Archives de Tag: Fin du monde

La sublime communauté

Par défaut

La sublime communauté

de Emmanuelle Han

chez Actes Sud junior

T1 Les affamés

«  – Tu comprends, les Transplantés, ils ont quelque chose… Quelque chose dont les hommes noirs ont besoin, même si c’est très dangereux pour eux. Quelque chose qu’ils veulent en même temps détruire et conserver. Quelque chose qu’ils gardent à travers les Transplantés. Comme un échantillon . C’est très précieux pour eux.

Les hommes en noir ont peur. Très peur. Les Transplantés, pour eux, c’est comme du poison. Le poison doit rester dans l’échantillon. Et les échantillons ne doivent pas leur échapper. Mais ça ne se passe pas comme prévu …certains… certains Transplantés… Il y a un grain de sable, quelque chose qui n’aurait pas du arriver. « 

Tout en haut de la chaîne alimentaire il y a l’Observateur qui est-il ? nul ne le connaît, puis les Guetteurs, silhouettes noires et glaçantes et enfin les Passeurs.

Les Guetteurs ont crée le chaos pour alimenter le passage vers les Portes, ces Portes vers lesquelles convergent une humanité dévastée, guidée, accompagnée par les Passeurs impassibles.

Lorsque le monde a basculé elles se sont ouvertes, trois Portes pour des millions d’hommes, de femmes, d’enfants démunis.

 »  Ceux qu’on avait désormais coutume d’appeler, tant ils étaient devenus innombrables, les Affamés, étaient bien trop absorbés par leur propre survie pour prêter attention à la quantité d’astres accrochés à la Voie lactée . Dans cette partie du monde, les migrations massives battaient leur plein sur un continent déjà dévaste. Le reste du globe n’offrait désormais au mieux qu’un asile éphémère, destine tôt ou tard à disparaître. De l’Afrique toute entière, parfois même de plus loin,, les populations affluaient vers la seule et unique issue de ces territoires : la Porte, qui était apparue un beau jour, dans l’ancienne ville d’Agadez, à l’orée du désert, et qui ouvrait sur l’un des Six Mondes promis, dont personne ne savait rien, si ce n’est l’espoir-immense-qu’ils avaient fait naître.  »

Que cachent- elles ? Vers quel enfer font-elles basculer ces hordes de zombies ?

Qui va se dresser contre les hommes en noir ?

Tupa, Ekian et Ashoka, ont été abandonnés à l’age de huit mois à des milliers de kilomètres les uns des autres .

Tupa a été adopté par des indiens Guarani, Ekian formé par un maître au pied de l’Himalaya et Ashoka asservi par le Roi de la Flamme Sacrée sur les berges du Gange.

Ils ne le savent pas encore mais ils sont les Transplantés, ceux qu’on a enlevés pour contrer la prophétie.

J’ai adoré. Ce n’est pas le style de roman où on pressent la fin dès la page 10. Le lecteur vit l’histoire au rythme des trois héros, on avance sur le fil avec eux, on découvre, on espère. C’est génial !

Vivement le t2 …

Publicités

Les 100. Série

Par défaut

Je ne me souviens même pas comment j’ai découvert cette série, mais la surprise fut excellente!

En guise de résumé : dans un futur proche, la Terre est détruite par une guerre nucléaire. Seule une partie de l’Humanité a survécu dans une gigantesque station spatiale en orbite autour de la Terre et y survit tant bien que mal depuis un siècle. Mais la station commençant à être hors d’usage, les autorités décident d’envoyer cent prisonniers pour une mission suicide : revenir sur Terre, évaluer si elle est redevenue habitable après un siècle de niveaux de radiations élevés.

Les cents vont donc se retrouver seuls, sur une planète leur étant parfaitement étrangère et hostile ne ressemblant plus à rien de celle qu’ont connue leurs arrières grands-parents.

Et ce ne sera pas un gros spoiler que de révéler qu’ils ne seront pas seuls et que des humains habitent encore sur Terre, survivants de la tragédie nucléaire….

D’abord quelques points négatifs : les acteurs ne sont pas toujours au top, leur prestation fait parfois très série B, les personnages sont un peu stéréotypés et la réalisation, bien que correcte, ne bénéficie clairement pas du budget de Game of Thrones.

