Archives de Tag: Horreur

Pour un œil de poupée

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Pour un œil de poupée

de Marina Cohen

aux Éditions Thierry Magnier

« Elle aurait dû aimer cette maison. En tomber follement amoureuse. De la même façon que Maman, Ed et Isaac. Sauf qu’il régnait ici une atmosphère étrange. Il y avait une lourdeur, qui semblait peser sur elle. Et malgré la chaleur d’août, l’air y était froid et moite, comme dans un tombeau descellé depuis des années. Elle déposa le carton à ses pieds, tourna les talons et s’empressa de retourner dehors. »

Hadley est un peu perdue : elle qui a longtemps vécu seule avec sa mère doit maintenant la partager avec son nouveau mari Ed et le fils de celui-ci, Isaac.

Certes la maison est magnifique et ils ont pu l’acquérir pour une bouchée de pain, mais Hadley a de la peine à s’adapter à cette nouvelle vie.

Et puis elle a rapidement l’impression de ne pas être seule dans la maison, il y a des bruits étranges, une silhouette entrevue, rien d’inquiétant pour le moment.

Au hasard de ses déambulations, Hadley découvre une magnifique maison de poupées dans le grenier. Elle est la réplique exacte de leur maison et est « habitée » par une famille de marionnettes  : le père, la mère et leur petite fille. Il y a même le garage avec la pièce au-dessus et sa pensionnaire, une poupée aux cheveux blancs, qui pourrait être la grand mère de cette curieuse famille .

L’adolescente est fascinée par cet univers miniature : à qui appartenait cette maison de poupées, et les marionnettes, sont-elles de simples objets de bois ou les reflets d’une famille de chair et de sang ?

Peu à peu l’angoisse s’installe…

Il y a une leçon à tirer de ce roman  : ne jamais se fier à un agent immobilier qui vous vend pour 100 000 euros une maison de 250 m² habitable au milieu d’un parc avec une piscine. Il ne faut pas rêver, il y a un problème : termites ? ou…

Posez deux questions :

1- Pourquoi les heureux propriétaires de cette belle demeure la vendent-ils à ce prix dérisoire ?

2- Sont-ils encore vivants ?

La fin est flippante !

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La cave

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La cave

de Natasha Preston

chez Hachette

 » Je me suis effondrée sur la dernière marche en me cramponnant au mur pour ne pas tomber. La porte s’est refermée avec un claquement qui m’a fait frissonner. J’étais prise au piège. J’ai laissé échapper un cri de surprise et j’ai bondi contre le mur en voyant trois jeunes femmes accourir au bas de l’escalier. L’une d’elles, une jolie brune qui me faisait penser à ma mère quand elle avait une vingtaine d’années, m’a adressé un sourire chaleureux et triste à la fois en me tendant la main :

– Viens, Lilas. « 

Depuis le petit chaperon rouge, les filles savent bien que les prédateurs les guettent dans les bois sombres.

Summer, malgré les mises en garde de son petit ami Lewis décide de se rendre seule au concert prévu pour fêter la fin de l’année scolaire . Elle croise le loup en la personne d’un homme ordinaire, très ordinaire Colin Brown. Il travaille dans un cabinet d’avocats, a une tête de premier de la classe mais a eu de gros problèmes avec maman.

Après la mort de sa marâtre il a développé une représentation toute personnelle du paradis sur terre :

sa cave !!!

Aménagée comme un décor pour bonne ménagère, il y séquestre des jeunes femmes enlevées au gré de ses pulsions. Elle sont censées représenter la famille parfaite, plus exactement son fantasme de la famille parfaite : de jolies jeunes femmes soumises qui lui préparent ses repas, briquent compulsivement ce semblant d’appartement et subissent ses assauts répétés entre deux lectures et trois séances de tricot.

Les chapitres sont partages entre les différents protagonistes, Summer la victime, Trèfle (eh oui c’est le pseudo de ce pauvre Colin ) et Lewis le petit ami de Summer qui la recherche éperdument tout au long du livre.

J’ai trouvé ce roman tout à la fois passionnant et lassant.

