Archives de Tag: Mafia

Freaks’ Squeele Rouge

Par défaut

« Tu sais ma fille, une lame est en quelque sorte comme une déesse de la mort. N’oublie jamais qui elle est. Traite-la, ne serait-ce qu’un instant, avec légèreté et mépris… et tu risquerais d’y laisser un doigt. Mais si tu la tiens avec respect, si tu sais en prendre soin… alors elle peut devenir ta meilleure alliée. Une bonne lame ne te trahira jamais.

– Alors les lames sont meilleures que les gens ? »

La jeune Xiong Mao, encore adolescente, va devoir se trouver une voie vers l’âge adulte en affrontant ses camarades de classe, mais aussi ses professeurs. Le chemin est semé d’embûches à base de super pouvoirs et de trahisons dignes des Borgia, heureusement ses amis sont là pour l’accompagner et grandir avec elle. Rouge conte un parcours initiatique hors norme dans le monde des arts martiaux.

Rouge est le deuxième spin-off de la série Freaks’ Squeele, dont je vous ai déjà parlé.

rouge

On retrouve Xiong Mao, une des héroïnes de Freaks’ Squeele de quelques années plus jeune, tout comme l’a fait le premier spin-off, dédié au personnage de Funérailles.
On retrouve tout du personnage, ou presque, de la Xiong Mao que l’on connait. Elle n’est pas encore la championne de flamendo – un croisement entre la danse et le kung-fu – qu’elle est aujourd’hui. De même, elle n’a pas encore reçu le tatouage-totem, qui fait d’elle un membre à part entière de la famille Xao. C’est une lycéenne qui se cherche, au sein d’une famille mafieuse.

Cette fois, c’est le dessinateur Sourya qui s’y colle : le dessin est donc différent de la série originale et de Funérailles. Et toujours aux manettes de l’histoire, Florent Maudoux – c’est aussi lui qui fait les dessins de F’S et de du premier spin-off. Le graphisme ressemble à celui d’un manga, en couleur.

J’appréhendais un peu car Xiong Mao est l’un des personnages que j’aime le moins dans F’S. Elle est trop froide, trop sérieuse, à mon goût, même si cela passe un peu avec le temps. Toutefois, la retrouver en ado si peu sûre d’elle la rend plus intéressante, plus touchante.
On rencontre de nouveaux personnages comme Sélène, une camarade de classe de Xiong Mao, ou encore Aïnhoa Saotome, celle qui apprend tout à notre héroïne. Cela apporte à l’histoire une nouvelle dimension, souvent drôle donc et parfois émouvante.

C’est donc avec surprise que j’ai aimé cette BD, plus que celle sur le personnage de Funérailles. Sans doute parce que l’histoire est bien moins sombre.

Freaks’ Squeele Rouge, Florent Maudoux et Sourya

Publicités

La fille du parrain

Par défaut

À sa sortie de prison, impossible pour Anya, héritière de la fabrique illégale de chocolat Balanchine, de reprendre une vie normale. Charles Delacroix, le père de son ex petit-ami, Win, fait tout pour les empêcher de se revoir, craignant que leur idylle ne porte préjudice à sa carrière politique. Et Anya sait de quoi ce dernier est capable… Sentant les ennuis venir, elle prend la fuite pour le Mexique. Mais là-bas, l’entreprise Balanchine fait des envieux et Anya ne tarde pas à devenir la cible d’un immense complot…

la-fille-du-parrain-gabrielle-zevin_4227749-L

On retrouve Annie là où on l’avait quittée à la fin du premier tome : à Liberty, sorte de prison pour mineurs dangereux. Elle a purgé sa peine et est désormais libre. Elle essaye de reprendre une vie normale en finissant ses études, mais doit rapidement reconnaitre que cela ne va pas être facile. Aucune école ne veut d’elle, les gens la croyant dangereuse.
Elle doit rapidement fuir pour le Mexique, sous prétexte d’en apprendre plus sur le « métier » de trafiquant de chocolat.

J’ai plus apprécié ce tome. Peut-être est-ce dû au fait que cette fois, on est réellement dans le monde du chocolat. Toute une partie du roman aborde comment on s’occupe du cacaoyer, les étapes faites pour que le chocolat devienne une tablette ou de la pâte. Cette partie là avait manqué au premier tome.

On retrouve les complots mafieux, les meurtres crapuleux que j’avais appréciés dans le premier tome. La famille d’Annie est un peu mise de côté afin de se concentrer sur elle, et sur les acteurs du monde du chocolat, ce qui n’est pas gênant, bien au contraire.

