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Le Horla : adaptation en BD de Guillaume Sorel

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Guillaume Sorel est un auteur de BD consacré dans le domaine du fantastique par d’excellentes productions telles que Mans Magna, Algernon Woodcock, L’île des morts, Typhaon (tous ces titres sont disponibles à la BFM).

En 2014 Sorel nous livre une superbe interprétation de la nouvelle de Maupassant. Le dessin, soigné à l’extrême alterne des vues lumineuses de Paris ou de paysages normands aux tonalités baudelairiennes, avec des images sombres et torturées du héros aux prises avec ses angoisses et sa folie.
Ce contraste rend avec force et délicatesse l’ambiance à la fois romantique, raffinée mais aussi torturée et fantastique du XIXe siècle.

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Possession démoniaque, angoisse nocturne, psychose, folie, influence extra-terrestre…quelque soit le nom qu’on lui donne selon les époques ou les croyances, le mal décrit par Maupassant a toujours existé, traversant les époques et les frontières.
« Je ne suis pas fou…Quelque chose habite ici…avec moi…Elle peut toucher les gens…Je suis possédé ! Quelqu’un possède mon âme ! »

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Guillaume Sorel a donné un nouveau visage à cette folie, une nouvelle facette à ce mal polymorphe et éternellement attaché à l’être humain.

Vous trouverez cette BD au Pôle Jeunesse, dans les BD pour ados, à la côte ADO BD HOR.

King’s Game, le roman

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1 classe, 32 élèves, 24 heures pour obéir. Une seule sanction : la mort.

Nobuaki est réveillé en pleine nuit pas un étrange SMS qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. Le mystérieux expéditeur du message prétend que la classe entière participe à un « King’s Game ». Jour après jour, les défis se succèdent, et les lycéens sont bien obligés de se rendre à l’évidence : ils ont 24 heures pour s’exécuter et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? Où qu’elles soient, quoi qu’elles tentent pour s’échapper, la mort vient toujours trouver ses jeunes victimes, infaillible. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à découvrir la vérité avant qu’il ne s’abatte ?

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Le roman de Nobuaki Kanazawa a été adapté en manga (je fais donc tout à l’envers avec cette série étant donné que j’ai commencé par les mangas 😉 ). Toutefois, certains détails ont été changé tout au long du roman sans que cela ne m’ai dérangé outre mesure. On retrouve bien entendu le jeu du roi, les SMS que reçoivent tous les élèves de la classe, l’inévitable mort par gage de ces mêmes élèves, le héros qui fait tout pour les sauver, etc. Sauf que la fin a changé, chose qui m’a un peu perdue au début, mais qui m’a permis de comprendre certains éléments un peu bizarres, pas très bien expliqués, du manga.

Il aborde des thèmes très à la mode dans le monde nippon : les e-mails/SMS, les malédictions, les comptes à rebours, les morts violentes, etc.

Ayant donc commencé cette série par le manga, il m’a tout de suite été plus facile d’imaginer les personnages (sans ça, je pense que je m’y serais mélangée), les lieux, l’ambiance stressante et un peu sombre de l’histoire.

Ce qui m’a fait sourire au début, c’est que le nom du personnage principal (c’est lui que l’on suit tout au long de cette sanglante aventure) est aussi le nom de l’auteur. Il se met donc en scène, ce que j’ai trouvé plutôt sympa. Les premiers chapitres sont cours et efficaces, étant donné que le roman était destiné a être lu sur un portable ou sur un ordinateur. Toutefois, cela dessert aussi le roman qui manque de détails et de descriptions (c’est là que le manga rattrape ce côté). Tout va parfois trop vite et on a l’impression que l’auteur a oublié de tout écrire… Je pense que pour ceux qui n’ont pas lu le manga, certaines choses peuvent ne pas être très claires, ou trop rapides.

