Archives de Tag: Fantastique

Coeur de bois

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Cœur de bois

de Henri Meunier et Régis Lejonc

Une église, quelques maisons écrasées par un ciel plombé. Il fait froid et l’on devine les habitants repliés dans la chaleur de leurs maisons.

Dans l’une d’elles, Aurore se prépare. Nous l’apercevons de dos et c’est le miroir qui nous envoie le reflet de cette femme .

Elle se regarde, sûre d’elle .

Qui est-elle? avec son béret noir, elle ressemble à Bonnie Parker. Elle est mystérieuse et séduisante, peut être dangereuse. Est-ce une belle espionne ? une actrice ? Une femme en fuite qui reprend sa respiration après une course sans fin ?

Elle a rendez-vous .

Elle gare sa petite voiture rouge à l’orée des grands bois noirs figés par le froid et disparaît entre les troncs . Elle marche, le ruban du paquet d’un carton de pâtissier passé à son bras. Elle a pensé à acheter une galette car oui, elle est attendue et c’est à l’évidence un moment heureux, elle a le sourire aux lèvres, elle avance sans peur.

Nous nous étions donc trompés, tout va bien, elle rejoint des amis, une personne aimée peut-être .

Mais une maison apparaît, sombre, délabrée.

Aurore entre, interpelle le locataire inconnu, fait un peu de ménage, prépare le goûter. Il y a comme une étrange familiarité entre désinvolture et mépris . Enfin, il apparaît : surprise, c’est le monstre, le grand prédateur mais il n’est plus que le roi déchu de la fable.

 »  Aujourd’hui vous êtes seul, et je ne le suis pas. Vous êtes malheureux, et je ne le suis pas. Vous êtes fragile, et je ne le suis plus. Vous m’avez dévorée hier. Je viens me promener avec vous aujourd’hui. C’est que j’aime profondément la foret, l’odeur du sous-bois, le soupir des arbres, le vol fou des geais. Vous ne m’avez pas pris cela. J’ai des lendemains radieux.

Je vous rends visite parce que je suis là. Debout. Malgré vous. Je veux croire qu’il est possible de devenir grand sans devenir méchant. Et je prends soin de vous pour le croire toujours.

Je veux être forte pour pouvoir aimer. »

Même vous. »

On sait tous ce qui est arrivé au petit chaperon rouge, et chaque lecteur abordera ce livre avec une analyse et une sensibilité particulière mais ce sont là, les paroles d’une survivante à son bourreau, les paroles d’une femme qui a subi et s’est relevée et qui enfin peut, parce qu’elle le décide, côtoyer celui qui un jour a voulu la soumettre.

C’est un album absolument superbe, il y a cette évidente connivence entre le texte et les illustrations. C’est beau, subtil, magnifique. Merci aux auteurs !

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Pour un œil de poupée

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Pour un œil de poupée

de Marina Cohen

aux Éditions Thierry Magnier

« Elle aurait dû aimer cette maison. En tomber follement amoureuse. De la même façon que Maman, Ed et Isaac. Sauf qu’il régnait ici une atmosphère étrange. Il y avait une lourdeur, qui semblait peser sur elle. Et malgré la chaleur d’août, l’air y était froid et moite, comme dans un tombeau descellé depuis des années. Elle déposa le carton à ses pieds, tourna les talons et s’empressa de retourner dehors. »

Hadley est un peu perdue : elle qui a longtemps vécu seule avec sa mère doit maintenant la partager avec son nouveau mari Ed et le fils de celui-ci, Isaac.

Certes la maison est magnifique et ils ont pu l’acquérir pour une bouchée de pain, mais Hadley a de la peine à s’adapter à cette nouvelle vie.

Et puis elle a rapidement l’impression de ne pas être seule dans la maison, il y a des bruits étranges, une silhouette entrevue, rien d’inquiétant pour le moment.

Au hasard de ses déambulations, Hadley découvre une magnifique maison de poupées dans le grenier. Elle est la réplique exacte de leur maison et est « habitée » par une famille de marionnettes  : le père, la mère et leur petite fille. Il y a même le garage avec la pièce au-dessus et sa pensionnaire, une poupée aux cheveux blancs, qui pourrait être la grand mère de cette curieuse famille .

L’adolescente est fascinée par cet univers miniature : à qui appartenait cette maison de poupées, et les marionnettes, sont-elles de simples objets de bois ou les reflets d’une famille de chair et de sang ?

