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Ma famille normale contre les zombies

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Ma famille normale contre les zombies

de Villeminot et Autret

chez Nathan

Enfin, une famille bien représentative de notre bon peuple gaulois, « de souche » bien entendu.

Il y a l’homme, le patriarche, celui qui tient la maisonnée : VanZan, 41 ans, 110kg de force tranquille et de sagesse. (Bon, il a un petit problème, rien d’inquiétant d’ailleurs et qui n’enlève rien à son rôle naturel de chef : il se métamorphose quelquefois en ours des cocotiers ou Helarctos malayanus).

La mère Jul ou Jule ou Jul’, dite aussi la Petite Personne, 40 ans, prof d’histoire-géo charmante, adepte du jardinage et sensible à la beauté de toutes choses.

Et leur ribambelle d’enfants :

  • La narratrice MadoLoup, 16 ans
  • Son frère aîné TheoPaïle, 18 ans
  • La sœur cadette Sarouchka, 13 ans
  • Et la petite dernière, Louve, 5 ans

On le voit, la seule originalité de cette belle famille réside peut-être dans la saine mais discrète émulation qui a présidée au choix des prénoms de leurs enfants.

Enfin les vacances ! Tout ce petit monde s’entasse dans le mini-bus et part en chantant des chansons paillardes voire obscènes (que je ne peux donc pas retranscrire!) en direction de la Bretagne, où les attendent les grands-parents maternels.

La mer, le soleil, coquillages et crustacés, sur la plage abandonnée la, la, les goélands la,la,la le bruit du ressac la, la, la.

Tiens, curieux les goélands cette année :

« Deux goélands essaient de briser le pare-brise à coups de bec. Mon père tente de les éloigner à coup de lave-vitre. Mon père tente de les éloigner à coups d’essuie-glaces.

Mon père dit : – Saleté de rongeurs !

Mon père dit : – Tu crois qu’ils ont bouffé des champignons mexicains, Josiane (dite aussi Jul, Jule ou Jul’)?

Mon père dit : – Ou alors, ce sont des galettes bretonnes…

Ma mère ne répond rien. Elle a l’air d’avoir hâte d’arriver. »

Car la mère, fine mouche, a compris qu’il se passait quelque chose. Et de fait, après avoir roulé avec le mini-bus sur quelques corps abandonnés sur la chaussée (et en voie de dépeçage par des goélands enragés), il faut se rendre à l’évidence : il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Bretagne.

Comble de contrariété, Louve se fait grignoter par un de ces odieux volatile.

 » La Petite Personne dit, d’une voix blanche : – Où est Louve ?

Mon frère dit : – Elle dort dans sa chambre. Elle a été attaquée par un de ces killa’asshol’seagulls sur la plage ce matin. Elle a une plaie a la tête.

La Petite Personne (qui a blêmi) dit : – Mon bébé ! Et où sont maman et papa ?

Mon frère dit : – Mamie est allée chercher une infirmière, juste après l’attaque. Papi est allé s’acheter Le Monde une demie-heure plus tard. Ce matin, avant l’apéritif.

Il regarde sa montre, et ajoute : – Sans vouloir me montrer alarmiste, ils auraient sans doute dû revenir depuis plusieurs heures. »

Il faut se rendre à l’évidence, la famille est décimée : Bon-papa et Bonne-maman sont perdus pour la France, Louve tente de boulotter MadoLoup et la charmante longère bretonne se transforme en Fort-Alamo.

VanZan saute dans le bus, tente une sortie et écrabouille les ancêtres. Ah c’est coquin !

J’AI ADORÉ ce bouquin et joie, bonheur, exultation il y a même une suite à cette hécatombe qui s’appelle « Ma famille normale chez les yétis »!

Ridley Scott, persiste et signe….