Nobuaki est un personnage courageux qui veut sauver tout le monde, même si cela se révèle inutile. Il est même tellement courageux qu’on se prend parfois à le soupçonner d’être celui qui envoie tous ces messages, le Roi. Ce ne serait pas la première fois qu’un personnage que l’on croit gentil serait en fait un psychopathe en puissance…
Certains détails le concernant m’ont dérangé des fois, comme le fait qu’il ne prévienne même pas sa mère de ce qu’il se passe (pas que cela serve à grand chose, mais bon…), qu’il ne lui dise pas où il est (quand bien même il passe une nuit entière dehors…), et d’autres petites choses dans le même genre.

C’est un roman sympa, pas très bien écrit, mais bourré de suspense, qui tient en haleine jusqu’à la dernière ligne de la dernière page ! Je lirais avec plaisir la suite, King’s Game Extreme, en espérant que le roman sera plus « complet » 🙂

King’s Game, Nobuaki Kanazawa

Ce que j’ai oublié de te dire

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Ce que j’ai oublié de te dire, de Joyce Carol Oates chez Albin Michel.

 

En dernière année de lycée, Merissa Carmichael a tout pour être heureuse. C’est la fille parfaite. Elle vient d’être acceptée à la prestigieuse université de Brown. Elle est rédactrice adjointe de l’annuaire de la classe, présidente du club de théâtre, co-capitaine de l’équipe féminine de hockey sur gazon. Elle est jolie, bien intégrée à l’école avec sa bande d’amie. Mais il y a Tink, ou plutôt l’absence de celle-ci depuis son suicide l’an dernier. Il y a ses parents qui divorcent. Il y a toute cette pression. Alors la fille parfaite trouve un exutoire dans la douleur, dans le secret.

Il y a aussi Nadia. Amie aussi de Tink, elle est loin d’être aussi parfaite que Merissa. Trop potelée, elle rêve du corps fin de celle-ci. Trop à la ramasse en cours, même si elle travaille elle n’a pas le niveau de Merissa. Mais elle a aussi un secret. Le jeune prof de sciences, Mr. Kessler, l’aime en secret, elle en est sûre. Même si ses camarades de classe la voient comme une trainée, lui la voie comme une fille intelligente.

Et au milieu, Tink l’anticonformiste, son arrivée dans leurs vies puis sa mort. L’impact que peut avoir une personne sur une vie, même brièvement. Tink qui est dans leurs pensées, sa présence qui les réconforte ou qui les bouscule.

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Un roman sur la vie adolescente et sa cruauté. Oates nous montre des adolescentes en conflits avec leurs parents et une famille dissolue, perdues face à la pression et leurs avenirs, confrontées à la jalousie et la rivalité des autres lycéens. Un roman réussi, qui se lit facilement, malgré sa noirceur.

Mon oeil Ariel Kenig / Eric Franceschi

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Ce livre est paru dans la collection que j’adore : Photo roman aux Editions Thierry Magnier

Je vous rappelle l’objet de la collection : Un auteur reçoit une série de photos et s’en inspire pour un texte.

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Je suis encore tombée sous le charme de ce titre … Et d’un autre dont je vous parlerai plus tard.

« Mon oeil » c’est l’histoire de Tristan et Valentin. Deux ados super copains sauf que Valentin tombe malade, arrive à l’hôpital.

L’auteur nous parle de ce malaise vis à vis de la maladie, de l’enfermement, de la mort qui rôde …

On veut être pareils qu’avant mais on ne peut pas. On sait la chance qu’on a car nous, on peut ressortir, on voit, on sent  le monde autour de nous.  C’est injuste.

Et c’est à ce moment qu’on s’éloigne. Les rendez-vous durent moins longtemps, ou ne sont plus.

Tristan va analyser son comportement et sera présent pour son ami.

C’est un texte touchant, émouvant.