Peu à peu l’angoisse s’installe…

Il y a une leçon à tirer de ce roman  : ne jamais se fier à un agent immobilier qui vous vend pour 100 000 euros une maison de 250 m² habitable au milieu d’un parc avec une piscine. Il ne faut pas rêver, il y a un problème : termites ? ou…

Posez deux questions :

1- Pourquoi les heureux propriétaires de cette belle demeure la vendent-ils à ce prix dérisoire ?

2- Sont-ils encore vivants ?

La fin est flippante !

Reste avec moi

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Reste avec moi

de Jessica Warman

chez Fleuve noir

« Flottant. Entre deux eaux. Sur le ventre. Oh, merde.

Ce n’est pas un poisson, mais un être humain. Une femme. Aux longs cheveux si blonds qu’ils en paraissent presque blancs, magnifiquement scintillants dans la houle. Les mèches tentaculaires ondulent telles des algues presque jusqu’à la taille de la morte, où se rejoignent un jean et un pull rose à manches courtes. Des santiags blanches à bouts ferrés, incrustées de fausses pierres précieuses. Franchement décadentes.

Le cadeau d’anniversaire de ses parents. Elle les a fièrement portées toute la nuit, mais la pointe de la gauche s’est coincée à un angle bizarre entre le bateau et le quai. Chaque vague l’envoie cogner contre la coque, comme si la noyée essayait de tirer du sommeil les dormeurs du yacht. »

Elizabeth Valchar, 18 ans tout frais, belle, riche, aimée, s’est endormie sur le yacht de ses parents après une fête d’anniversaire bien arrosée et se réveille spectatrice de sa propre mort.

Elle qui n’existait que par le regard des autres s’est évaporée comme la buée sur une vitre.

Un seul la voit, Alex, mort lui aussi, un an auparavant, tué par un chauffard qui l’a laissé agonisant dans un fossé.

Ils sont dans les limbes, à la fois invisibles aux yeux de tous et pourtant terriblement présents car leur nouveau statut leur permet de s’insinuer dans l’intimité de tous.

Tout les séparait de leur vivant et la mort ne rend pas Elizabeth plus sympathique aux yeux d’Alex.

En effet, la brave petite était une punaise narcissique qui, avec sa bande d’amis aussi odieux qu’elle, menait la vie dure aux « nuls » : en gros ceux qui n’avaient pas l’argent, les voitures, les bateaux, les fringues adéquates.

Pourquoi la mort les a-t-elle réunis ? Que vont-ils découvrir ? Comment Elizabeth s’est-elle noyée ?

Ce n’est pas la bluette sirupeuse– la couverture !!!! le titre !!!- à laquelle je m’attendais. C’est plutôt l’envers du décor jusqu’au sordide d’une bande de gosses gâtés pourris, lâchés par des parents trop occupés.

Et donc, contre toute attente ce n’est pas si mal.

La noirceur des couleurs

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La Noirceur des Couleurs

de Martin Blasco

à l’École des Loisirs

 

« 28 Février 1885

Marie a toujours été une grande admiratrice de mon travail. Elle a de vastes connaissances en médecine et je lui ai confié la charge de la santé des enfants. Étant donné les conditions dans lesquelles ils devront vivre (enfermement, peu d’activité physique), ils pourraient tomber malades. Marie veillera à ce qu’ils jouissent toujours d’une bonne santé. Félix et Brian sont mes deux meilleurs disciples. Chez Félix, je vois un net penchant pour la cruauté, ce qui parfois m’inquiète, mais je sais aussi que je m’en servirai pour les étapes plus difficiles du projet. »

Le 5 avril 1885, cinq nouveaux-nés sont enlevés. Leurs parents sont des immigrés très pauvres et la police ne s’intéresse pas à l’affaire, qui tourne court.

1910, les années ont passées. Amira, l’une des disparues, réapparaît miraculeusement. Elle n’a aucun souvenir de ce qui lui est arrivé, est quasiment mutique. Où était- elle ? Comment-a-t-elle survécu toutes ces années ? Toutes les questions qui lui sont posées demeurent sans réponse.

Son père contacte Alejandro Berg, un jeune journaliste, et lui demande de reprendre l’enquête.

Très rapidement, Alejandro découvre que d’autres enfants sont revenus dans leur famille. Ils sont tous, à des degrés divers, profondément traumatisés : Damien ne sait ni lire ni écrire, Dimitri a le comportement d’un animal. Qui les a torturés ainsi et pourquoi ?

