Archives de Tag: Maladie

« Ma mère, le crabe et moi »

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Vesperr nous avait déjà régalé(e)s d’ un livre d’Anne Percin.

C’est donc sans appréhension que j’ai attrapé celui-là sur les étagères de la médiathèque. Malgré le sujet…

Et si je vous dis que j’ai ri presque d’un bout à l’autre… malgré le sujet,

vous allez me prendre pour un monstre insensible.

Eh bien non, Anne Percin réussit ce tour de force d’écrire sur ce thème grave sans tomber dans le pathos.

Vous aviez compris : la mère de Tania a un cancer du sein.

9782812609299Anne PERCIN : « Ma mère, le crabe et moi » (Rouergue, 2015)

« J’aurais préféré que ma mère me dise : « Tu sais, je crève de trouille et je ne peux rien te promettre. » Ou bien qu’elle pleure franchement, à gros bouillons. Oui, qu’elle pleure ! Au lieu d’afficher ce sourire de façade. Le sourire « tout-va-bien-je-gère ».

J’aurais voulu qu’elle crie, qu’elle hurle, qu’elle se roule par terre en tapant des pieds, qu’elle fasse un truc pas calculé du tout, un truc qu’on ne voit pas dans les séries françaises à la télé, un truc pas bien élevé, pas conseillé par le guide J’élève mon ado toute seule, au chapitre « Comment lui annoncer votre cancer ? ».

Entre rires et larmes, Tania nous raconte six mois de complicité avec sa mère malade, mais aussi les nouveaux défis qu’elle s’est lancés : devenir championne de cross… et tomber amoureuse. » (cf. 4ème de couverture)

Pourtant Tania / Anne Percin ne nous épargne rien de la maladie, ni de la réaction aux traitements, de la solitude qui s’en suit malgré l’apitoiement général, etc. Le roman en devient presque documentaire. Mais un documentaire à l’humour salvateur. On est ému, inquiet, mais on ne peut s’empêcher de rire.

Et l’on découvre aussi comment Tania et sa mère vont faire bloc pour avancer. Différemment, mais utilement.

Réalisme et tendresse, émotion et humour, légèreté et rigueur, tous les ingrédients sont réunis pour faire un livre* galvanisant sur un sujet difficile qui peut nous toucher tou(te)s.

(*) Le texte a paru préalablement dans le « Je bouquine » n° 363 de mai 2014

Le Remède Mortel

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Le temps des mensonges est terminé.

Le WICKED a tout volé à Thomas : sa vie, sa mémoire et maintenant ses seuls amis. Mais l’épreuve touche à sa fin. Ne reste qu’un dernier test… Terrifiant. Cependant, Thomas a retrouvé assez de souvenirs pour ne plus faire confiance à l’Organisation. Il a triomphé du labyrinthe. Il a survécu sur la terre brûlée. Il fera tout pour sauver ses amis, même si la vérité risque de provoquer la fin de tout.

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Le Remède Mortel signe la fin de la trilogie L’Epreuve de James Dashner.

Thomas et ses amis sont sortis de la Terre Brûlée, mais ça n’a pas été sans douleur. Certains sont morts, d’autres ont été blessés. Désormais, Thomas est enfermé, seul, dans une pièce blanche, clinique. Mais il va bientôt en sortir, et le temps des réponses, tant attendu, est désormais arrivé. Mais tout ne va pas se passer dans le calme et la bonne humeur…

Ce dernier tome m’a moins convaincue que La Terre Brûlée. On est plus dans un livre de dystopie/SF classique que dans quelque chose de vraiment nouveau, comme l’avaient été les deux premiers tomes.

Cette fois, les épreuves imposées par le WICKED sont terminées. Les choses ne se règlent toutefois pas comme ça. Rapidement, Thomas, Minho, Newt, Brenda et Jorge réussissent à échapper à l’Organisation. Mais ce n’est que pour se retrouver à Denver, ville en perdition face à la Braise. Le virus fait rage sur ce qu’il reste des Etats-Unis, et la population touchée devient de plus en plus violente. La Braise ronge le cerveau des gens contaminés, inlassablement, tandis que le WICKED tente depuis des années de trouver un remède. Sauf qu’il s’est embourbé au fil des années, et les gens à sa tête ressemblent plus à des scientifiques fous, eux aussi au bout du rouleau, qu’à des sauveurs de l’humanité.

