mesure, Frankenstein, de Mary Shelley.
Autre défaut, les litres et les litres d’hémoglobine qui coulent par moment. Ça en devient plutôt écoeurant, et c’est assez gore.

Sinon, les premiers chapitres sont sympas. Ils posent les bases du personnage de Jamie, jeune garçon solitaire. Tout au long du roman, il est obsédé par sa volonté de retrouver sa mère, qui a été enlevée. Il fait preuve de courage, surtout pour un adolescent de 16 ans, et sait gérer des situations difficiles. Ses réactions et ses éclats de colère sont toutefois surprenants, et n’ont parfois pas lieu d’être.

Tout au long du roman, on découvre Blacklight ou Département 19 (eh non, ce n’est pas la Corrèze !).
L’auteur prend le temps de faire des chapitres entiers de flash-back qui permettent une meilleure compréhension de qui est qui, de qui fait quoi, et pourquoi certains personnages sont là où ils sont aujourd’hui. Ils permettent, en plus, de maintenir un certain suspense dans l’histoire, puisque généralement ces chapitres interviennent à un moment critique.

L’intrigue est plutôt bien ficelée, et même si c’est parfois un peu long, on prend plaisir à lire les aventures de Jamie.

On en rêve encore

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L’inception, c’est quoi ? C’est le fait d’entrer dans le rêve d’un autre, et d’y implanter une idée.

A priori, ça parait simple à faire… ou pas.

Je ne peux pas vraiment vous en dire plus sans spoiler le film, donc, je vais m’arrêter là (je sais, c’est peu^^).

Je vais seulement vous dire que pendant les deux premières minutes, on ne comprend absolument rien, on est perdu, on se dit que si tout le film est comme ça, on va s’endormir au bout de 5 minutes. Et puis, en fait, non. Lorsque tout se met en place, c’est absolument génial.

Tout est parfait : le scénario, le jeu des acteurs (Leonardo Dicaprio, égal à lui même, Marion Cotillard, hyper flippante, Ellen Page, sympa en architecte intello…), la réalisation, la musique (le génial Hans Zimmer). On en prend plein les yeux avec des images de synthèse époustouflantes (et en plus, ce n’est pas en 3D^^).

Je n’aurai qu’un seul mot : « Wahou ». Merci Christopher Nolan.

Allez le voir (si le coeur vous en dit, bien évidemment) .

Petit conseil : ne sortez pas de la salle (même pour une envie pressante), ne vous endormez pas au risque de ne plus rien comprendre au film. 🙂

Note du film : 5/5

Pour information, la musique de la bande d’annonce est Mind Heist de Zack Hemsey.

Cherub un, deux, trois…

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Imaginez des enfants de 8 à 18 ans qui sont entrainés au karaté et au judo, qui sont envoyés à travers toute la Grande-Bretagne pour des missions que même les adultes ne réussissent pas. Vous obtiendrez Cherub.

Robert Muchamore allie avec brio un mélange d’espionnage, d’action, d’humour, d’amour… et de machisme (grrrrrr !!!).

Certains personnages sont caricaturaux, comme Large ou encore Miss Smoke, d’autres sont plus ou moins désagréables comme la soeur du héros (James), Lauren, et sa super copine Bethany.

Vous pouvez déjà découvrir (si ce n’est pas déjà fait^^) les dix premiers tomes (en attendant le onzième) à la Bfm. Pour la plupart, ils vous attendent avec impatience dans les rayons. Pour les autres, il faudra patienter très très longtemps, ou les réserver =^_^=.

En attendant, vous pouvez découvrir le campus de Cherub.