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King Kong : Skull Island

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1973. Des explorateurs sont envoyés sur une île inconnue, escortés par des vétérans de la guerre du Viet-Nam. Dés leur arrivée l’expédition tourne à la catastrophe.

Voilà. Ca c’est le scénario.

Si vous recherchez un film au scénario complexe truffé de subtiles références culturelles et d’analyses psychologiques, je vous conseille les excellents films du cinéaste polonais Wojciech Has.

Si vous désirer être témoin d’une pure prouesse cinématographique, je vous conseille l’Arche russe d’Alexandre Sokourov, film tourné dans le Musée de l’Ermitage de Saint-Petersbourg en un seul plan séquence de 96 minutes. Inoubliable.

Si vous désirer questionner le sens de l’Histoire et approfondir l’analyse des rapports humains en temps de guerre, je vous conseille le fameux Guerre et Paix de Tolstoï (si vous n’avez pas le courage de lire ce livre aussi volumineux que la Bible, vous pourrez toujours vous rabattre sur son excellente adaptation cinématographie d’Alexandre Bondartchouk qui ne dure que 7h10).

Si vous voulez voir un gros singe de 30 mètres de haut défonçant des hélicoptères de combat et des dinosaures, allez voir Skull Island!

Si vous y allez pour autre chose, vous serez déçu. Si vous y allez pour ça, vous serez ravi!

J’y suis allé dans cette optique, et j’ai passé un très bon moment. Les scènes d’actions sont superbes, les décors vraiment réussis, les créatures peuplant cette île toutes plus répugnantes les unes que les autres!

En somme un excellent divertissement, à prendre pour ce qu’il est!

Vous trouverez les différentes versions de King Kong à la BFM :

  • la version de 1933 à la côte CINE COO
  • la version de Peter Jackson de 2005 à CINE PET

Vous trouverez aussi les oeuvres de Wojciech Has à CINE HAS, les films d’Alexandre Sokourov à CINE SOK, Guerre et Paix à CINE BON, et le classique de Tolstoï à ADO LIT TOL.

 

Une envie de cinéma ?

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Ce début d’année est riche en pépites cinématographiques (et les prochaines semaines s’annoncent également prolifiques !). Voici, si l’envie d’une séance de ciné vous prend, trois coups de coeur à l’affiche en ce moment !

 

D’abord l’incontournable La La Land. Tout a été dit ou presque à son sujet, mais j’avais quand même envie d’en parler car ce film est un vrai délice… Une comédie musicale sur Mia, aspirante actrice mais serveuse (Emma Stone) et Sebastian (Ryan Gosling), pianiste fou de jazz qui rêve d’ouvrir son club mais qui pour le moment est joue ce qui lui est demandé dans un restaurant. Un bel hommage aux comédies musicales, à la ville de Los Angeles. Je suis sortie de la salle avec la musique du film en tête, l’envie de faire des claquettes ou au moins d’esquisser deux, trois pas de danse sur le trottoir et le sourire aux lèvres.

 

Moonlight raconte l’histoire de Chiron sur trois temps : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Chiron grandit dans un quartier difficile de Miami, et tente de trouver sa place, se sentant différent des autres enfants. Il doit gérer un quotidien pas facile entre sa mère toxicomane, et les autres enfants du quartier qui ne l’acceptent pas et sera aidé dans sa quête par Juan, un dealer qui le prend sous son aile. Moonlight évite tous les clichés sur les quartiers difficiles, les gangsters, l’homosexualité. Un très beau film d’apprentissage, d’émancipation. La réalisation est sublime et les acteurs sont tous excellents.

 

Dans American Honey la caméra suit une bande d’adolescents qui sillonne les Etats-Unis. Ils vivent de la vente de magazines en faisant du porte à porte, d’arnaques et de vol. Ils ont tous fui un milieu pauvre, une famille paumée, la misère, en espérant trouver avec cette nouvelle famille la liberté. Leur route croise celle de Star, qui va quitter sa famille pour les accompagner. La durée pourrait sembler assez longue (2h43) mais le film passe à une vitesse folle, au côté de ces jeunes paumés débordant d’énergie, de soif de liberté. La plus part des acteurs ne sont pas des professionnels, et ils sont incroyables, notamment Sasha Lane qui incarne Star.