Beaucoup de choses se passent dans ce troisième tome. Bien plus que dans les précédents. Ce qui est à la fois bien et à la fois moins bien.
Bien, parce que le lecteur est satisfait, du côté action, aventure. Thomas sort enfin des murs de l’Organisation, voit enfin le monde tel qu’il est. Le héros a aussi des réponses dans ce tome. Réponses que l’on attendait depuis un petit moment déjà 😉
Moins bien, parce qu’il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte, et certaines choses sont mises. De plus, j’ai trouvé ce tome un peu plus brouillon que les précédents, dû à ces trop nombreux éléments. L’auteur s’égare par moment, ce qui est dommage.
J’ai été aussi un peu déçue que Thomas refuse de recouvrer entièrement la mémoire. Les souvenirs qui lui sont revenus lui suffisent. Tout aurait pu être clair, mais il a peur des actions qu’il a pu commettre, peur de changer d’avis, peur de se ranger aux côtés du WICKED…. ce qui peut se comprendre. Mais on aurait enfin pu connaitre son implication réelle dans cette histoire. On sait que ce qu’il a fait n’est pas joli joli, mais ça s’arrête là.

J’ai trouvé que la fin était bien menée, mais restait trop classique et déjà vue.

L’Epreuve, Tome 3, Le Remède Mortel, James Dashner

Nos Étoiles Contraires

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Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Nos étoiles contraires john green

Nos étoiles contraires est un roman à la première personne, écrit par John Green. On est Hazel, 16 ans, atteinte d’un cancer des poumons, stade terminal.

Très vite, elle rencontre Gus (Augustus Waters), à son groupe d’entraide pour malades. Un peu moins vite (quoique…), elle tombe amoureuse de lui. Il est grand, musculeux, pas vraiment beau mais très sexy, les yeux bleus comme l’océan. Il est intelligent aussi. Et en rémission. Et unijambiste. Il vient soutenir Isaac, son pote qui a un cancer des yeux.

C’est comme ça que commence Nos étoiles contraires.

Alors bien sûr, on se dit que lire un livre comme ça pendant les vacances d’été, ça ne fait pas envie, c’est triste. Pourtant, au fond, c’est un livre pétillant sur la vie, sur le combat au quotidien contre le cancer et comment ne pas sombrer.

La première partie du roman (la rencontre) m’a plutôt laissée de marbre… Sans doute que certains dialogues entre les personnages m’ont laissés perplexe par moment. La deuxième m’a cependant prise aux tripes, me laissant entre larmes et rires (le voyage à Amsterdam, la rencontre avec Peter Van Houten, l’auteur d’Une impériale affliction, et puis tout ce qui se passe à la fin que je ne peux vous raconter sans spoiler)

C’est un très beau roman qui ne laissera personne indifférent…

Extraits :

« Tu n’es pas une grenade, a t-il dit sans pleurer. Pas pour nous. Penser que tu vas mourir nous rend tristes, Hazel, mais tu n’es pas une grenade. Tu es incroyable. Tu ne peux pas savoir, ma puce, parce que tu n’as jamais eu un bébé qui est devenu une jeune lectrice avisée, malgré son penchant pour les émissions de télé épouvantables, mais la joie que tu nous procures est dix fois supérieure à la tristesse que nous ressentons face à ta maladie. » (le père de Hazel, p. 113)

« Je suis amoureux de toi et je ne suis pas du genre à me refuser le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi et je sais que l’amour n’est qu’un cri dans le vide, que l’oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu’un jour viendra où tout ce qu’on a fait retournera à la poussière, je sais aussi que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais et je suis amoureux de toi. » (Gus, p. 163)

okay

 

Nos Étoiles Contraires, John Green

Mauvaise graine / Orianne Charpentier

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Mauvaise graine est un des titres parus dans la collection scripto chez Gallimard.

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Jérémy vit à la campagne avec ses parents.. Ils font partis de la classe ouvrière, celle qui ne se plaint pas et qui fait. Il se sent nul, jamais à sa place, sans avenir. Sa soeur, Elisabeth, elle, est brillante. Elle suit les cours de Sciences-po / Paris.

Rien n’est dit dans cette famille. Ce sont des « taiseux », mais la maladie va les confronter à leur sentiments.

Ce n’est pas facile de s’exprimer après tant d’années de silence pourtant il faudra se dépasser car la mort traîne par là. Cette situation va obliger père et fils à se parler.

Le texte d’Orianne Charpentier est délicat, juste ce qu’il faut de mots pour exprimer le malaise du héros, la douleur et la peur de la famille face à l’inconnu.

C’est un très beau texte qui rencontrera je l’espère beaucoup de lecteurs.

Hors Limites

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Echo. Noah. Chacun a vécu un drame. Chacun y survit à sa façon. Echo s’efforce de revenir à la vie « normale ». Noah, au contraire, ne fait plus confiance au « système » et accumule les provocations. Ils pourraient se haïr, tant ils sont différents. Pourtant, le hasard va les rapprocher. Les obliger à chercher qui ils sont vraiment. Ils vont s’aimer. Des sentiments si purs qu’ils les réconcilieront avec les autres. Et surtout avec eux-mêmes.