Une fois cela dit, force est de constater que cette série est vraiment prenante!

Elle comporte, à mon sens, quatre gros avantages:

  • C’est une série pour ado, avec des ados (mais pas que), qui ne tombe pas pour autant dans les poncifs du genre…qui seraient longs et fastidieux à énumérer….
  • Le rythme : intense! Même les meilleurs séries comportent des passages à vides, des épisodes un peu creux. Ici non, chaque épisode apporte son lot de nouveautés et d’action sans le moindre répit ni pour les personnages ni pour le spectateur!
  • La lisibilité du scénario : Différents peuples, différentes personnalités, alliances et trahisons de circonstances, présence de mots de langues imaginaires, complots, secrets…autant d’éléments qui pourraient conduire à une confusion totale, à l’image de Pirate des Caraïbes par exemple. Pourtant rien de tel ; malgré les nombreux noeuds scénaristiques, le scénario reste clair et agréable à suivre.
  • Le problème de la morale, permanent, véritable fil rouge de la série. Combien de personnes peut-on sacrifier pour sauver son peuple? Peut-on sacrifier un peuple entier pour sauver le sien? Peut-on trahir son propre peuple et s’allier à une puissance étrangère si l’on estime être dans son bon droit? L’Humanité a-t-elle le droit, sous menace d’extinction totale, de massacrer 95% de ses membres? Peut-on torturer une personne pour en sauver mille?En résumé qu’est-ce qui définit notre humanité, et jusqu’où sommes nous moralement autorisés à aller pour assurer sa pérénité? Autant de questions posées à chaque épisode, systématiquement sous des angles différents avec des points de vues différents.

La série compte, à cette date, quatre saisons. La cinquième est prévue pour l’année prochaine.

Vous trouverez les deux premières saisons en DVD à la BFM, aux côtes CINE CEN, ainsi qu’en livres au Pôle Jeunesse, à la côte ADO LIT MOR

 

 

 

Le Remède Mortel

Par défaut

Le temps des mensonges est terminé.

Le WICKED a tout volé à Thomas : sa vie, sa mémoire et maintenant ses seuls amis. Mais l’épreuve touche à sa fin. Ne reste qu’un dernier test… Terrifiant. Cependant, Thomas a retrouvé assez de souvenirs pour ne plus faire confiance à l’Organisation. Il a triomphé du labyrinthe. Il a survécu sur la terre brûlée. Il fera tout pour sauver ses amis, même si la vérité risque de provoquer la fin de tout.

Couverture_2_le_remede_mortel

Le Remède Mortel signe la fin de la trilogie L’Epreuve de James Dashner.

Thomas et ses amis sont sortis de la Terre Brûlée, mais ça n’a pas été sans douleur. Certains sont morts, d’autres ont été blessés. Désormais, Thomas est enfermé, seul, dans une pièce blanche, clinique. Mais il va bientôt en sortir, et le temps des réponses, tant attendu, est désormais arrivé. Mais tout ne va pas se passer dans le calme et la bonne humeur…

Ce dernier tome m’a moins convaincue que La Terre Brûlée. On est plus dans un livre de dystopie/SF classique que dans quelque chose de vraiment nouveau, comme l’avaient été les deux premiers tomes.

Cette fois, les épreuves imposées par le WICKED sont terminées. Les choses ne se règlent toutefois pas comme ça. Rapidement, Thomas, Minho, Newt, Brenda et Jorge réussissent à échapper à l’Organisation. Mais ce n’est que pour se retrouver à Denver, ville en perdition face à la Braise. Le virus fait rage sur ce qu’il reste des Etats-Unis, et la population touchée devient de plus en plus violente. La Braise ronge le cerveau des gens contaminés, inlassablement, tandis que le WICKED tente depuis des années de trouver un remède. Sauf qu’il s’est embourbé au fil des années, et les gens à sa tête ressemblent plus à des scientifiques fous, eux aussi au bout du rouleau, qu’à des sauveurs de l’humanité.