L’amnésie ou l’impossibilité de communiquer des victimes rend la recherche d’informations particulièrement difficile et, lorsque Berg commence à dérouler le fil de cette tragédie, son premier témoin est sauvagement assassiné.

 » Ensuite – ce qui était évident dès la première seconde – il fut inéluctable que ce rouge furieux était du sang, que la colonne qui s’élevait au centre était composée d’intestins et d’os, que l’explosion de couleurs jaillissait des viscères et des fluides, et que chaque élément de l’œuvre avait constitué un être humain vivant. Alors seulement on entendit les premiers cris. »

Quel est donc ce meurtrier qui tue comme on compose un tableau ? Etait-il victime avant d’être bourreau ?

Très bon roman !

J’ai certes choisi un passage particulièrement goûteux mais non le roman n’est pas écrit à l’hémoglobine, l’intrigue en est vraiment prenante et la fin est une réussite.

« Ces jours qui disparaissent »

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Timothé LE BOUCHER :  « Ces jours qui disparaissent« 

(Glénat, 2017)

« Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée. Mais petit à petit, l’alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s’évaporant progressivement dans le temps… Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ?

Au-delà d’un récit fantastique totalement prenant, Ces Jours qui disparaissent, roman graphique en couleurs de 200 pages à la personnalité très marquée, pose des questions fortes sur l’identité, la dualité de l’être et le rapport entre le corps et l’esprit. Tout du long, le lecteur se demande si Lubin disparait vraiment ou s’il est atteint de schizophrénie. Évidemment, le jeune et talentueux Timothé Le Boucher, qui signe ici son troisième ouvrage, se garde bien d’y répondre… Et si ce personnage qui en chasse un autre était tout simplement l’homme adulte qui, petit à petit, chasse l’enfant qui est en lui ? » (Cf. présentation éditeur)

Album sélectionné à Angoulême cette année et Prix des libraires BD en marge de ce même festival, j’attendais plus de ce roman graphique.

Durant toute la première partie, j’étais sous le charme, intriguée par ce scénario complètement délirant, de plus en plus mal à l’aise pour Lubin, mais captivée quand même.

Et puis ça s’est gâté, le rythme s’accélérant, je ne comprenais plus très bien où Timothé Le Boucher voulait nous entraîner, le graphisme ne me semblait plus aussi séduisant, bref j’ai été finalement déçue.

 

La sublime communauté

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La sublime communauté

de Emmanuelle Han

chez Actes Sud junior

T1 Les affamés

«  – Tu comprends, les Transplantés, ils ont quelque chose… Quelque chose dont les hommes noirs ont besoin, même si c’est très dangereux pour eux. Quelque chose qu’ils veulent en même temps détruire et conserver. Quelque chose qu’ils gardent à travers les Transplantés. Comme un échantillon . C’est très précieux pour eux.

Les hommes en noir ont peur. Très peur. Les Transplantés, pour eux, c’est comme du poison. Le poison doit rester dans l’échantillon. Et les échantillons ne doivent pas leur échapper. Mais ça ne se passe pas comme prévu …certains… certains Transplantés… Il y a un grain de sable, quelque chose qui n’aurait pas du arriver. « 

Tout en haut de la chaîne alimentaire il y a l’Observateur qui est-il ? nul ne le connaît, puis les Guetteurs, silhouettes noires et glaçantes et enfin les Passeurs.

Les Guetteurs ont crée le chaos pour alimenter le passage vers les Portes, ces Portes vers lesquelles convergent une humanité dévastée, guidée, accompagnée par les Passeurs impassibles.

Lorsque le monde a basculé elles se sont ouvertes, trois Portes pour des millions d’hommes, de femmes, d’enfants démunis.

 »  Ceux qu’on avait désormais coutume d’appeler, tant ils étaient devenus innombrables, les Affamés, étaient bien trop absorbés par leur propre survie pour prêter attention à la quantité d’astres accrochés à la Voie lactée . Dans cette partie du monde, les migrations massives battaient leur plein sur un continent déjà dévaste. Le reste du globe n’offrait désormais au mieux qu’un asile éphémère, destine tôt ou tard à disparaître. De l’Afrique toute entière, parfois même de plus loin,, les populations affluaient vers la seule et unique issue de ces territoires : la Porte, qui était apparue un beau jour, dans l’ancienne ville d’Agadez, à l’orée du désert, et qui ouvrait sur l’un des Six Mondes promis, dont personne ne savait rien, si ce n’est l’espoir-immense-qu’ils avaient fait naître.  »

Que cachent- elles ? Vers quel enfer font-elles basculer ces hordes de zombies ?