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Mr Scott est l’auteur de chefs d’oeuvre inconstestés mais hélas aussi de franches bouses. Robin des Bois et Kingdom of Heaven pour ne citer qu’eux.
J’avais bien aimé Prometheus. Malgré son scénario confus et quelques détails agaçants, je l’ai vu comme un très bon divertissement.
Quels détails agaçants? Un en particulier et de taille! Ca :

Ca, c’est ce que l’on suppose être l’élite des scientifiques du futur(vu le prix d’une telle expédition, on est en droit de supposer qu’ils n’ont pas envoyé des Charlot!), explorant une planète inconnue et de toute évidence habitée par on ne sait quoi!

Donc bien entendu, on enlève les casques!!!! Un enfant de 7 ans ayant participé à la moindre sortie spéléologique avec sa classe comprendrait qu’il est débile de se promener dans une grotte sans casque.

Et je ne parlerai même pas de l’absolue évidence du risque monumental de contamination par n’importe quelle forme de virus ou de vie inconnue et indétectable!

On sait qu’Hollywood n’aime pas les casques, vous ne verrez quasiment jamais aucun personnage principal casqué dans des films « historiques ». Normal me direz-vous, la tête c’est pas si fragile que ça, et le risque de contamination par la bouche ou le nez ne doit pas être si inquiétant que ça….

De ce que j’ai pu lire sur le net, ou entendre autour de moi, tout le monde a relevé et brocardé cette erreur stupide.

Bon, ça peut arriver à tout le monde, même les meilleurs scénaristes ou réalisateurs peuvent faire des bourdes. Je ne jugerai pas le film là-dessus.

Errare humanum est, perseverare diabolicum, l’erreur est humaine mais perséverer est diabolique!

Et voilà le problème!!! Mr Scott persévère diaboliquement dans son nouveau Alien : Covenant!!!

Voyez le trailer:

Regardez à 1.00 et à 1.22. Une équipe se baladant en casquette et un gus le visage bien à découvert titillant un oeuf d’Alien!!!

Non content de réitérer sa bourde, le réalisateur en semble fier au point de la mettre bien en évidence à deux reprises dans son trailer….

Lorsque Georges Lucas a compris l’erreur que constituait Jar Jar Binks dans la Menace Fantôme, il a décidé de quasiment supprimer le personnage dans les autres épisodes. On aurait pu espérer que Ridley Scott soit aussi attentif à l’opinion de ses spectateurs….

Rappelons pour l’anecdote, que les trois astronautes d’Apollo 11 ont passé trois semaines en quarantaine à leur retour de la lune…

Disons en guise de conclusion que, malgré tout cela, la bande annonce fait envie, et que je fais confiance au virtuose de la SF qu’est Riddley Scott pour ne pas nous décevoir avec ce nouveau volet de la saga Alien!

Vous trouverez l’intégralité des DVD d’Alien au Pôle Art de la BFM pour vous remettre dans le bain avant d’aller voir ce film qui sort en salle le 18 mai 2017.

 

 

 

Illuminae 1

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Illuminae

Dossier Alexander-01

de Amie Kaufman & Jay Kristoff

chez Casterman

« Question : Racontez nous ce qui s’est passé hier.

Kady Grant : J’étais en cours. Vous allez trouver ça idiot, maintenant, mais j’avais largué mon copain le matin même, et il était assis de l’autre côté de la classe. Du coup, je regardais par la fenêtre en faisant la liste de tout ce que j’aurais dû lui dire, à cet abruti, quand j’ai vu des vaisseaux passer juste au dessus du lycée. Ça a fait trembler les vitres.

Question : Est-ce que vous avez compris ce qui se passait ?

Kady Grant : Non. Mon premier réflexe, ça a pas été : « Oh non, une invasion ! » Officiellement, la colonie de Kerenza n’existe pas, mais il y a quand même régulièrement du passage du côté de la mine et de la raffinerie, alors je me suis dit que ça devait être un vaisseau-chargeur qui volait un peu trop bas. »

Kady est une survivante : lorsque les mercenaires de Bei-teich, une entreprise multistellaire concurrente, attaquent la planète Kerenza, colonie illégale gérée par le consortium Wallace-Ulyanov, elle a pu s’enfuir avec les colons survivants dans une des navettes amies qui patrouillaient à proximité et se réfugier sur l’Hypatia, un vaisseau d’exploration scientifique.