Toute la partie Trèfle, Trèfle et Summer, Trèfle et ses victimes est passionnante : La façon dont il les dépouille peu à peu de leur identité en les rebaptisant Rose, Iris, Lilas, Violette, la soumission par la peur et l’instinct de survie, cette ambivalence dans le personnage de Rose . C’est totalement glaçant.

Et il y a la partie Summer, Summer et ses réminiscences amoureuses, Summer et Lewis qui par contraste semble mièvre et convenue.

La fin va heureusement plus loin que le happy-end habituel .

King’s game

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King’s game

de Nobuaki Kanazawa

aux éditions Lumen

T1-T2T-3T’T-5 ……..

 » Nobuaki s’était couché plus tôt que d’habitude. Il dormait déjà à poings fermés quand son portable bipa. Un message. Il se redressa sur son lit, encore tout ensommeillé, et passa une main lasse dans ses cheveux ébouriffés.

– Quel est le crétin qui m’envoie un texto à une heure pareille ? grommela-t-il.

Lun.19/10, 00/00. Expéditeur : Roi. Titre : jeu du roi.

Message : Toute votre classe participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés sous 24h.

Aucun abandon ne sera toléré.

Ordre n°1 : Élève n°4, Hirofumi Inoue, élève n°19, Minako Nakao.

Hirofumi et Minako doivent s’embrasser. END « 

Ce type de jeu étant assez fréquent, les deux sus-nommés obtempèrent dans la joie et la bonne humeur.

Et un nouveau message valide le baiser.

« Lun. 19/10, 08:25. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.

Message : l’ordre a bien été exécuté. END. »

L’envoi suivant, qui démontre bien que le roi inconnu est un gros pervers,  ordonne à

Hideki de lécher les pieds de Yuko.

C’est au-delà du berk mais contre toute attente les impétrants s’exécutent.

Mais quand Hideki doit toucher la poitrine de Satomi, leur manque d’enthousiasme commun se traduit par un refus franc et massif.

La réaction est  un tantinet exagérée

« Mer. 21/10, 23:59. Expéditeur : Roi : Titre : Jeu du roi.

Message : Élève n°18, Hideki Toyoda, élève n°3, Satomi Ishii.

Condamnés à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END. »

Pardon ? Plait-il ? Mi scussi ? Is it a joke, gros mytho ?

Point du tout car les deux pauvres choupinets qui ont refusé toute palpation se retrouvent proprement garrottés.

A partir de là, l’appétit du monarque ne connaît plus de limites, ses demandes deviennent de plus en plus glauques et les pauvres lycéens tenant farouchement à la vie sont prêts a danser comme des marionnettes.

Le héros cherche tout à la fois à sauver sa petite amie, ses potes et à trouver l’odieux personnage qui décime les élèves de seconde B.

Autant vous dire que c’est la foire au gras : tripes à tous les étages. Tellement gore, avec des kilomètres d’intestins, des litres de sang, des bubons qui éclatent, des têtes, des bras, des jambes qui tombent plif et plouf qu’on hésite entre dégoût et grosse rigolade.

 » Mitchiko ne cessait de hurler et de se débattre comme une folle. Sa peau s’était à présent tout à fait détachée : ses tendons et ses muscles s’offraient au regard.

-Kazunari… Aide-moi…

La lèvre inférieure de Mitchiko se décolla tout a coup et s’embobina sur elle-même, emportant avec elle les tissus cutanés du menton et du cou jusqu’à sa poitrine…  »

Bon, j’arrête la, après c’est de la gourmandise.

Il y a également des torrents de larmes, des serments à n’en plus finir, des sacrifices à tour de bras:  je vais mourir pour toi!  non  c’est moi! non moi parce que j’avais eu l’idée la première!  etc, etc .

C’est un mélange de film d’horreur, de pseudo analyse sociologique, de grandes envolées lyriques

qui lassent un peu à la fin.

Très très très curieux  je n’ai pas aimé du tout mais je me souviens que dans un post précédent Profiteroles avait aimé et le roman et le manga .Comme quoi !!!