No Pasarán, le Jeu

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Tome 1 et 2 : No Pasarán le Jeu et Andréas le Retour

Eric et Thierry n’avaient jamais prêté attention à cet insigne sur la veste en cuir de leur copain Andréas. Une ancienne décoration militaire parmi beaucoup d’autres. Jusqu’au jour où, dans une boutique de jeux vidéo à Londres, le vendeur, un vieil homme, avait pointé l’index vers l’insigne. Il était devenu livide, s’était mis à crier. Puis il leur avait donné le jeu, leur avait ordonné d’y jouer.
Dans la boîte, une simple disquette. Et pourtant, ce qu’ils voyaient sur leur écran d’ordinateur dépassait de loin tout ce qu’ils auraient pu imaginer.
– Choisissez votre mode de jeu, avait demandé la voix.
L’Expérience ultime n’est pas seulement un jeu vidéo, mais plutôt un passeport vers l’enfer, qui les renvoie dans le passé, sur le Chemin des Dames en 1917, à Guernica sous les bombes en 1937 ou à Paris pendant les rafles de juillet 1942… Eric et Thierry vont s’y brûler. Andréas, aveuglé par ses obsessions, va s’y perdre. A moins que ses deux camarades tentent l’impossible pour le ramener.

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Ce premier tome m’a marqué. J’ai absolument adoré. Eric, Andréas et Thierry sont un groupe d’amis qui partent en voyage scolaire à Londres. En passant devant un magasin de jeux vidéo, ils décident d’entrer. L’histoire, jusque ici, semble plutôt banale. Sauf qu’ils ne savent pas ce qui les attends : un jeu tout droit sortit de l’enfer, un jeu qui les fait basculer dans une réalité virtuelle où tout peut arriver. Sympa !! Enfin… pour nous 🙂

J’ai découvert No Pasarán lors d’une lecture que j’avais à faire pour le collège (oui, je suis en mode je raconte ma vie 😉 ). Ça ne date pas d’hier ! 🙂 Mais ce roman m’est resté, m’a marqué. Je me rappel l’avoir dévoré, adoré et être déçue qu’il n’y ait pas de suite. L’histoire est construite brillamment et on est loin des clichés du genre : « je te tue, tu me tues… GAME OVER ».
Ayant quitter le collège, j’ai mis de côté ce livre, sans toutefois l’oublier. Et je suis tombée sur la nouvelle version qui est sortie il y a quelques mois déjà. Oh joie et bonheur ! Quelques jours plus tard, que vois-je à la Bfm ? le tome 2 de No Pasarán, le Retour d’Andréas. Joie et bonheur, deuxième édition ! Et hop, un de plus dans ma PAL.

Le second (lu récemment donc) est plus un tome de transition. On retrouve deux des trois personnages principaux, mais aussi d’autres comme Gilles reporter de guerre en Irak, le copain Khaled etc… On n’y apprend pas grand chose. On n’avance pas beaucoup : les autorités ne savent pas où est Andréas, Eric sent que quelque chose cloche… des petites choses comme ça qui permettent à certains éléments de se mettre en place. A la fin de ce tome, l’histoire repart vraiment, et on trépigne d’impatience d’avoir le tome suivant entre les mains 😉

Vivre c’est risquer / Jeanne Benameur

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Ce livre « Vivre c’est risquer » est un recueil de 4 romans  écrits par Jeanne Benameur aux éditions Thierry Magnier.

QUE D’EMOTIONS !!!

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1er  :

Un frère et une soeur se retrouvent seuls dans un hôpital à attendre que leur mère revienne; elle est avec leur père tombé dans le coma. La fratrie essaie de trouver la force dans une espèce de mysticisme. L’auteure nous décrit si subtilement l’isolation de chaque être confronté à la mort.

2e:

Un ado va passer les grandes vacances chez son grand-père à La Rochelle. Il grandit, rencontre l’amour, se découvre, fait des choix pour son avenir.

3e  :

la boutique jaune qui est dans sa rue  intrigue Marion. Elle n’a jamais été ouverte, pourtant, un jour, il y a du mouvement. Est-ce-que c’est le destin qui réunit ces personnages? Est-ce que les âmes soeurs peuvent exister? Grâce à ces rencontres Marion grandit et sait qu’elle sera photographe.