J’ai sans aucun doute plus apprécié ce second tome, même si la fin m’a quelque peu déçue, étant donné que j’avais d’autres projets pour Anya 🙂

La Fille du Parrain, Gabrielle Zevin

La Mafia du Chocolat

Par défaut

La fille chérie du défunt parrain du chocolat n’a que faire de son héritage. Pour elle, la vie doit être une routine absolue. Aller au lycée, prendre soin de son frère adoré et de sa grand-mère mourante. Et surtout, éviter Gable, parfait loser et ex-petit ami. Oui, tout allait bien jusqu’à ce que cet imbécile de Gable soit empoisonné par le chocolat issu de la fabrique illégale des Balanchine. Que la police la croie coupable, passe encore. Qu’elle se retrouve à la une des journaux télévisés, inévitable. Qu’on la harcèle au lycée en la traitant de criminelle, d’accord. Mais voir revenir dans sa vie sa famille mafieuse au complet est le pire des châtiments. Anya se demande si elle ne va pas devoir renoncer aux cours et sortir son revolver, histoire de mettre de l’ordre dans les affaires…

la mafia du chocolat gabrielle zevin

J’ai bien aimé ce premier roman qui mélange à la fois mafia et amour. Il y a des hauts et des bas tout au long du roman, mais au final, c’est un bon roman.

2083. Anya Balanchine, 16 ans, va au lycée, comme toutes les jeunes filles de son âge. Mais une fois revenue à la maison, elle devient le chef de famille, ses parents étant morts lorsqu’elle avait 9 ans. Elle s’occupe de sa grand-mère gravement malade, de son grand frère mentalement déficient et de sa petite soeur. Une bien lourde tâche pour une jeune fille de son âge. De plus, elle tombe amoureuse de Win, le fils de l’adjoint du procureur. C’est à cause de tout cela qu’elle a décidé de s’éloigner de la Famille Balanchine et de son trafic de chocolat et de café (interdits depuis  quelques années déjà).

Ce roman aborde des thèmes plutôt sérieux tout en restant assez léger, ce que j’ai apprécié. Premièrement, la mafia. La Famille Balanchine semble sympathique de prime abord. C’est un peu comme dans « le Parrain », avec du respect, mais les « luttes intestines » qui rongent la famille ont vite fait de nous rappeler que ce sont des criminels. Deuxièmement, la Prohibition. Comme vous l’aurez compris, la Famille Balanchine fabrique du chocolat et le vend illégalement, tout comme dans les années 30 on vendait et on consommait de l’alcool sans que cela soit légal.

Toutefois, des choses ne m’ont pas plu. Par exemple, le niveau d’écriture est assez inégal sur les dialogues. On pourrait aussi reprocher au personnage d’Anya d’être plutôt inactif par moment, ce qui rend le roman un peu long .
Et puis certaines choses sont plutôt mal faites : l’auteur a voulu raconter une histoire dans le futur, ce que je n’ai pas trop compris. Surtout que cela ne servait pas à grand chose : mis à part le fait que le papier n’existe quasiment plus (donc que les élèves utilisent des tablettes à l’école), et que l’eau commence à manquer, on ne remarque absolument pas que l’histoire se passe en 2083 (il faut arriver au milieu du roman pour le savoir !).

La fin de ce premier tome annonce toutefois une suite qui peut être pas mal. A suivre, donc 🙂

Gomorra

Par défaut

Gomorra, dans l’Empire de la Camorra, de Roberto Saviano

« On ne partage pas un empire d’une poignée de main, on le découpe au couteau. »

Roberto Saviano, un journaliste italien, s’est infiltré dans les rangs de la Camorra, la mafia napolitaine et nous raconte ce qu’il y a vu et vécu.

C’est un roman choc dans lequel l’auteur nous entraine au cœur de Naples et au cœur d’une mafia pleine de haine, où seul l’argent compte.

On y croise des enfants enrôlés alors qu’ils ont à peine 14 ans, des adultes qui contrôlent la ville (par exemple, ils dirigent tout ce qui touche au domaine des ordures et des produits dangereux et toxiques, mais aussi celui de la haute-couture) et la soif de violence des adolescents, et leur besoin d’indépendance.

Le film du même nom, de Matteo Garrone, est tout aussi poignant et violent. Il a été Grand Prix du Festival de Cannes en 2008.