« Les délices de Tokyo »

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Si, encore une fois, la lenteur ne vous fait pas peur, ce film magnifique de Naomi KAWASE est pour vous : Les délices de Tokyo (2015)

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Nous sommes à Tokyo, dans un quartier sans charme particulier, sinon ses cerisiers en fleurs au moment où débute le film. Un homme entre deux âges, visiblement tourmenté, vend dans une minuscule échoppe des pancakes fourrés à la pâte de haricots rouges. Peu de clients, à part quelques collégiennes impertinentes…

Survient une vieille dame enjouée, aux manières un peu enfantines, qui tente d’attirer le regard de Sentaro sur la beauté des cerisiers puis lui demande de l’embaucher. Elle est vieille et semble fragile, aussi Sentaro refuse-t-il poliment mais fermement et lui offre un dorayaki avant qu’elle ne reparte.

Le lendemain, celle-ci revient avec un cadeau : de la pâte de haricots rouges qu’elle a confectionnée. Dans un premier temps, Sentaro jette la boîte sans l’ouvrir, puis se reprend et goûte.

Conquis, lui qui n’a jamais pu manger un de ses dorayakis jusqu’au bout, attend qu’elle revienne et accepte de l’engager.

Sa vie va en être bouleversée, d’abord il lui faudra se lever de bon matin, lui qui passe ses soirées à boire pour tromper cette peine qui l’habite en permanence, et s’adapter au rythme de Tokue, fait de lenteur et de respect – même pour les haricots qu’elle cuisine… Ils parlent peu, mais petit à petit s’établit entre eux une relation de confiance car bien que Tokue ne se plaigne jamais, on pressent qu’elle aussi porte un lourd fardeau.

Un troisième personnage a également son importance dans le film, Wakana, une collégienne plus réservée que ses compagnes.

Les nouveaux dorayakis sont un succès et la boutique ne désemplit pas.

Jusqu’au jour où la propriétaire (Sentaro n’est que le gérant) le somme de renvoyer Tokue…

Vous comprendrez que la bêtise et les préjugés sont les choses les mieux partagées au monde, que ce soit au Japon ou ailleurs et, partout, ils blessent à jamais.

Vous entendrez le message de Tokue : même sans « réussir sa vie », au sens le plus trompeur du terme, chacun peut au moins lui trouver du sens.

Un très beau film fait de douceur, de grâce et de poésie sur le thème de l’exclusion.

Sélectionné dans la catégorie « Un certain regard » au Festival de Cannes 2015.

 

 

« Tout en haut du monde »

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Prix du public au Festival international du Film d’animation d’Annecy en 2015, « Tout en haut du monde » de Rémi CHAYE m’a bien plu aussi.

414149Outre le sujet :

« 1882, Saint-Pétersbourg. 
Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d’un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire. »

qui met en valeur une jeune héroïne d’une quinzaine d’années, courageuse et intelligente, sachant imposer – le moment venu et avec persévérance – ses compétences et sa manière de voir, malgré l’hostilité de certains,

l’esthétique de ce dessin animé est indéniable, avec un graphisme simple et des aplats de couleurs pastel. Lorsque Sacha quitte Saint-Pétersbourg, par exemple, la vision des palais au bord de la Neva est superbe, de même la banquise, plus tard, lors de leur lente progression…

La plupart des autres personnages ont également « de l’étoffe » que l’histoire va permettre d’affirmer : Olga au port d’Arkhangelsk, le Capitaine Lund, Katch le mousse et surtout Larson le Second qui va se découvrir dans l’épreuve de cette course contre la montre / la nature pour retrouver l’hypothétique Insubmersible, dans l’environnement menaçant des glaces qui se soudent, des icebergs et des ours, sans compter la folie qui guette avec la faim et le blizzard.

De grandes qualités pour une aventure à la Jules Verne.

Davaï ! (Allons-y !)

Série Sleepy Hollow

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Tout commence avec une petite nouvelle fantastique/comique de Washington Irving, auteur américain du XIXeme siècle, publiée en 1820 sous le titre de « La légende de Sleepy Hollow »

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Cette nouvelle inspirera à Tim Burton son superbe film « Sleepy Hollow » en 1999 et fera entrer le cavalier sans tête dans la liste des icônes macabres du cinéma.

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Signalons aussi la version de Walt Disney de 1949 :

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Ichabod Crane a subit bien des transformations depuis sa naissance sous la plume de Washington Irving.
Dans cette série, il devient un soldat nordiste de la Guerre d’Indépendance. Espion et ami de Georges Washington, il se retrouve face à face avec un mystérieux soldat allemand lors d’une bataille et le décapite avant de succomber aux blessures que ce dernier lui a infligées.
Les deux ennemis se réveillent au XXIe siècle et poursuivent leur affrontement de nos jours….

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Le scénario est éloigné à l’extrême de l’histoire originale. Difficile de présenter une série sans spoiler les lecteurs, mais disons que le Cavalier s’avère être qu’une des nombreuses monstruosités existante que Ichabod, accompagné d’une officier de police s’efforceront de combattre.