Beaucoup de choses se passent dans ce troisième tome. Bien plus que dans les précédents. Ce qui est à la fois bien et à la fois moins bien.
Bien, parce que le lecteur est satisfait, du côté action, aventure. Thomas sort enfin des murs de l’Organisation, voit enfin le monde tel qu’il est. Le héros a aussi des réponses dans ce tome. Réponses que l’on attendait depuis un petit moment déjà 😉
Moins bien, parce qu’il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte, et certaines choses sont mises. De plus, j’ai trouvé ce tome un peu plus brouillon que les précédents, dû à ces trop nombreux éléments. L’auteur s’égare par moment, ce qui est dommage.
J’ai été aussi un peu déçue que Thomas refuse de recouvrer entièrement la mémoire. Les souvenirs qui lui sont revenus lui suffisent. Tout aurait pu être clair, mais il a peur des actions qu’il a pu commettre, peur de changer d’avis, peur de se ranger aux côtés du WICKED…. ce qui peut se comprendre. Mais on aurait enfin pu connaitre son implication réelle dans cette histoire. On sait que ce qu’il a fait n’est pas joli joli, mais ça s’arrête là.

J’ai trouvé que la fin était bien menée, mais restait trop classique et déjà vue.

L’Epreuve, Tome 3, Le Remède Mortel, James Dashner

Retour

Par défaut

Survivre. 
Le manque d’oxygène à bord de la Colonie a déclenché une panique meurtrière. Seuls les plus chanceux ont pu emprunter les dernières navettes partant en direction de la Terre.
Aimer. 
Cette nouvelle apocalypse plonge les 100 dans l’angoisse : qui parmi leurs proches a survécu à l’atterrissage ? Les retrouveront-ils à temps ?
Manipuler. 
Bien décidé à conserver le pouvoir, le vice-chancelier n’hésitera pas à faire taire quiconque tentera de lui résister.
Combattre. 
Prêts à tout pour garder leur nouvelle liberté, Clarke, Bellamy, Wells et Glass devront chacun affronter leur destin pour sauver leur idéal. L’ultime compte à rebours a commencé.

Retour est le troisième et dernier tome de Les 100. Après deux tomes qui m’avaient laissé un sentiment plutôt mitigé, je crois que je suis plus ou moins réconciliée avec cette trilogie.

les-100-tome-3-retour-594648

Cette fois, le moment est venu : la station qui accueillait des milliers d’habitants dans l’espace n’a plus d’oxygène. Le tome 2 se finit sur l’évacuation et le départ vers la Terre de plusieurs navettes. Sauf que c’est un départ précipité, et que l’atterrissage va se transformer en catastrophe.
Les 100, eux, déjà sur Terre depuis des semaines, assistent impuissant au crash des différentes navettes. Ils ont appris à découvrir les secrets dont regorgent notre planète, sa beauté, mais aussi ses dangers. Certains Nés-Terre qui ont fait sécession se montrent hostile à l’arrivée de nouveaux sur la planète bleue, et se montrent violents. L’arrivée de centaines d’habitants ne va donc pas arranger les choses. Surtout que le vice-chancelier Rhodes se trouve à bord d’un des vaisseaux…

C’est, de nouveau, un livre qui se lit tout seul, grâce à une écriture fluide. Cette dernière reste neutre, ce qui me gêne un peu. Du coup, pour moi, les personnages sont lisses, sans vraie personnalité, alors que je sais que ce n’est pas le cas. Ce sont des personnages forts, qui vivent des choses dures pour des jeunes gens comme eux.

L’auteur montre un côté désagréable propre au genre humain : nous sommes incapables de rester unis, pas même pour notre bien. Alors pour le bien de la planète… Il ne faut pas y compter. C’est comme si nous étions nés pour détruire ce qui nous entoure. Le Cataclysme, qui a eu lieu il y a plusieurs centaines d’années, n’a pas de servi de leçon. Il y a toujours quelqu’un qui veut être plus puissant que son voisin, qui veut avoir le pouvoir et commander. Cette personne est ici représentée par le personnage du vice-chancelier Rhodes, qui va jouer au « chefaillon » ôtant tout bonheur autour de lui.
Ce côté « maître du monde » est cassé par les personnages de Clarke, Glass, Wells, Bellamy, Olivia, Max, Sasha. Ils font preuve d’altruisme : seule leur survie, et celles des autres, compte. Il n’y a pas, dans leur esprit, de volonté d’être au pouvoir. Clarke, Wells et Bellamy, qui sont sur Terre depuis le début, ont appris à survivre, et à faire le bien autour d’eux. Clarke soigne, Bellamy chasse pour les 100, et Wells tente de les guider vers une vie qui se veut meilleure.
Au final, ceux qui avaient été condamnés sur la station spatiale pour des crimes plus ou moins horribles se trouvent être les plus humains de l’histoire, et les moins dangereux. Comme quoi, tout le monde change.