Son ex-petit ami, Ezra Mason, se retrouve lui sur le porte-chasseur Alexander où, après une formation expéditive, il est recruté en tant que pilote chargé de veiller sur la sécurité des rescapés.

La traque commence car non content d’avoir écrabouillé un nombre respectables de civils, Bei-Teich, bien décidé à éliminer ces témoins pour le moins gênants, lance ses vaisseaux à leur poursuite.

Comme si ça ne suffisait pas, l’intelligence artificielle (dénommée AIDAN) de l’Alexander échappe à tout contrôle humain et donne l’ordre d’éliminer le cargo Copernicus qui transportait des centaines de réfugiés.

Que se passe-t-il ?

Pourquoi AIDAN, créé pour protéger les humains, a-t-il pris cette décision insensée ?

Des bruits courent:

« On a vu que la raffinerie avait été touchée. Elle était recouverte de cette espèce de… Je sais pas. C’est pas facile à décrire. Un peu comme… un brouillard, mais en noir. Et ça se répandait dans l’air très lentement, comme de la mélasse. Pas de la fumée non plus. C’était autre chose. »

Était-ce une hallucination collective, une fumée d’incendie, une arme chimique ?

Rapidement, certains rescapés développent une pathologie un brin gênante et peu propice aux relations amicales dans un vaisseau bondé.

« McNulty a crié et a balancé la gamine pour agripper son bras blessé. Elle a heurté le sol, s’est ramassée sur elle-même, et a retroussé les lèvres pour révéler des dents jaunes. Elle s’est jetée sur Henderson et a planté son couteau dans sa combinaison – en plein dans l’œil. Puis quand le corps de Henderson s’est effondré, son regard s’est posé sur moi. Ses grands yeux marrons, brûlants de rage.

La lame dégoulinant de sang dans son petit poing rouge.

« Arrête de me regarder », a-t-elle sifflé. »

Attention ! Coup de cœur pour ce roman construit comme un gigantesque rapport, des pages et des pages de notes, photos, commentaires, entretiens, comme si nous avions sous les yeux un dossier secret déclassifié.

Le tour de force est d’avoir réussi à cibler des héros attachants à travers cette masse d’informations et de personnages.

Miam, miam, miam, 600 pages de bonheur !§

Horrorstör

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Horrorstör

de Grady Hendrix

chez Milan et demi

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Amy était pourtant pleine d’espoir, elle avait tout fait pour intégrer l’université, mais par manque d’argent elle devait maintenant travailler dans cet immense espace soigneusement labyrinthé : le magasin Orsk, le paradis des consommateurs (bien entendu toute ressemblance avec les chaînes Ikea ou Alinea serait totalement fortuite).

Sa bête noire est Basil, le responsable, celui qui a le pouvoir de décider du sort de chacun : on est efficace et un avenir radieux s’offre à vous, les ventes baissent, au revoir chère collègue.

Elle en est sûre, son sort est scellé, elle va faire partie de la prochaine charrette des condamnés.

Mais depuis quelques semaines, il se passe de drôles de choses après la fermeture du magasin : des meubles sont déplacés, des lits utilisés. Contre toute attente, c’est à elle que Basil a pensé pour former une équipe de choc avec Ruth-Ann, sa collègue.

Ils doivent tous les trois faire des rondes et surprendre le resquilleur.

Il s’appelle Carl, c’est un homme à la dérive qui se laisse enfermer le soir pour profiter des lits et des toilettes du magasin.

Mais Carl n’est pas seul. Au hasard de leur déambulations nocturnes, Amy et Ruth-Ann ont surpris leurs collègues, Trinity et Matt.

Trinity et Matt ont découvert que le magasin était bâti sur le site d’une ancienne prison gérée par un gardien d’un sadisme raffiné : Josiah Worth. Les conditions de détention étaient telles que la mort et la folie abrégeaient rapidement la vie des détenus.

