Archives de Tag: Magie

Le Kabbaliste de Prague

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La kabbale…vaste sujet, très souvent abordé par la BD et la littérature fantastique, pour le meilleur et pour le pire…

J’avoue ne pas avoir lu le roman de Marek Halter dont est tirée cette BD, et de ne pas être particulièrement assidu des élucubrations séfirotiques du neuvième art.

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Pourtant je reconnais que cette BD est des plus agréables à lire.
Il est évident que l’auteur connaît son sujet. Il évite les deux principaux écueils récurrents dans ce domaine : l’étalage d’érudition à outrance, façon Umberto Eco, ou la régurgitation de notions de kabbale, formules hébraïsantes vite apprises et totalement à côté la plaque, façon…la liste est trop longue…

Le lecteur découvrira dans cette BD en deux tomes l’histoire de Rabbi Yeouda Loew ben Bezalel, connu sous le nom de Maharal, dont le savoir était tel qu’il aurait été en mesure de reproduire l’oeuvre de Dieu en créant la vie à partir de la glaise, en donnant vie au fameux golem…

Scénario et références culturelles intéressantes, dessin agréable, cette BD plaira aux amateurs de Sérious Man des frères Coen, Pi d’Aronofsky ou du Clepsydre de Wojciech Has.

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Vous trouverez cette BD au Pôle jeunesse de la BFM de Limoges, à la côte ADO BD KAB.

The Witch

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Le premier long métrage d’un inconnu, Robert Eggers, le premier rôle d’une autre inconnue : Anya Tailor-Joy, le résultat est un chef d’oeuvre !

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Une famille de colons fraîchement débarqués d’Angleterre quitte son village pour s’installer dans une contrée hostile et désolée.
Puritains de la plus belle eau, le père de famille, superbement incarné par Ralph Ineson (Harry Potter, Game of Throne,…) et sa femme, jouée par l’effrayante Kate Dickie (Prometeus, Game of Thrones) règnent en maîtres sur leur famille.

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Un environnement inconnu et hostile, le fanatisme religieux, les superstitions, l’amertume et une série d’événements tragiques et incompréhensibles feront progressivement plonger la famille de colons dans la folie.

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Barry Lindon, Sleepy Hollow, Dead Man, Aguire,…la liste de films auxquels est comparable The Witch est longue.

En un mot comme en cent, les décors sont sublimes, les acteurs parfaits, l’ambiance oppressante. Beaucoup de critiques ont acclamé cette œuvre en lui reconnaissant de magistralement renouveler le cinéma fantastique/horreur.
Je suis on ne peut plus d’accord.

Black Death

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Une bien bonne surprise que ce film pourtant totalement passé inaperçu !

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L’histoire : nous sommes en Angleterre, après la Guerre de Cent Ans, la Peste Noire fait rage.

Un groupe d’inquisiteurs est envoyé dans un village isolé dans une zone marécageuse mystérieusement épargnée par le fléau. Ils devront déterminer si la prospérité de ce village est dûe à sa situation isolée ou à des raisons plus suspectes…

Ils seront guidés dans cette région perdue par un jeune moine motivé par une quête d’un tout autre genre.

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L’histoire est simple, semblable à maints scénarii de jeux de rôles et pourrait faire craindre un vulgaire film moyenâgeux de série B surfant sur la vague de Game of Thrones, d’autant que figurent au casting Sean Bean et Carice Van Houten (Lady Mélissandre).

Pourtant force est de reconnaître que le film se laisse parfaitement regarder :

les décors sont bien faits, l’ambiance excellente, les acteurs bien dans leurs rôles (même si Sean Bean semble condamné depuis le Seigneur des Anneaux à toujours interpréter le même genre de personnages, avec son sempiternel costume), et l’histoire bien que simple réserve quelques agréables (si l’on peut dire…) surprises.

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Lord Inquisiteur Eddard du Gondor…

Half Bad, tome 2

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Ça y est, Nathan est un vrai sorcier, il a reçu son don. Il va lutter à armes égales contre les sorciers blancs. Mais un terrible choix se présente à lui : choisir entre Marcus, son père, et Annalise, son amour.

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J’avais adoré le premier tome de la trilogie Half Bad. Sa forme spécifique, avec le tutoiement du personnage pour lui-même autant que pour le lecteur et ses chapitres courts.