Si cette série n’est clairement pas la meilleure qu’il m’est été donné de voir, je lui reconnaîs tout de même de très bons côtés :

– l’humour : la présence déconcertante d’un homme du passé dans notre monde contemporain suscite de nombreux gags, sans toutefois tomber dans la bouffonnerie façon Visiteurs. De plus toute la série brosse un portrait caustique de l’Amérique contemporaine vue par un soldat idéaliste de l’époque des Pères Fondateurs des Etats-Unis transporté dans une époque bien éloignée des idéaux de l’époque….

– Les acteurs sont bien dans leur rôles qu’ils interprètent avec beaucoup d’humour et avec un plaisir évident.

– Si la série reste, bien évidemment très politiquement correcte, elle se permet des incartades occasionnelles mais savoureuses.

– L’unité d’action : évidemment construire une série uniquement sur la confrontation entre Crane et le Cavalier eut été risqué. La série approfondit donc leur histoire, intègre progressivement de nouvelles créatures fantastiques, sans que cela nuise pourtant à l’intrigue principale ni ne crée une impression d’arche de Noé de l’étrange comme dans True Blood. Du moins pour l’instant….

En résumé, si vous cherchez une série gentiment sombre, sans prises de têtes, pour se détendre, Sleepy Hollow devrait vous satisfaire.

Vous trouverez ces différentes versions de Sleepy Hollow a la BFM !

  • La nouvelle originale : Jeunesse LIT IRV
  • DVD de l’adaptation de Walt Disney : DVD CINE PRI
  • Film de Tim Burton : DVD CINE BUR
  • La série : CINE SLE

13 sins

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Voici un très bon thriller, très peu connu (même pas d’article wikipédia en français, c’est pour dire…)

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Réalisé par Daniel Stamm (Le dernier exorcisme).

Elliot Brindle croulant sous les dettes et affligé d’une situation familiale catastrophique vient de perdre son travail. Alors qu’il touche le fond du gouffre il reçoit un appel publicitaire lui proposant de prendre part à un jeu pouvant le rendre millionnaire.
Il doit effectuer 13 défis qui lui seront communiqués par téléphone et ne jamais en parler à personne et aller jusqu’au bout du jeu sous peine de perdre tous les gains amassés en cours de partie.
Son premier défi, tuer une mouche. Son compte bancaire est immédiatement crédité de 500 dollars.
Second défi, avaler cette mouche. 1000 dollars de plus….

Il va sans dire que les défis deviendront de plus en plus glauques, entraînant le héros dans une spirale infernale sans retour en arrière possible.

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Si le scénario n’est pas sans rappeler l’excellent The Game de David Fincher (1997), l’intrigue vous emporte dans l’irrésistible fuite en avant du personnage.
Ce film offre, sur le plan symbolique, une intéressante réflexion sur la morale, la course aux richesses et pose en permanence en filigrane la question au spectateur, à l’instar de l’expérience de Milgram ou de l’expérience de Stanford: et vous, jusqu’où iriez-vous ?

Le petit budget ne nuit en rien à la qualité du film, les acteurs font bien leur boulot, Ron Perlman est, comme toujours, parfait.
Peut-être pourrait-on reprocher à ce film d’un peu abandonner en cours de route le côté thriller pour basculer vers le film gore, mais je vous en laisse seul juge.

The Witch

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Le premier long métrage d’un inconnu, Robert Eggers, le premier rôle d’une autre inconnue : Anya Tailor-Joy, le résultat est un chef d’oeuvre !

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Une famille de colons fraîchement débarqués d’Angleterre quitte son village pour s’installer dans une contrée hostile et désolée.
Puritains de la plus belle eau, le père de famille, superbement incarné par Ralph Ineson (Harry Potter, Game of Throne,…) et sa femme, jouée par l’effrayante Kate Dickie (Prometeus, Game of Thrones) règnent en maîtres sur leur famille.

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Un environnement inconnu et hostile, le fanatisme religieux, les superstitions, l’amertume et une série d’événements tragiques et incompréhensibles feront progressivement plonger la famille de colons dans la folie.

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Barry Lindon, Sleepy Hollow, Dead Man, Aguire,…la liste de films auxquels est comparable The Witch est longue.

En un mot comme en cent, les décors sont sublimes, les acteurs parfaits, l’ambiance oppressante. Beaucoup de critiques ont acclamé cette œuvre en lui reconnaissant de magistralement renouveler le cinéma fantastique/horreur.
Je suis on ne peut plus d’accord.