Ils sont là pour filmer d’éventuels phénomènes paranormaux générés par les âmes torturées de ceux qui sont morts dans cette enfer nommé La Ruche, en faire un petit film croquignolet et pourquoi pas une émission de télé-réalité.

Tout ce qui va se passer ensuite va dépasser leurs espoirs les plus fous…

« Du fluide jaillit de nouveau de la bouche de Trinity. La lueur des bougies se reflétait sur la surface ondulante de la masse immonde, amplifiant ses ondulations. Alors que Trinity continuait de régurgiter encore et encore, l’agglomérat se rapprocha d’elle, tendant ses filaments vers son visage, s’accrochant à ses cheveux, ses oreilles, collant à ses joues, recouvrant ses traits de son plasma laiteux.

Il recouvrit son visage, ses épaules jusqu’à ce qu’il ne reste plus de la jeune femme qu’un torse surmonté d’un globe visqueux dont les côtés se soulevaient comme s’il respirait pour elle. »

Il y a en effet une présence maléfique qui hante les lieux : celle de Josiah Worth, le gardien fou.

Et il n’est pas seul…

« Ruth-Ann fut de nouveau entraînée en arrière. Avec une telle violence qu’Amy la lâcha. Elle s’élança pour la récupérer mais elle n’était pas assez rapide.

-Ruth-Ann ! Cria-t-elle.

Son amie ne semblait plus effrayée. Elle ne résistait plus. Elle avait cessé de lutter.

-Ne t’inquiète pas, lança- t-elle. Si je ne les vois pas, ils ne me voient pas non plus.

Et sur ces mots, elle s’enfonça les doigts dans les orbites et se creva les yeux. »

Gros coup de cœur pour ce roman qui a l’apparence d’un catalogue publicitaire comme ceux qui envahissent régulièrement nos boites aux lettres.

J’ai cru au début à une critique du monde du travail, avec ce mode de fonctionnement particulier à ces grandes enseignes : nous sommes une grande famille, votre famille, soyez disponible à tout moment, dans n’importe quelle condition sinon nous nous passerons de vos services.

Et soudain d’une façon imprévisible le roman a basculé dans l’irrationnel et l’horreur…

Miam, j’ai adoré !

 

 

Lady Helen: le Club des Mauvais Jours

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Lady Helen : le club des mauvais jours T1

de Alison Goodman

chez Gallimard

1507-1

Londres 1812, Lady Helen Wrexhall réside chez son oncle et sa tante, Lord et Lady Pennworth.

Elle est orpheline, son père et sa mère sont morts dans des circonstances étranges voire scandaleuses et son oncle est inflexible, il lui est interdit d’y faire la moindre allusion.

« J’ai longuement réfléchi à cette éventualité d’une allusion à ta mère. Il me paraît peu vraisemblable que Sa Majesté parle d’elle. Toutefois, je suis certain que tu vas devoir affronter des remarques impertinentes d’autres femmes au palais, et plus tard, tout au long des réjouissances de la saison. Il faut que tu les ignores autant que possible. Si ce n’est pas possible, voilà ce que tu devras dire:

« Ma mère s’est noyée en mer, ce qui était la meilleure solution pour toutes les personnes concernées. »

Helen se figea.

-Je vous demande pardon, mon oncle ? »

Elle a un frère, Andrew, très aimant mais peu intéressé voire franchement agacé par les velléités d’indépendance de sa sœur.

En effet, même étiquetée « label rouge », noblesse oblige, Lady Helen n’est qu’une poulette bien emballée sur les étals d’un supermarché de luxe avec la mention « prête au mariage, à consommer avant la date de péremption ».

Malheureusement sa marge de manœuvre est très limitée : son oncle, gestionnaire de sa fortune, a la même opinion des femmes que le délicieux Donald Trump.

Sa nièce est pour lui trop intelligente, trop vive, trop impertinente, défauts à cacher absolument pour ne pas faire fuir d’éventuels prétendants.

L’avenir de Lady Helen apparaît bien sombre et étriqué, alors même qu’il lui semble développer d’étranges pouvoirs.