Ce second tome commence environ un mois après les évènements qui ont conduit Marcus, le père de Nathan, à lui offrir les trois présents qui font désormais du héros un vrai sorcier. Certes, un sorcier mi-noir mi-blanc (semi-code – half bad), mais un sorcier ayant désormais son Don.
Mais sa rencontre avec Van, sorcière noire, va changer les choses : une guerre s’annonce, et Nathan va devoir choisir s’il veut s’impliquer ou non, s’il veut faire confiance à ceux qui l’ont torturé et exclu pendant toute son enfance. Ces choix permettront peut-être de changer le monde dans lequel il vit, et il pourrait ainsi peut-être se faire accepter comme un être à part entière…

J’ai trouvé que le début de ce roman traînait un peu en longueur. Nathan attend un Gabriel qui ne revient pas. Son ami était poursuivi par les Chasseurs à la fin du premier tome, et depuis un mois, il n’est pas revenu. En attendant, Nathan pense à Annalise, qu’il veut sauver des griffes de Mercury, redoutable sorcière noire. Cela se comprend, sauf que ses pensées de jeune amouraché m’ont plus ennuyé qu’autre chose. Je n’aime que moyennement le personnage d’Annalise, ce qui fait que j’ai trouvé ses réflexions un peu longuettes. Heureusement, Gabriel revient ! Par la suite, il y a de l’humour grâce au personnage de Nesbitt (sorcier noir), l’assistant de Van, qui ne rate pas une occasion de faire une blague ou de taquiner notre héros. Le roman repart donc un peu… 

Nathan essaye de comprendre et contrôler son Don. Il sait qu’une bête se cache au fond de lui. Elle fait de nombreuses victimes, aussi bien des Chasseurs que des animaux, et cela lui fait peur. Surtout qu’il ne se souvient pas de ces meurtres.
J’ai trouvé un peu dommage que l’on ne retrouve pas vraiment ce qui avait fait l’originalité du premier tome : ces gros caractères qui emplissaient certains chapitres se font très rares et on ne retrouve le tutoiement qu’au début et à la fin de ce second tome.
Le reste m’a toutefois plu, et j’ai retrouvé l’essence même du premier tome, ce qui est quand même le plus important. Sally Green écrit bien, ce qui permet au roman de rester agréable.
L’histoire, originale, avance surtout dans la seconde partie du roman, et on retrouve la plupart des personnages que l’on avait croisés dans le tome 1, ce qui fait que l’on n’était pas perdu.
J’ai beaucoup aimé la fin de ce deuxième tome étant donné que l’histoire repart vraiment à partir de ce moment là. Ce qui fait que j’ai hâte de lire la suite ! 🙂

J’ai donc aimé ce second tome, mais un peu moins que le précédent…

Half Bad, tome 2, Sally Green

Magda Ikklepotts

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Magda Ikklepotts possède le double-glyphe, ce qui pourrait faire d’elle une sorcière très puissante… À condition, bien sûr, que quelqu’un l’initie à la magie. En attendant, pour gagner sa vie, Magda utilise les quelques pouvoirs qu’elle maîtrise pour arnaquer les antiquaires, et s’amuser aussi un peu, tant qu’à faire. Mais lorsque des attentats perpétrés par une force surnaturelle se produisent, Magda n’a d’autre choix que de se jeter dans l’arène, au péril de sa vie…

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Magda Ikklepotts est une sorcière un peu particulière : elle est la seule à posséder des glyphes sur ses deux mains, le double-glyphe. Normalement, les sorciers ou sorcières n’ont des glyphes que sur une main, gauche ou droite, selon le sexe de la personne. Magda est donc un être exceptionnel parmi les siens.
Elle monte, avec Driss, un pote, des arnaques, en utilisant ses pouvoirs, jusqu’au jour où elle va se faire arrêter.

Magda vit parmi la population, qui est au courant de l’existence de ces êtres surnaturels. Il existe des opposants aux sorcières, voulant leur faire la chasse, comme à Salem. Surtout depuis qu’une sorcière a fait 157 victimes dans un train après avoir perpétré un attentat. Le climat est donc extrêmement tendu entre humains et sorciers.

Je ne m’attendais pas, en prenant cette BD, à trouver un univers aussi riche. C’est en fait un mélange de drame, de vengeance, d’enquête policière, ce qui ne se voit absolument pas sur la couverture, ni sur la 4e de couverture.

Magda est un personnage complexe, comprenant plusieurs facettes. Elle essaye de survivre dans un monde hostile, avec des gens qui ne lui veulent pas que du bien. Avec son visage d’ange, on pourrait presque lui donner le Bon Dieu sans confession, mais ses actions montrent que cette jeune fille est loin d’être une blanche colombe.
Elle fait équipe avec Maulincourt, l’inspecteur qui l’a arrêtée, qui semble dépassé par ce monde magique, et Milo, un personnage un peu mystérieux.

J’aime beaucoup le graphisme signé Krystel, alternant couleurs chaudes et couleurs froides. Les dessins sont un croisement entre BD et manga, ce que j’apprécie.

Je vous recommande donc cette très jolie BD, que vous pouvez retrouver à la bibliothèque (voir le lien ci-dessous) 🙂

Magda Ikklpotts, tome 1, François Debois

Half Bad

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Tome 1 : Traque Blanche

 Tu ne sais ni lire ni écrire,
mais tu guéris vite, 
pour un sorcier.

