Archives de Tag: maltraitance

La pension Moreau – Benoît Broyard et Marc Lizano

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« Les enfants terribles » est le premier tome de cette trilogie des éditions de la Gouttière.

Petite mais costaudE !

Emile est envoyé à la pension Moreau car il ne parle pas et ne s’exprime que par le dessin. Son père décide de l’envoyer à la pension Moreau – une maison de redressement tenue par le professeur Turoc.

Le deal : les enfants sont définitivement confiés à l’établissement contre une grosse somme afin de « les remettre dans le droit chemin ».

Emile, comme les autres enfants, devient un souffre-douleur. Ils vivent sous un régime de terreur, de brimades. Les rebelles partent au cachot, comme Paul, que l’on quitte, enfermé, à la dernière page de la B-D.

Douloureux comme sujet…

Le plus terrible est que les auteurs se sont inspirés de faits s’étant déroulés à Belle-île-en-mer en 1934. Jacques Prévert, écoeuré par l’histoire, en avait fait un poème :

La Chasse à l’enfant

 

A la bfm

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Sous la même étoile – Kelley York

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Hunter et sa demi-soeur Ashlin passent tous les étés chez leur père. C’est également l’occasion pour eux de retrouver Chance, un garçon avec lequel ils font les 400 coups depuis leur enfance. Fraîchement diplômés ils décident de prendre une année sabbatique ensemble pour la passer chez leur père et surtout avec Chance. Durant cette année, Hunter et Ashlin vont se rendre compte qu’ils nourrissent tous les deux un peu plus que de l’amitié à l’égard de Chance…et surtout que si celui-ci est si évasif sur sa famille c’est pour une bonne raison : elle n’est pas si idyllique que ce qu’il a bien voulu dire, son père n’hésitant pas à lever la main sur lui.

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Difficile d’en dire plus sur ce roman, qui s’avère plus sombre que ce que sa couverture (un peu niaise il faut bien le dire…) laissait imaginer. L’histoire d’amour passe assez rapidement au second plan, pour laisser la place à une histoire de violence sur mineur, sur le conflit entre Chance et son père. Un livre qui se lit bien, et qui même si il ne m’a pas transporté, m’a surprise par la tournure plus sombre qu’il prenait.

La maladroite

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Dans ce premier livre, Alexandre Seurat raconte l’histoire de Diana, une petite fille de 8 ans tuée par la maltraitance de ses parents. Inspiré par un fait divers, le livre est glaçant.

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L’histoire de Diana est racontée par les personnes qui l’ont cotoyée : sa grand-mère, sa tante, ses différentes institutrices, médecins etc… Les doutes face aux premiers bleus, l’impuissance face à la machine administrative, les parents qui font bloc face aux questions…l’angoisse monte lentement et serre la poitrine au fur et à mesure de la lecture. Le lecteur sait qu’il n’y aura pas de happy end pour Diana, et se sent aussi perdu et impuissant que tous ces protagonistes.

Alexandre Seurat écrit les faits sans effets de style, avec une écriture dépouillée et sans tomber dans le pathos. La violence est à chaque page, discrète mais bien présente à travers les bleus de Diana mais aussi son silence, son amour inconditionnel pour ses bourreaux. Une vraie réussite, un livre qui prend aux tripes et qui vous suit longtemps après sa lecture.