Elle voit de mystérieux halos bleus autour des personnes de son entourage, anticipe des événements, s’immisce dans l’esprit des gens… Est-elle en train de devenir folle ?

Dieu merci, elle va rencontrer Lord Carlston…

Certes on accuse ce dernier, excusez du peu, d’avoir assassiné sa femme, mais comme il est riche, puissant et qu’il a beaucoup de relations, cela ne porte pas à conséquence.

Elle va tomber en pâmoison devant ce sulfureux personnage et découvrir grâce à lui un monde sombre et violent en marge de sa vie bien rangée.

Oui, elle a des pouvoirs extraordinaires, elle est promise à un destin exceptionnel, mais des forces démoniaques la guettent !!! Des êtres qui, ayant toutes les apparences de la normalité, colonisent les corps humains…

« Mais cet homme n’était pas normal. Deux longs tentacules d’énergie sortaient de son dos, aussi fins que des fouets et chargés d’une électricité d’un bleu éclatant. Un autre tentacule, aussi gros qu’un bras et de la couleur bleu-noir d’une contusion, se déploya dans l’air au-dessus de la femme comme une sangsue géante, d’aspect obscène, puis s’enfonça dans sa poitrine. La femme se convulsa et sa tète heurta le mur tandis que la tentacule la transperçait, frémissant d’un afflux d’énergie pale. »

Oups !!!

Notre pauvre Helen est donc confrontée aux errements à caractère fortement libidineux de ceux qu’on appelle au choix les Abuseurs, les Pavors, les Luxurs, les Cruors et les Hedons, mais elle réagit, et c’est tout à l’honneur de la Reine et de l’Empire, avec beaucoup de flegme et de curiosité.

Elle est née pour lutter contre ces monstres : elle est une Vigilante…

Ce roman, premier tome d’une trilogie, est plein d’humour, inventif et trépidant.

Zombies panic miam miam !!!

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Zombies panic

de Kirsty McKay

au Seuil

9782021071184

Bobby est restée dans le car avec le chauffeur, et Rob Smitty le bad boy du lycée. Et même si elle a une furieuse envie d’aller satisfaire un besoin pressant, elle n’ira pas rejoindre cette punaise d’Alice Hicks et sa bande de décérébrées. Ce voyage scolaire est un échec total et cet arrêt au restaurant lui permet de souffler un peu.

Elle ne le sait pas encore, mais être le mouton noir du lycée a quelques avantages :

 » – Respire un bon coup, et raconte nous ce que tu as vu.

-Je vous l’ai dit : ils sont tous morts, répète-t-elle, la mâchoire crispée. J’étais dans le restaurant, je suis allée aux toilettes… Quand je suis revenue, ils étaient tous affalés sur les tables, on aurait dit qu’ils s’étaient endormis. Au début, j’ai cru que c’était une mauvaise blague, alors je me suis approchée de Libby, Em et Shanghai, et quand j’ai secoué Em, elle est tombée par terre.

Les lèvres d’Alice tremblent et ses yeux se remplissent de larmes.

-Elle ne respirait plus. Plus personne ne respirait !

-Tu en es sûre ? »

C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour Bobby.

La bonne nouvelle, c’est que la totalité des pécores ont été éliminées d’un coup, la mauvaise c’est qu’Alice Hicks, la pire d’entre elles, a survécu.

Il y a également Pete Moore, dit l’Albinos, autre laissé pour compte qui s’était réfugié dans les toilettes.

La situation va rapidement devenir incontrôlable, les morts ne se contentant pas de rester à l’état de cadavres.

Notre fine équipe est bloquée dans le car, la neige tombe, il fait un froid glacial et tous les clients du restaurant -lycéens , profs et clients de passage- commencent à les lorgner comme de potentiels hamburgers.

C’est le moment de faire preuve d’imagination et de célérité !

La fuite, il n’y a que ça de vrai !

Ah les zombies, une manne pour les auteurs, car qui peut résister à un morceau bien juteux (je demande toujours la cuisson saignante !!!) et qu’importe si c’est le bras ou la jambe du voisin !

