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La Cité, dernier tome

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C’est Arthur qui prend la parole dans cet ultime tome de la série. On apprend qu’il bénéficie d’un statut privilégié dans La Cité et, par ses yeux, le lecteur comprend progressivement tout. On découvre – mais il serait fort cruel de tout dévoiler – pourquoi cette fascinante Cité existe, pourquoi ceux qui l’ont imaginée ont développé, à coups de millions de dollars, un réseau mondial capable de pénétrer au plus près de l’intimité de chaque joueur, à la frontière de la légalité.

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Un jeu vidéo dans lequel la vie peut être plus belle que la vraie vie, où l’on peut configurer son personnage pour être celui que l’on a envie d’être, en bien mieux que celui que l’on est en réalité, c’est un rêve ? Ce jeu vidéo existe (enfin presque, puisqu’il s’agit d’un roman) : c’est La Cité, lancé à grand renfort de pub faite pour intriguer les amateurs de jeux. Un jeu dont on ne connaît pas le but, au nombre de joueurs limité à quelques millions, sélectionnés à travers le monde.

Dans les premiers tomes de La Cité, on fait connaissance avec l’environnement (ce jeu tellement réaliste qu’il en est terriblement addictif), avec les personnages, (ceux du jeu et ceux qu’ils sont dans la vraie vie). Et puis petit à petit, on se rend compte que ça dérape.
Dans La Cité, il n’y a pas que des Bisounours, pas que des ados gentils à la recherche d’eux-mêmes. Il y a aussi de la violence, des clans. Mais tout au long des quatre premiers tomes, la question reste la même : qui est derrière ce jeu? Le cinquième – et dernier – tome de la série (sous-titré #La bulle) donne la réponse.

La Cité est une cité perdue, dans laquelle errent des Ombres qui font penser aux zombies. Le jeu ne fonctionne plus. Sur les forums liés au jeu, les joueurs se cherchent, s’interrogent. Certains joueurs ont été « éjectés » du jeu. D’autres se sont rendus compte que le matériel qui leur permettait d’accéder à La Cité ne répond plus. Un seul joueur y accède encore. Bientôt, il ne rencontre plus que les Ombres, fantômes de joueurs déconnectés, et les avatars de ceux qui furent ses amis. Et c’est par les yeux de ce joueur que l’on apprend à voir La Cité autrement. On sait désormais qui a créé le jeu et pourquoi.

En filigrane, le roman offre quelques pistes de réflexion qui, dans la vraie vie, font un peu froid dans le dos. De quoi donner au lecteur, celui en tout cas qui se pose des questions sur Internet, sur la collecte de données privées, sur l’utilisation actuelle ou future de ces données et sur la sincérité de ces « amitiés » qui se nouent sur les réseaux sociaux, l’envie de faire attention à ce qu’il laisse de lui-même sur le net.

Retrouvez ce livre dans les rayons de la bibliothèque. Pour voir sa disponibilité, c’est par là : 
La Cité, Tome 5, La Bulle, Karim Ressouni-Demigneux

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J’ai testé pour vous…

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… recréer Game of Thrones avec le jeu vidéo Les Sims Médiéval.

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Je me suis remise à jouer aux Sims à l’annonce de la sortie imminente d’une nouvelle version du jeu, Les Sims 4 (en septembre 2014). Pourquoi les Sims Médiéval ? Parce qu’il dépasse ce qu’était le jeu Les Sims au départ.

Tout d’abord, dans les Sims Médiéval, aucune construction n’est vraiment à faire. Au mieux, vous pouvez refaire la déco, mais ce n’est, bien souvent, pas la priorité de ce jeu. Pareillement, créer un Sims se fait rapidement, les choix étant limités. On peut toutefois appeler son Sims comme on le souhaite et l’habiller et coiffer à notre goût.

Tout d’abord, il nous est demandé de créer un souverain. Quoi de plus normal ? Un royaume sans souverain, eh bien…. ce n’est pas un royaume 😉
Pour ma part, mon souverain s’appelle Cersei Lannister (eh oui, comme quoi, Cersei finit toujours par avoir ce qu’elle veut). C’est une jolie tête blonde, avec des habits rouge et or. Pour le côté Game of Thrones, pour l’instant, c’est tout bon.