Tu ne supportes pas
de rester enfermé une fois
la nuit tombée.

Tu détestes les sorciers
blancs, mais tu aimes
Annalise.

Tu es enfermé dans une cage
depuis tes quatorze ans.

Maintenant, tu n’as pas
le choix : tu dois fuir
et retrouver Mercury,
la sorcière noire qui dévore
les petits garçons.

Et tout ça avant ton 
dix-septième anniversaire.

Facile…

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Half Bad, c’est le roman évènement des Éditions Milan lancé en grande pompe à travers la France, la Belgique et la Suisse, avec une chasse aux livres dans les plus grandes villes de ces trois pays et sur internet.

Me prenant au jeu, aussi excitant qu’inhabituel pour la sortie d’un livre, j’ai réussi à trouver une édition numérique et me suis lancée à corps perdu dans la lecture de ce roman intriguant ayant de très bonnes critiques.

Eh bien, je n’ai pas été pas déçue ! 🙂

Half Bad, c’est l’histoire de Nathan, que l’on suit tout au long de sa vie, jusqu’à ses 17 ans. Quand on commence le roman, il est enfermé dans une cage, sans que l’on sache ce qu’il a fait pour mériter ce sort. On apprend à connaitre ce personnage, mi-sorcier blanc, mi-sorcier noir, dont le père est le plus puissant des sorciers noirs, recherché dans le monde entier et dont le seul nom fait trembler, et la mère une sorcière blanche, qui s’est suicidée lorsqu’il était tout petit. On le suit dans son enfance difficile, ses coups durs, ses premiers émois, et ses doutes au fur et à mesure qu’il grandit.
En dire plus sur l’histoire de ce roman reviendrait à spoiler, ou du moins enlever tout l’intérêt que l’on pourrait porter au roman de Sally Green.

C’est un roman original de par son histoire, avec un univers plus complexe qu’il n’y parait au départ, avec des frontières floues entre le bien et le mal, mais aussi de par sa forme : des chapitres bien souvent courts qui ont parfois une forme peu habituelle, mais qui permettent d’aller droit au but rapidement, et une narration à la deuxième personne par le héros. Le rythme de Half Bad est assez décousu, avec des scènes violentes, des passages de suspense, mais aussi des moments plus calmes, où rien ne se passe vraiment. Le tout est assez déconcertant, mais très bien mené.

Half Bad, c’est haletant, intense, stressant, parfois cruel pour Nathan, mais c’est tellement bien que l’on ne lâche plus le roman avant la fin. On est loin de l’univers de Harry Potter, des baguettes magiques, de Poudlard, même si quelques détails font penser à l’histoire du sorcier le plus célèbre au monde. 

Un point négatif peut-être ? Le roman est vraiment, mais alors vraiment, trop court ! 😉

La suite en mars 2015… L’attente va être longue…

Freaks’ Squeele

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À la Faculté des Etudes Académiques des Héros, Chance, Xiong Mao et Ombre entament le cursus qui fera d’eux des super-héros aptes à sauver le monde et ses environs. Du moins l’espèrent-ils ! Ces trois nouvelles recrues vont découvrir les joies de la vie universitaire, la concurrence sans pitié entre étudiants, les professeurs sadiques et le stress des examens. Une université pour apprendre à gérer son image et obtenir son permis de super-héros : il fallait y penser !

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Freaks’ Squeele peut aussi bien être considéré comme une BD que comme un manga. On retrouve, alternés, des chapitres en noir et blanc et des chapitres en couleur. Cela est quelque peu déstabilisant au départ, mais on s’y fait rapidement.

L’histoire ressemble à celle de X-Men : des jeunes gens ayant des pouvoirs sont réunis dans une école afin de mieux comprendre et contrôler leurs pouvoirs. La ressemblance s’arrête toutefois là, puisque ce sont surtout des sorcières ou encore des changelins que l’on retrouve dans cette BD. Ils sont destinés à devenir des super-héros, tout comme Superman ou Obi-Wan Kenobi, mais doivent d’abord apprendre tous les trucs et astuces grâce à toutes sortes de cours.

Le lecteur suit le groupe d’Ombre, le loup timide, Xiong Mao, la mystérieuse chinoise et Chance, la petite démone. On peut le dire, c’est l’équipe de boulets à qui rien ne réussit : ils ratent tous leurs examens de semestre et sont à deux doigts de rater le rattrapage tellement leurs résultats sont mauvais. Et c’est sans compter sur la peste de la promo, Amanite (qui porte merveilleusement bien son nom) qui fait tout pour les faire échouer !

Le premier tome de cette bande dessinée m’a bien plu grâce à son humour décapant, ses personnages attachants, et surtout pour tous les mystères qui entourent à la fois l’université et les personnages. Je lirai la suite avec plaisir 🙂