J’ai aimé comment a été traité la fin du roman. Sans spoiler les évènements, je peux vous dire qu’on finit sur une note d’espoir.

Les 100, Tome 3, Retour, Kass Morgan

World War Wolves

Par défaut

Une épidémie de lycanthropie s’est répandue sur le monde, obligeant les humains «normaux » à organiser leur défense en se barricadant dans des villes fortifiées afin de protéger et pérenniser l’espèce humaine contre la menace des loups-garous

url.

Il va sans dire que le résumé ressemble étrangement à une série télévisée à forte audience traitant de la survie d’humains aux prises avec de poisseux macchabées péripatéticiens*(voir note en bas de page), et le titre, de son côté, n’est pas sans évoquer un film à gros budget de Marc Forster sorti en 2013, où l’on fait connaissance avec un Brad Pitt se débattant contre une invasion mondiale de macchabées tout aussi poisseux que ceux de Walking Dead, mais bien plus véloces et facétieux !

Cela dit, malgré le côté « déjà vu/lu », le résultat de cette BD est relativement satisfaisant.
Le tome 1, « Dieu à de l’humour », plante un décor sombre, des protagonistes aux personnalités bien travaillées et surtout une pesante atmosphère d’une société consciente de disparaître et de s’enfoncer dans la barbarie suite aux assauts extérieurs répétés des loups-garous et, pire encore, des pressions sociales internes inhérentes à la promiscuité occasionnée par l’entassement d’humains en proie à la terreur dans des villes-forteresse.

De plus, en comparaison aux histoires de zombies, tant à la mode en ce moment, les loups-garous représentent des adversaires bien plus terrifiants et angoissants : ils disposent de leurs facultés intellectuelles, possèdent une organisation sociale (certes le concept de meute est moins évolué que la République de Platon ou l’Utopie de Thomas More, mais tout de même hiérarchisé et organisé, permettant de planifier des attaques réfléchies et dévastatrices contre l’humanité).
Et surtout, en plus d’être bien plus intelligents et organisés que les zombies, les loups-garous de cette BD, présentent une force physique, une agilité et une férocité sans limites. Ici hors de question de tranquillement se laisser entourer par une meute d’hostiles et régler ça tranquillement au katana ou à la petit cuillère….

url

« Je ne suis pas corruptible, je ne suis pas un menteur !
Je ne suis pas là pour vous dire de boucler votre foutue ceinture,
vous faites ce que je vous voulez, votre vie est la vôtre !
La seule loi qui prédomine à New-York est celle du plus fort !
Et le plus fort, bande d’enfoirés, c’est MOI !! Vous, vous êtes ma meute !
Alors quoi ! Elle est pas belle la vie ?… »
Fin de l’extrait de l’élocution de James Raven, maire de New-York City

 

* du grec περιπατητικός : «  se promener, marcher »….

Endgame

Par défaut

Endgame

de James Frey et Nils Johnson-Shelton chez Gallimard

product_9782070662159_244x0

« Nous sommes douze. Jeunes de corps, mais issus de peuples anciens. Nos lignées ont été choisies il y a des milliers d’années. Depuis, nous nous préparons chaque jour. A partir du moment où le jeu commence, nous devons délibérer et déchiffrer, bouger et assassiner. Certains d’entre nous sont moins prêts que d’autres, et ce seront les premiers à mourir. Endgame est très simple en ce sens. Ce qui l’est moins, c’est que la mort de l’un de nous entraînera la mort d’innombrables personnes. »

Du Japon aux États-Unis, de la Chine à la Mongolie, du Pérou à la Pologne, ils attendent l’Appel.