Le monstrologue

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Le monstrologue

de Rick Yancey

chez Laffont

Will Henri, le narrateur, a 12 ans . Il a été recueilli par le Dr Pellinore Warthrop.

Le docteur Warthrop est un scientifique reconnu et estimé dans un cercle d’initiés très retreint grâce à ses talents dans une sombre discipline la monstrologie.

Il était idolâtré par le père de Will Henri , son très zélé serviteur. Celui ci est mort avec sa femme, sous les yeux de leur fils, dans des conditions effroyables.

Will Henri est un survivant et il est devenu à son tour l’aide de Warthrop.

De curieux liens se sont créés entre le scientifique et l’enfant. Will Henri est malmené, traité parfois comme un domestique, parfois comme un assistant indispensable et sans jamais prendre en compte son jeune âge Warthrop le fait assister à toutes ces « études scientifiques ».

Ce qui inclus exploration de tombes, dissections de cadavres et ….. meurtres !!!

Car il se passe de drôles de choses dans la maison d’Harrington Lane.

«   Sur la table était étendue une jeune fille, son corps partiellement caché par la forme nue enroulée autour d’elle. Une jambe massive s’étalait en travers de son torse, un bras sur sa poitrine. Sa robe blanche d’enterrement était souillée de l’ocre distinctif du sang séché, dont la source était évidente : il lui manquait la moitié du visage, et en dessous, je voyais les os à nu de son cou. Avec effarement, je songeai que son corps semblait avoir été taillé à la hache. »

Les cadavres s’empilent, des ombres cauchemardesques hantent la ville.

Oula ! Âmes sensibles s’abstenir ! Lu d’une traite tant ce roman est inventif, avec un rythme frénétique, et des personnages particulièrement immondes  : voir l’onctueux Dr Starr le directeur du sanatorium de Motley Hill d’où les pensionnaires disparaissent régulièrement dans l’indifférence générale ou encore l’infâme Dr Kearns qui passe vraiment les bornes de la cruauté et du cynisme !

J’ai adoré.

Ma famille normale contre les zombies

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Ma famille normale contre les zombies

de Villeminot et Autret

chez Nathan

Enfin, une famille bien représentative de notre bon peuple gaulois, « de souche » bien entendu.

Il y a l’homme, le patriarche, celui qui tient la maisonnée : VanZan, 41 ans, 110kg de force tranquille et de sagesse. (Bon, il a un petit problème, rien d’inquiétant d’ailleurs et qui n’enlève rien à son rôle naturel de chef : il se métamorphose quelquefois en ours des cocotiers ou Helarctos malayanus).

La mère Jul ou Jule ou Jul’, dite aussi la Petite Personne, 40 ans, prof d’histoire-géo charmante, adepte du jardinage et sensible à la beauté de toutes choses.

Et leur ribambelle d’enfants :

  • La narratrice MadoLoup, 16 ans
  • Son frère aîné TheoPaïle, 18 ans
  • La sœur cadette Sarouchka, 13 ans
  • Et la petite dernière, Louve, 5 ans

On le voit, la seule originalité de cette belle famille réside peut-être dans la saine mais discrète émulation qui a présidée au choix des prénoms de leurs enfants.

Enfin les vacances ! Tout ce petit monde s’entasse dans le mini-bus et part en chantant des chansons paillardes voire obscènes (que je ne peux donc pas retranscrire!) en direction de la Bretagne, où les attendent les grands-parents maternels.

La mer, le soleil, coquillages et crustacés, sur la plage abandonnée la, la, les goélands la,la,la le bruit du ressac la, la, la.

Tiens, curieux les goélands cette année :

« Deux goélands essaient de briser le pare-brise à coups de bec. Mon père tente de les éloigner à coup de lave-vitre. Mon père tente de les éloigner à coups d’essuie-glaces.

Mon père dit : – Saleté de rongeurs !

Mon père dit : – Tu crois qu’ils ont bouffé des champignons mexicains, Josiane (dite aussi Jul, Jule ou Jul’)?