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Le principe de ce jeu est d’accomplir des missions et c’est là que les choses coincent un peu, Cersei Lannister étant connue pour sa grande cruauté et son aversion pour le peuple. Sauf que dans les Sims Médiéval, il faut s’occuper du peuple et se faire aimer de lui. On repassera sur ce point, même si parfois on peut se faire des petits plaisirs de cruauté (comme envoyer un Sims au pilori sans aucune raison apparente par exemple)…

Il y a d’autres limites à recréer réellement les sept royaumes de Game of Thrones : il ne peut y avoir qu’un roi/une reine, pas de neige pour Winterfell, pas de Mur, etc. etc.

On peut créer d’autres personnages que le souverain : un(e) forgeron(ne), un(e) espion(ne), un(e) sorcier(e), un(e) commerçant(e), un(e) prêtre, etc.

Chacun a des missions qui lui sont propres. Nos personnages se croisent donc et se décroisent, au contraire de l’oeuvre de G. R. R. Martin, dans laquelle certains personnages se côtoient sans jamais se voir.

Bien évidemment, parfois, cela donne des situations cocasses : par exemple, dans mon royaume, Brienne de Tarth est devenue sorcière et mère de Tyrion Lannister, ou encore Gendry le forgeron est devenu le meilleur ami de Snow Lannister (un petit mélange ne fait de mal à personne, non ?), l’espionne. Aucun risque que ça arrive dans le vrai Game of Thrones donc !

Une partie peut devenir du grand n’importe quoi en très peu de temps si on décide de jouer avec les personnages 😉

No Pasarán, Endgame

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Et si l’Expérience ultime n’était pas seulement un jeu vidéo mais un moyen de remonter le temps ?
Éric est retourné dans ce qu’il croyait encore être un jeu pour libérer Andreas. Au moment où il l’a retrouvé dans le Paris de 1942, son ancien camarade de classe lui a échappé et s’est enfui avec la disquette. Perdu pour de bon. Lâché, tel un monstre, dans la France de l’Occupation. Prêt à tout pour renverser le cours de l’Histoire et faire gagner le camp des bourreaux !
Qui peut encore l’arrêter ? Éric et Thierry sont désormais hors jeu. Gilles, le frère d’Éric, reporter de guerre, se porte volontaire pour retourner dans une France vert-de-gris, où des policiers français traquent des enfants, où des miliciens prêtent main-forte aux nazis. Il n’aura aucun droit à l’erreur, ni dans le jeu ni dans la vie réelle. Car il n’y a pas de point de sauvegarde. Il n’y en a jamais eu…

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Dans ce troisième et dernier tome, on retrouve toujours les mêmes personnages : Eric, Thierry, Gilles, Khaled, Andreas…

Gilles qui rentre du Moyen-Orient. Eric qui se trouve une alliée inespérée dans sa quête de la vérité en la personne de Nita Salaun, la mère d’Andreas. Thierry qui est devenu interne pendant les vacances et qui aide la famille Boudjedrah. Et toujours Andreas qui est coincé dans le jeu, mais pas dans la position à laquelle on aurait pensé au départ.

Eric et Thierry ne peuvent plus retourner dans le jeu. Ils y sont morts et la partie est finie pour eux. Game over. Le seul qui le peut encore est Gilles, ce journaliste qui a vu tant d’horreurs pendant la guerre en Irak.

L’histoire est devenue plus sérieuse, moins enfantine. Les lecteurs ont grandi, l’histoire aussi. On peut parler de roman engagé (dans une certaine mesure) qui n’a pas peur de dénoncer la violence des jeux vidéos et tout ce qu’ils impliquent : la violence dans la réalité, le fait que certaines personnes ne font pas la différence entre réalité et virtuel (l’actualité le montre un peu tous les jours). Il y a aussi la dangereuse montée de Patrie et Renouveau et les personnes qui sont à sa tête, même si elles ne sont pas précisément nommées.

On voit tout de suite que l’auteur s’est très bien renseigné, qu’il a fait de nombreuses recherches. Il y a un vrai travail de fond. Loin, très loin de certains livres insipides et inutiles. On est happé dans les horreurs de la guerre de 1939-1945, ses acteurs (Pétain, Eichman, Klaus Barbie…), ses actes abominables (la rafle du Vél’d’Hiv)…

Je trouve que le début de ce troisième tome est long et assez éloigné de ce qu’il se passe dans le premier tome car il se trouve surtout dans la réalité. Je me suis même demandée à plus d’une reprise quel était le lien avec l’histoire de base. On le comprend un peu avant la moitié du roman, après être reparti dans le jeu vidéo. Dans ce jeu vidéo étrange qui pourrait bien changer le cours de l’humanité et notre passé pour toujours. C’est à partir de ce moment là que l’on comprend tout l’intérêt de la première partie du roman 🙂

La fin, quoique prévisible, est rondement menée et est à l’image de cette trilogie : tout à fait réussie 🙂

La Cité, un jeu unique

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La Cité, tome 3.