Ils ont entre treize et vingt ans.

Ils sont préparés depuis leur naissance à tuer, à mentir, à survivre, à gagner, car leur engagement vient du fond des temps.

Il y a Marcus et Sarah, Chyoko et Alice, Aisling et Baitsakhan, Jago, An Liu, Shari, Kala, Maccabee et Hilal.

Un déluge de feu s’abat sur terre, les morts se comptent par milliers, c’est le signal, le destin de l’humanité est en jeu.

Endgame peut commencer.

J’ai eu peur un instant, je l’avoue, de lire un second Hunger Games mais que nenni chers lecteurs !

Si ce roman met en effet en scène un groupe d’adolescents qui vont au choix s’entre-tuer ou créer des liens de solidarité pour vaincre plus sûrement l’adversaire, le parallèle s’arrête la.

Endgame est infiniment plus complexe, plus subtil, plus riche en rebondissements.

Nous lecteurs sommes interpellés par les auteurs, nous sommes « dans » le roman, acteurs de la tragédie car :

« Notre avenir n’est pas écrit. Notre avenir est le vôtre. Ce qui sera, sera.

Alors, écoutez.

Suivez.

Acclamez.

Espérez.

Priez.

Priez de toutes vos forces, si vous croyez.

Nous sommes les Joueurs. Vos Joueurs. Nous jouons pour vous.

Venez jouer avec nous.

Peuple de la Terre.

Endgame a commencé. »

Miam, vivement le tome 2.

In the after

Par défaut

In the after

de Demetria Lunetta chez Lumen

CVT_In-the-After_3692

« Après leur arrivée, je mis trois semaines entières avant d’oser quitter la maison. Les chaînes de télévision avaient arrêté d’émettre au bout de quelques jours mais, de toute façon, elles ne servaient absolument à rien. Les mêmes images y passaient en boucle : des aliens avaient débarqué, Ils étaient hostiles à l’Homme. La moitié des habitants de la Terre étaient déjà morts, rien que ça. »

Imaginez-vous  en train de grignoter une pizza devant la télé, seule, parce que papa maman travaillent et soudain flash spécial, le Président défait apparaît et parle d’attaques, de population en danger, d’envahisseurs !!! C’est sûr,  la quatre fromages ne va pas passer.

Pour Amy, c’est la fin du monde, la fin de son monde, celui d’une ado gâté qui prenait ses parents pour des « tocards finis », qui voulait pêle-mêle un petit ami, le permis de conduire, sortir, faire la fête et vivre, vivre, vivre.

Patatras, la fête est finie, la ville est morte, les rues sont désertes avec des flaques de sang qui noircissent au soleil…

Papa et maman ont fini dans le ventre d’un alien, les réserves familiales ont été dévorées.

Il faut se nourrir, trouver des médicaments et, s’il y a des survivants, s’en méfier aussi – le danger est partout.

« Je ne sors que la nuit. Je remonte la rue déserte puis je m’arrête, muscles tendus, prête à l’action.

Les herbes folles bruissent dans le vent. J’incline la tête. Je Les guette.

J’ai appris à vivre dans un monde de silence. Je n’ai pas prononcé un seul mot depuis trois ans. Si je sais que trois ans se sont écoulés, c’est parce que j’ai compté les saisons depuis cet été là. Celui de mes quatorze ans, le dernier été avant l’Après. »

C’est dans cet enfer qu’Amy fait une rencontre improbable.

« Je découvris Baby dans le rayon des fruits et légumes. Le visage et les mains maculés de jus violet, elle engloutissait de ses petits doigts potelés du raisin pourri depuis un mois. Elle devait avoir trois ou quatre ans, tout au plus. »

Enfin une présence, quelqu’un qui donne un nouveau sens à sa vie et peut-être un peu d’espoir.

Mais de curieux vaisseaux noirs  quadrillent le ciel…

Le roman semble être au début un copié-collé de  tous ces romans avec aliens hostiles et survivants aux abois, mais les rebondissements foisonnent, étonnent, passionnent !

Réservez votre après-midi ou votre soirée , il y a 409 pages qui se lisent d’une traite !