Mon père dit : – Ou alors, ce sont des galettes bretonnes…

Ma mère ne répond rien. Elle a l’air d’avoir hâte d’arriver. »

Car la mère, fine mouche, a compris qu’il se passait quelque chose. Et de fait, après avoir roulé avec le mini-bus sur quelques corps abandonnés sur la chaussée (et en voie de dépeçage par des goélands enragés), il faut se rendre à l’évidence : il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Bretagne.

Comble de contrariété, Louve se fait grignoter par un de ces odieux volatile.

 » La Petite Personne dit, d’une voix blanche : – Où est Louve ?

Mon frère dit : – Elle dort dans sa chambre. Elle a été attaquée par un de ces killa’asshol’seagulls sur la plage ce matin. Elle a une plaie a la tête.

La Petite Personne (qui a blêmi) dit : – Mon bébé ! Et où sont maman et papa ?

Mon frère dit : – Mamie est allée chercher une infirmière, juste après l’attaque. Papi est allé s’acheter Le Monde une demie-heure plus tard. Ce matin, avant l’apéritif.

Il regarde sa montre, et ajoute : – Sans vouloir me montrer alarmiste, ils auraient sans doute dû revenir depuis plusieurs heures. »

Il faut se rendre à l’évidence, la famille est décimée : Bon-papa et Bonne-maman sont perdus pour la France, Louve tente de boulotter MadoLoup et la charmante longère bretonne se transforme en Fort-Alamo.

VanZan saute dans le bus, tente une sortie et écrabouille les ancêtres. Ah c’est coquin !

J’AI ADORÉ ce bouquin et joie, bonheur, exultation il y a même une suite à cette hécatombe qui s’appelle « Ma famille normale chez les yétis »!

Ridley Scott, persiste et signe….

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Mr Scott est l’auteur de chefs d’oeuvre inconstestés mais hélas aussi de franches bouses. Robin des Bois et Kingdom of Heaven pour ne citer qu’eux.
J’avais bien aimé Prometheus. Malgré son scénario confus et quelques détails agaçants, je l’ai vu comme un très bon divertissement.
Quels détails agaçants? Un en particulier et de taille! Ca :

Ca, c’est ce que l’on suppose être l’élite des scientifiques du futur(vu le prix d’une telle expédition, on est en droit de supposer qu’ils n’ont pas envoyé des Charlot!), explorant une planète inconnue et de toute évidence habitée par on ne sait quoi!

Donc bien entendu, on enlève les casques!!!! Un enfant de 7 ans ayant participé à la moindre sortie spéléologique avec sa classe comprendrait qu’il est débile de se promener dans une grotte sans casque.

Et je ne parlerai même pas de l’absolue évidence du risque monumental de contamination par n’importe quelle forme de virus ou de vie inconnue et indétectable!

On sait qu’Hollywood n’aime pas les casques, vous ne verrez quasiment jamais aucun personnage principal casqué dans des films « historiques ». Normal me direz-vous, la tête c’est pas si fragile que ça, et le risque de contamination par la bouche ou le nez ne doit pas être si inquiétant que ça….

De ce que j’ai pu lire sur le net, ou entendre autour de moi, tout le monde a relevé et brocardé cette erreur stupide.

Bon, ça peut arriver à tout le monde, même les meilleurs scénaristes ou réalisateurs peuvent faire des bourdes. Je ne jugerai pas le film là-dessus.

Errare humanum est, perseverare diabolicum, l’erreur est humaine mais perséverer est diabolique!

Et voilà le problème!!! Mr Scott persévère diaboliquement dans son nouveau Alien : Covenant!!!

Voyez le trailer:

Regardez à 1.00 et à 1.22. Une équipe se baladant en casquette et un gus le visage bien à découvert titillant un oeuf d’Alien!!!

Non content de réitérer sa bourde, le réalisateur en semble fier au point de la mettre bien en évidence à deux reprises dans son trailer….

Lorsque Georges Lucas a compris l’erreur que constituait Jar Jar Binks dans la Menace Fantôme, il a décidé de quasiment supprimer le personnage dans les autres épisodes. On aurait pu espérer que Ridley Scott soit aussi attentif à l’opinion de ses spectateurs….