Mais ce roman est une bonne surprise avec un rythme haletant et beaucoup d’humour.

Personnellement j’adore les enfants contaminés que notre héroïne baptise illico les zombinos, les zombies en kilt (Écosse oblige!) qui cornemusent à tout va dans les vertes prairies.

Il y a également les animaux zombies dont un vache particulièrement fringante :

 » Elle n’a pratiquement plus de tête : crâne blanc parsemé de tâches sanguinolentes qui ont été un museau, une bouche, des joues. La peau sur son énorme ventre enflé est tendue à se rompre, transparente, et les organes, visibles, frémissent. Elle avance si gonflée qu’elle est à peine capable de marcher et tombe dans l’eau. Mais ces yeux demeurent rivés sur moi et Marguerite a soif de sang. »

Difficile après ça de prétendre que c’est de la viande bio !

Classiquement il y a un virus, l’antidote, les méchants du laboratoire Xanthro, et des zombies, des zombies, des zombies et encore des zombies…

Pour se faire peur pendant les vacances en guettant sur le sable les possibles symptômes chez vos voisins de rabanes !!!

Série Sleepy Hollow

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Tout commence avec une petite nouvelle fantastique/comique de Washington Irving, auteur américain du XIXeme siècle, publiée en 1820 sous le titre de « La légende de Sleepy Hollow »

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Cette nouvelle inspirera à Tim Burton son superbe film « Sleepy Hollow » en 1999 et fera entrer le cavalier sans tête dans la liste des icônes macabres du cinéma.

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Signalons aussi la version de Walt Disney de 1949 :

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Ichabod Crane a subit bien des transformations depuis sa naissance sous la plume de Washington Irving.
Dans cette série, il devient un soldat nordiste de la Guerre d’Indépendance. Espion et ami de Georges Washington, il se retrouve face à face avec un mystérieux soldat allemand lors d’une bataille et le décapite avant de succomber aux blessures que ce dernier lui a infligées.
Les deux ennemis se réveillent au XXIe siècle et poursuivent leur affrontement de nos jours….

Sleepy-hollow

Le scénario est éloigné à l’extrême de l’histoire originale. Difficile de présenter une série sans spoiler les lecteurs, mais disons que le Cavalier s’avère être qu’une des nombreuses monstruosités existante que Ichabod, accompagné d’une officier de police s’efforceront de combattre.

Si cette série n’est clairement pas la meilleure qu’il m’est été donné de voir, je lui reconnaîs tout de même de très bons côtés :

– l’humour : la présence déconcertante d’un homme du passé dans notre monde contemporain suscite de nombreux gags, sans toutefois tomber dans la bouffonnerie façon Visiteurs. De plus toute la série brosse un portrait caustique de l’Amérique contemporaine vue par un soldat idéaliste de l’époque des Pères Fondateurs des Etats-Unis transporté dans une époque bien éloignée des idéaux de l’époque….

– Les acteurs sont bien dans leur rôles qu’ils interprètent avec beaucoup d’humour et avec un plaisir évident.

– Si la série reste, bien évidemment très politiquement correcte, elle se permet des incartades occasionnelles mais savoureuses.

– L’unité d’action : évidemment construire une série uniquement sur la confrontation entre Crane et le Cavalier eut été risqué. La série approfondit donc leur histoire, intègre progressivement de nouvelles créatures fantastiques, sans que cela nuise pourtant à l’intrigue principale ni ne crée une impression d’arche de Noé de l’étrange comme dans True Blood. Du moins pour l’instant….

En résumé, si vous cherchez une série gentiment sombre, sans prises de têtes, pour se détendre, Sleepy Hollow devrait vous satisfaire.

Vous trouverez ces différentes versions de Sleepy Hollow a la BFM !

  • La nouvelle originale : Jeunesse LIT IRV
  • DVD de l’adaptation de Walt Disney : DVD CINE PRI
  • Film de Tim Burton : DVD CINE BUR
  • La série : CINE SLE