Après Harry et Liza, voici JC qui prend la parole. Derrière ces initiales se cache en réalité une jeune fille : depuis son Brésil natal, elle avance masquée dans LA CITE à la recherche de son frère, grand fan de jeux vidéo, qui a disparu.

la cité tome 3 le pacte des uniques

Arthur, lui, vient de réapparaître dans LA CITE. Les quatre « amis » de la maison de verre sont donc de nouveau réunis. même si leur cohésion est malmenée par leurs histoires personnelles, ils affrontent ensemble maladies, nouveaux dangers et autres attaques d’Ombres.
Plus que jamais, ils veulent percer les mystères de LA CITE.
Qui est aux commandes de ce jeu en ligne révolutionnaire ? Que cherchent ces Uniques qui proposent aux joueurs de fusionner 

entre eux pour accroître leurs pouvoirs ? Les Affranchis, qui se moquent des règles imposées par LA CITE, sont-ils aussi vertueux qu’ils en ont l’air ?
Tout s’accélère, réel et virtuel s’entremêlent. Harry, Liza, JC et Arthur font la vertigineuse expérience de la liberté…
Jusqu’où ?

Peut-on rester soi-même en fusionnant avec d’autres? Devenir Unique tout en n’étant pas seul ? Rejoindre les Uniques sans risquer de se perdre ? Dans La Cité, certains joueurs le croient. D’autres, méfiants, observent avant de se lancer dans une fusion. D’autres encore refusent catégoriquement l’idée. Même si l’on est dans un jeu vidéo unique, on ne sait quand même pas bien où l’on va ni qui manipule qui dans ce jeu de miroirs..

Le deuxième tome de La Cité (« La bataille des confins ») m’avait laissée sur ma faim et un peu dubitative : allait-on vers une bonne ou une mauvaise suite de la série? Le troisième tome (« Le pacte des Uniques ») m’a réconciliée avec cette histoire qui mêle vie virtuelle et vraie vie des personnages. D’autant plus que l’on y découvre le vrai JC. Jusque-là, on se disait que ça pouvait tout aussi bien être Jésus Christ que Jean-Claude ou Jules César.
Finalement, JC, figurez-vous, est une fille dans la vraie vie. Mais oui. Et surtout, c’est un personnage bien plus riche que prévu. Avec, dans sa vraie vie de personnage de roman, des proches qui semblent très intéressants pour la suite de l’histoire. Ah non, je ne vous en dirai pas plus. Non, n’insistez pas. A vous de lire les trois premiers tomes de La Cité.

Revenons un peu à nos moutons et donc au « Pacte des Uniques », dans lequel réapparaît un personnage que l’on avait cru perdu, Arthur. Et apparaissent au grand jour quelques sentiments qui laissent présager des suites… Dans cette société virtuelle et miniature qu’est La Cité, on retrouve finalement les mêmes phénomènes que dans la vraie vie.
Sentiments, jalousies, manipulations, phénomènes de groupes… On ne sait toujours pas qui a créé La Cité et quel est son but. Quand je vous dis que ça ressemble à la vraie vie… Vivement la suite!

No Pasarán, le Jeu

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Tome 1 et 2 : No Pasarán le Jeu et Andréas le Retour

Eric et Thierry n’avaient jamais prêté attention à cet insigne sur la veste en cuir de leur copain Andréas. Une ancienne décoration militaire parmi beaucoup d’autres. Jusqu’au jour où, dans une boutique de jeux vidéo à Londres, le vendeur, un vieil homme, avait pointé l’index vers l’insigne. Il était devenu livide, s’était mis à crier. Puis il leur avait donné le jeu, leur avait ordonné d’y jouer.
Dans la boîte, une simple disquette. Et pourtant, ce qu’ils voyaient sur leur écran d’ordinateur dépassait de loin tout ce qu’ils auraient pu imaginer.
– Choisissez votre mode de jeu, avait demandé la voix.
L’Expérience ultime n’est pas seulement un jeu vidéo, mais plutôt un passeport vers l’enfer, qui les renvoie dans le passé, sur le Chemin des Dames en 1917, à Guernica sous les bombes en 1937 ou à Paris pendant les rafles de juillet 1942… Eric et Thierry vont s’y brûler. Andréas, aveuglé par ses obsessions, va s’y perdre. A moins que ses deux camarades tentent l’impossible pour le ramener.