Rappelons pour l’anecdote, que les trois astronautes d’Apollo 11 ont passé trois semaines en quarantaine à leur retour de la lune…

Disons en guise de conclusion que, malgré tout cela, la bande annonce fait envie, et que je fais confiance au virtuose de la SF qu’est Riddley Scott pour ne pas nous décevoir avec ce nouveau volet de la saga Alien!

Vous trouverez l’intégralité des DVD d’Alien au Pôle Art de la BFM pour vous remettre dans le bain avant d’aller voir ce film qui sort en salle le 18 mai 2017.

 

 

 

Illuminae 1

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Illuminae

Dossier Alexander-01

de Amie Kaufman & Jay Kristoff

chez Casterman

« Question : Racontez nous ce qui s’est passé hier.

Kady Grant : J’étais en cours. Vous allez trouver ça idiot, maintenant, mais j’avais largué mon copain le matin même, et il était assis de l’autre côté de la classe. Du coup, je regardais par la fenêtre en faisant la liste de tout ce que j’aurais dû lui dire, à cet abruti, quand j’ai vu des vaisseaux passer juste au dessus du lycée. Ça a fait trembler les vitres.

Question : Est-ce que vous avez compris ce qui se passait ?

Kady Grant : Non. Mon premier réflexe, ça a pas été : « Oh non, une invasion ! » Officiellement, la colonie de Kerenza n’existe pas, mais il y a quand même régulièrement du passage du côté de la mine et de la raffinerie, alors je me suis dit que ça devait être un vaisseau-chargeur qui volait un peu trop bas. »

Kady est une survivante : lorsque les mercenaires de Bei-teich, une entreprise multistellaire concurrente, attaquent la planète Kerenza, colonie illégale gérée par le consortium Wallace-Ulyanov, elle a pu s’enfuir avec les colons survivants dans une des navettes amies qui patrouillaient à proximité et se réfugier sur l’Hypatia, un vaisseau d’exploration scientifique.

Son ex-petit ami, Ezra Mason, se retrouve lui sur le porte-chasseur Alexander où, après une formation expéditive, il est recruté en tant que pilote chargé de veiller sur la sécurité des rescapés.

La traque commence car non content d’avoir écrabouillé un nombre respectables de civils, Bei-Teich, bien décidé à éliminer ces témoins pour le moins gênants, lance ses vaisseaux à leur poursuite.

Comme si ça ne suffisait pas, l’intelligence artificielle (dénommée AIDAN) de l’Alexander échappe à tout contrôle humain et donne l’ordre d’éliminer le cargo Copernicus qui transportait des centaines de réfugiés.

Que se passe-t-il ?

Pourquoi AIDAN, créé pour protéger les humains, a-t-il pris cette décision insensée ?

Des bruits courent:

« On a vu que la raffinerie avait été touchée. Elle était recouverte de cette espèce de… Je sais pas. C’est pas facile à décrire. Un peu comme… un brouillard, mais en noir. Et ça se répandait dans l’air très lentement, comme de la mélasse. Pas de la fumée non plus. C’était autre chose. »

Était-ce une hallucination collective, une fumée d’incendie, une arme chimique ?

Rapidement, certains rescapés développent une pathologie un brin gênante et peu propice aux relations amicales dans un vaisseau bondé.

« McNulty a crié et a balancé la gamine pour agripper son bras blessé. Elle a heurté le sol, s’est ramassée sur elle-même, et a retroussé les lèvres pour révéler des dents jaunes. Elle s’est jetée sur Henderson et a planté son couteau dans sa combinaison – en plein dans l’œil. Puis quand le corps de Henderson s’est effondré, son regard s’est posé sur moi. Ses grands yeux marrons, brûlants de rage.

La lame dégoulinant de sang dans son petit poing rouge.

« Arrête de me regarder », a-t-elle sifflé. »

Attention ! Coup de cœur pour ce roman construit comme un gigantesque rapport, des pages et des pages de notes, photos, commentaires, entretiens, comme si nous avions sous les yeux un dossier secret déclassifié.

Le tour de force est d’avoir réussi à cibler des héros attachants à travers cette masse d’informations et de personnages.

Miam, miam, miam, 600 pages de bonheur !§