Qui va se dresser contre les hommes en noir ?

Tupa, Ekian et Ashoka, ont été abandonnés à l’age de huit mois à des milliers de kilomètres les uns des autres .

Tupa a été adopté par des indiens Guarani, Ekian formé par un maître au pied de l’Himalaya et Ashoka asservi par le Roi de la Flamme Sacrée sur les berges du Gange.

Ils ne le savent pas encore mais ils sont les Transplantés, ceux qu’on a enlevés pour contrer la prophétie.

J’ai adoré. Ce n’est pas le style de roman où on pressent la fin dès la page 10. Le lecteur vit l’histoire au rythme des trois héros, on avance sur le fil avec eux, on découvre, on espère. C’est génial !

Vivement le t2 …

King’s game

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King’s game

de Nobuaki Kanazawa

aux éditions Lumen

T1-T2T-3T’T-5 ……..

 » Nobuaki s’était couché plus tôt que d’habitude. Il dormait déjà à poings fermés quand son portable bipa. Un message. Il se redressa sur son lit, encore tout ensommeillé, et passa une main lasse dans ses cheveux ébouriffés.

– Quel est le crétin qui m’envoie un texto à une heure pareille ? grommela-t-il.

Lun.19/10, 00/00. Expéditeur : Roi. Titre : jeu du roi.

Message : Toute votre classe participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés sous 24h.

Aucun abandon ne sera toléré.

Ordre n°1 : Élève n°4, Hirofumi Inoue, élève n°19, Minako Nakao.

Hirofumi et Minako doivent s’embrasser. END « 

Ce type de jeu étant assez fréquent, les deux sus-nommés obtempèrent dans la joie et la bonne humeur.

Et un nouveau message valide le baiser.

« Lun. 19/10, 08:25. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.

Message : l’ordre a bien été exécuté. END. »

L’envoi suivant, qui démontre bien que le roi inconnu est un gros pervers,  ordonne à

Hideki de lécher les pieds de Yuko.

C’est au-delà du berk mais contre toute attente les impétrants s’exécutent.

Mais quand Hideki doit toucher la poitrine de Satomi, leur manque d’enthousiasme commun se traduit par un refus franc et massif.

La réaction est  un tantinet exagérée

« Mer. 21/10, 23:59. Expéditeur : Roi : Titre : Jeu du roi.

Message : Élève n°18, Hideki Toyoda, élève n°3, Satomi Ishii.

Condamnés à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END. »

Pardon ? Plait-il ? Mi scussi ? Is it a joke, gros mytho ?

Point du tout car les deux pauvres choupinets qui ont refusé toute palpation se retrouvent proprement garrottés.

A partir de là, l’appétit du monarque ne connaît plus de limites, ses demandes deviennent de plus en plus glauques et les pauvres lycéens tenant farouchement à la vie sont prêts a danser comme des marionnettes.

Le héros cherche tout à la fois à sauver sa petite amie, ses potes et à trouver l’odieux personnage qui décime les élèves de seconde B.

Autant vous dire que c’est la foire au gras : tripes à tous les étages. Tellement gore, avec des kilomètres d’intestins, des litres de sang, des bubons qui éclatent, des têtes, des bras, des jambes qui tombent plif et plouf qu’on hésite entre dégoût et grosse rigolade.

 » Mitchiko ne cessait de hurler et de se débattre comme une folle. Sa peau s’était à présent tout à fait détachée : ses tendons et ses muscles s’offraient au regard.

-Kazunari… Aide-moi…

La lèvre inférieure de Mitchiko se décolla tout a coup et s’embobina sur elle-même, emportant avec elle les tissus cutanés du menton et du cou jusqu’à sa poitrine…  »

Bon, j’arrête la, après c’est de la gourmandise.

Il y a également des torrents de larmes, des serments à n’en plus finir, des sacrifices à tour de bras:  je vais mourir pour toi!  non  c’est moi! non moi parce que j’avais eu l’idée la première!  etc, etc .

C’est un mélange de film d’horreur, de pseudo analyse sociologique, de grandes envolées lyriques

qui lassent un peu à la fin.

Très très très curieux  je n’ai pas aimé du tout mais je me souviens que dans un post précédent Profiteroles avait aimé et le roman et le manga .Comme quoi !!!