no pasaran le jeu

Ce premier tome m’a marqué. J’ai absolument adoré. Eric, Andréas et Thierry sont un groupe d’amis qui partent en voyage scolaire à Londres. En passant devant un magasin de jeux vidéo, ils décident d’entrer. L’histoire, jusque ici, semble plutôt banale. Sauf qu’ils ne savent pas ce qui les attends : un jeu tout droit sortit de l’enfer, un jeu qui les fait basculer dans une réalité virtuelle où tout peut arriver. Sympa !! Enfin… pour nous 🙂

J’ai découvert No Pasarán lors d’une lecture que j’avais à faire pour le collège (oui, je suis en mode je raconte ma vie 😉 ). Ça ne date pas d’hier ! 🙂 Mais ce roman m’est resté, m’a marqué. Je me rappel l’avoir dévoré, adoré et être déçue qu’il n’y ait pas de suite. L’histoire est construite brillamment et on est loin des clichés du genre : « je te tue, tu me tues… GAME OVER ».
Ayant quitter le collège, j’ai mis de côté ce livre, sans toutefois l’oublier. Et je suis tombée sur la nouvelle version qui est sortie il y a quelques mois déjà. Oh joie et bonheur ! Quelques jours plus tard, que vois-je à la Bfm ? le tome 2 de No Pasarán, le Retour d’Andréas. Joie et bonheur, deuxième édition ! Et hop, un de plus dans ma PAL.

Le second (lu récemment donc) est plus un tome de transition. On retrouve deux des trois personnages principaux, mais aussi d’autres comme Gilles reporter de guerre en Irak, le copain Khaled etc… On n’y apprend pas grand chose. On n’avance pas beaucoup : les autorités ne savent pas où est Andréas, Eric sent que quelque chose cloche… des petites choses comme ça qui permettent à certains éléments de se mettre en place. A la fin de ce tome, l’histoire repart vraiment, et on trépigne d’impatience d’avoir le tome suivant entre les mains 😉

La Cité, ça rend accro, un peu, beaucoup, pas du tout ?

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Comme Thomas, le narrateur du tome 1, Polly est devenue une fan absolue de La Cité. Ce jeu en ligne révolutionnaire lui a enfin ouvert l’horizon de la petite île trop tranquille où elle vit… même si cela agace prodigieusement sa mère.

la cité tome 2

J’imaginais tous les possibles, toutes les promesses de La Cité et pensais alors que les dangers annoncés par la publicité seraient de délicieux frissons; à presque un an de distance, je dois bien avouer que je baignais alors dans une illusion que les événements récents ont définitivement dissipée. Polly (Liza dans La Cité)

La Cité. Ce n’est pas une ville, mais un jeu vidéo en ligne. Un jeu où l’on n’est ni tout à fait un autre, ni tout à fait soi même.
Polly a eu la chance (la malchance? Pour l’instant on n’en sait finalement rien) de pouvoir s’inscrire et intégrer le jeu, comme des dizaines de millions d’autres joueurs de par le monde. Son avatar s’appelle Liza. Comme les autres, elle n’a ni le droit de donner son vrai nom ni celui de donner des indications sur sa vraie vie lorsqu’elle est dans La Cité. La « lumière blanche » veille, punit ceux qui transgressent cette règle.

Liza a des amis dans La Cité, alors que Polly n’en a guère dans la vraie vie, sur son île. Ses amis, ou plutôt leurs avatars, s’appellent JC, Arthur, Harry et c’est La Cité qui les lui a choisis. Mais Arthur a disparu, sans doute enlevé.

La Cité, de jeu merveilleux ouvert sur tous les possibles passe peu à peu à jeu trouble avec scènes de violence, questions sans réponse, dangers. Et Polly, de plus en plus accro, cherche justement des réponses. Des réponses, La Cité en apporte… à Liza. Mais qu’est-ce qui est vrai dans La Cité ? Qui tire les ficelles ? Quel est le but du jeu ? Ni Thomas/Harry, ni Polly/Liza ne l’ont encore découvert.