4e :

Une jeune fille apprend que ses parents vont divorcer. Pourtant aucun cri auparavant, aucun reproche. Pourquoi? Aurélie a enfoui en elle ses questions. Elle n’arrive pas à instaurer un dialogue ni avec son père ni avec sa mère. Elle s’invente alors des vies dans le train qu’elle prend pour rendre visite à son père. C’est avec des inconnus que sa peine se transforme en larmes.

                   J’ai adoré ce livre. Les personnages sont si attachants qu’on s’identifie à eux . Que ferait-on dans ces situations?
 
                  Je pense qu’il y a une force à prendre à la lecture de ce livre.  En plus certaines des situations peuvent nous rappeler notre vie …

Les proies

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Jusqu’à ce vendredi de novembre, le plus gros problème de Margot était que Lucas, l’amour de sa vie, avait couché avec Pauline, sa meilleure amie. C’était jusqu’à ce vendredi. Car, le même jour, un problème encore plus gros a surgi. Plus terrifiant. Plus mortel. Ce vendredi-là, les zombies ont envahi la ville. Et Margot, Pauline et Lucas sont devenus des proies…

les proies

Ce livre me faisait de l’oeil depuis sa sortie en août dernier. Les zombies, ça change des vampires. C’est vraiment la mode, mais ça l’a toujours été plus ou moins selon les périodes.

Enfin bref. Je m’y suis mise. Et en fait, au début, j’ai été agréablement surprise. La couverture donne pourtant peu envie, et le résumé est un… résumé très concis, et ne donne pas du tout la dimension du livre. L’histoire ne tourne pas qu’atour de la petite amourette de Margot, Pauline et Lucas, bien au contraire.

Amélie Sarn écrit super bien, c’est un vrai bonheur. C’est un auteur français, et par conséquent l’histoire se passe en France (entre Bordeaux et Toulon pour être plus exacte), ce qui change de l’éternelle histoire aux Etats-Unis. Et pour ma part, je me suis sentie plus à l’aise, parce que ça aide à mettre des choses en place quand on connait la ville où se déroule l’action.

On suit au départ plusieurs personnages qui nous permettent de jouer sur tous les fronts : le trio Margot/Pauline/Lucas, Roger, Enzo, les scientifiques, Zoltan… Tout ça permet de mettre en place une histoire solide, même si elle est très ressemblante à toutes les histoires de zombies dans les films. Il y a toujours ces scientifiques qui sont à la recherche de la vie éternelle, des gens assez fous pour les subventionner, et puis inexorablement la diffusion du virus après une perte de contrôle. L’épidémie se diffuse, touche le monde entier, mais il y a toujours une poche de résistance qui peut sauver le monde.
Comme vous l’aurez compris, c’est cette poche de résistance que l’on suit.

Le livre est divisé en trois parties : la diffusion de l’épidémie et les tentatives de rester en vie, la fuite, puis finalement la volonté d’arrêter ce virus. Toute la première partie est très bien, puisque la situation, les personnages et leurs caractères, sont bien posés. La seconde est un peu moins bonne, puisque finalement, il ne se passe pas grand chose, à part le fait de tuer du zombie et qu’il faut trouver de quoi survivre. Elle m’a paru un peu longue, surtout avec des personnages comme Ava ou encore Lucas qui devient absolument insupportable (j’avais juste envie qu’un zombie en fasse son déjeuner, histoire qu’il se taise et arrête de la ramener…). La troisième partie, la plus courte, est là parce qu’il faut bien un peu d’espoir dans ce monde de brutes. Sinon, elle ne sert pas vraiment à grand chose, sinon à montrer le rapprochement entre certains personnages, et à donner quelques points d’éclaircissement sur le passé. La fin du livre est au choix du lecteur (le genre de fin que je déteste !!) : vont-ils tous mourir ou trouver un remède ? C’est vous qui décidez.

C’est un livre sympa, bien fait, mais qui manque d’originalité. Donc si vous êtes dans une période « je n’ai pas trop le temps de lire », eh bien regardez un film de zombies, vous gagnerez du temps 🙂