Un gros coup de coeur pour ce livre !

Il s’agit d’un roman à deux voix : Echo et Noah.

C’est la rentrée, et les choses sont dures pour Echo puisqu’elle fait son grand retour après avoir disparu pendant des mois sans que personne, sauf ses meilleurs amis, ne sache où elle était passée.
Pour Noah les choses sont différentes. Fumeur de cannabis, il fait parti des élèves non-populaires du lycée. Plutôt beau-goss mais pas trop (enfin un peu quand même), il est tout de même remarqué par les jeunes filles du groupe des populaires (pom-pom girls etc.).

La seule chose qui va relier les deux personnages sont leurs blessures, qu’elles soient externes ou internes, et donc par conséquence la nouvelle psy du lycée, Mme Collins.
On va en apprendre plus sur eux au fil des pages. Ce sont des personnages qui se cherchent, avec chacun leurs secrets. Ils vont se dévoiler, à nous, mais aussi à eux-même.

C’est certain, il y a une touche de Simone Elkeles et de sa trilogie des frères Fuentès. Et ça, ça me plaît 🙂
Des personnages brisés qui tentent de s’en sortir par tous les moyens, mais sans les adultes, en qui ils n’ont plus confiance.
Des cicatrices sont enracinées profondément dans leur chair, de même que dans leur coeur. Ils ont été blessés par la vie et essayent de s’en sortir par tous les moyens.

Echo, elle, a perdu son frère en Afghanistan, sa mère est bipolaire et son père est un gars psycho-rigide marié avec Audrey, la jeune fille au pair. Et en plus de ça, elle est amnésique à cause d’un choc dont personne ne veut lui expliquer la cause.
Noah, quant à lui, a perdu ses parents dans un incendie, et fait tout pour récupérer ses petits frères de 8 et 4 ans placés dans une famille d’accueil.

C’est un roman qui se lit d’une trait tellement le suspense est prenant ! Echo va t-elle retrouver la mémoire ? Noah retrouver ses petits frères ? Pleins d’autres questions viennent au fur et à mesure du roman et sont réglées avec brio.

A lire 🙂

L'Eté Où Je Suis Devenue Jolie

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Cet été devait être comme les autres.

Pourtant, rien ne va se passer comme prévu.

Des sourires qui cachent des secrets de famille bien plus grave que ce que l’on imagine au départ.

Conrad n’est plus tout à fait le même. Il s’est mis à boire et à fumer.

Son frère, Jeremiah, continu de blaguer, mais ses yeux sont tristes.

Mais Belly ne s’en inquiète pas. Après tout c’est les vacances ! Et pourquoi est-ce que les choses changeraient après plus de 15 ans de visites estivales à Cousins, un endroit qui sent bon la mer et le soleil ?

Ils ont grandi, ce sont désormais des ados, mais est-ce que tout cela ne cache pas un mal beaucoup plus profond ?

Et surtout quelque chose qui les dépasse totalement ?…

Un bon premier tome de la part de Jenny Han, qui est aussi surprenant par sa forme que par sa fin. L’émotion est là, bien présente. On rigole, on ronchonne, on râle. Et puis, parfois les larmes affleurent…

Un bon moment à passer en compagnie de ce livre estival dont on ne décroche que très difficilement les yeux de ses lignes… 😀

Lottie Biggs n'est presque pas cinglée

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Non elle n’est pas cinglée Charlotte… elle est bien pire que ça !! Eh oui Charlotte alias Lottie est une miss Catastrophe.

Elle a 14 ans, est au collège et a déjà de nombreuses préoccupations dans la vie : elle travaille tous les samedis au magasin Chaussure à son pied, s’intéresse de très près à Neil Adam (qui travaille à la seule autre boutique de chaussures de la ville), et à des problèmes relationnels (qui ont besoin d’être gérés sous peine de gros ennuis émotionnels)…

Oulala c’est pas facile d’avoir 14 ans !! Surtout quand on s’appelle Charlotte, et qu’on a les cheveux beiges (problème résolu par une solide teinture de cheveux made in Goose, sa meilleure amie).

Enfin bon bref je vais pas tout vous raconter parce que sinon ça ne serait pas drôle, à vous de découvrir la suite de ces croustillantes aventures.

Parce que oui c’est drôle (surtout avec les images qui illustrent, et quelques phrases croustillantes), c’est intéressant, et qu’avec ce livre, on peut se détendre car ce n’est pas un roman prise de tête dans le style des Mémoires de Guerre de Charles de Gaulle, même si le sujet reste sérieux (je ne vous dis pas lequel, à vous de le découvrir)…

La suite Lottie Biggs n’est presque pas désespérée vous est bien sûr chaudement recommandée 😀