La bataille des Confins (drôle de titre, qui correspond, allez, à quelques paragraphes de La Cité, tome 2) m’a laissé la même impression que La Cité tome 1 (« La lumière blanche »). Un très curieux et très inhabituel mélange d’envie de lire la suite et de s’arrêter là. L’idée de départ est bonne, les personnages sont bien posés. Mais je me demande où l’auteur, Karim Ressouni-Demigneux, veut en venir dans l’intrigue. Bon d’accord, je lirai le tome 3, petite curieuse que je suis. Parce que quand même, j’aimerais bien savoir quel est le but du jeu… Et puis parce que La Cité fait partie de ces livres qu’on emporte facilement sur la plage (la preuve, tout ce sable…). Et ça, c’est pas vrai avec tous les livres ! 😉

Tiens, une petite question : vous étiez-vous demandé, vous qui jouez à des jeux en ligne, ce que devient votre avatar quand vous ne jouez pas ?

Assassin’s Creed : le(s) roman(s)

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Assassin’s Creed : le(s) roman(s)

Assassin’s Creed : Renaissance

De Oliver Bowden

Traduit de l’anglais par Claire Jouanneau

Castelmore – 2012 

Curieuse de découvrir l’univers de ce jeu vidéo si prisé, et n’ayant pas lu la bande dessinée, je me suis penchée avec intérêt sur le livre. Renaissance est le premier tome d’une série, puisque, si j’ai bien compris, le héros va se balader dans le temps.

Résumé : Ezio Auditore est le fils d’un riche banquier de Florence, au temps des Medicis. Insouciant, bagarreur et séducteur, sa vie bascule subitement suite à une fausse accusation de complot contre son père. Il voit ce dernier ainsi que ses deux frères pendus sans presque de procès. Décidé à se venger coûte que coûte, Ezio prend d’abord le temps de se former au combat : des prostituées lui apprennent à devenir invisible dans une foule, son oncle lui enseigne l’épée…

Quelques armes un peu plus originales réalisées par son ami Leonard de Vinci en suivant les pages d’un vieux codex (une dague rétractable, un pistolet miniature par exemple) viennent compléter cet arsenal. Ezio est prêt, et il tue ses premiers ennemis, commençant alors à dévider une pelote d’alliances qui le dépasse complètement. Il comprend que sa famille fait partie d’une société secrète, les Assassins, chargés de contrer la non moins clandestine ligue des Templiers, avides de richesses et de domination.

L’enjeu ultime de la lutte ancestrale est une Pomme, un objet magique qui, judicieusement coordonné en plein cœur de Rome, pourrait faire accéder à un pouvoir suprême. Traversant Florence, Venise, bref toute l’Italie des Cites-Etats, croisant moult personnages historiques (les grands de cette époque, Léonard, Machiavel, etc), Ezio accepte peu à peu sa destinée particulière d’une sorte de prophète. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à s’intéresser aux jupons qui passent, bien sûr.

Mon avis : L’univers est touffu, on ne peut pas dire ! Les personnages, quoique bien campés, montrent assez peu de psychologie, l’intrigue étant toute occupée par de l’action à rebondissements, encore et toujours dans un rythme qui parvient malgré tout à se maintenir avec logique. Oliver Bowden réussit à montrer sans trop d’artifice les moments où l’on devine que le joueur sur sa console forme son personnage, le fait chercher des solutions à un problème… J’ai été très amusée par cette idée de grimper aux murs comme un cabri, et je devine ce que cela doit donner dans le jeu !

Nous prenons le temps de nous insérer dans cette Italie de la Renaissance et ses coteries adverses, j’ai eu plusieurs fois envie de vérifier la véracité de certains épisodes mais il semble que le fond soit solide, notamment dans l’emploi des nombreuses figures historiques. On ne sait pas trop pourquoi, la part belle est faite à Léonard de Vinci. J’aurais bien aimé voir Machiavel également développé, il était tellement dans le ton !

Un problème reste toutefois l’écriture, correcte mais plutôt rapide, et un narrateur externe surplombant qui ne donne pas vraiment de chance de s’attacher à Ezio. C’est un peu dommage, même si cette faiblesse se noie bizarrement et facilement dans l’amas d’aventures qu’affronte le héros, tuant à tour de bras et s’absolvant à chaque fois d’un grave « requiescat in pace ».

Je ne regrette pas ma découverte, et vais peut-être tenter une ou deux bandes dessinées pour mieux saisir l’univers visuel, peu sensible dans le roman. Le jeu vidéo, c’est pas encore mon truc 🙂

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