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Demain n’est pas un autre jour

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Lane est un lycéen brillant qui a pour objectif d’intégrer la prestigieuse université de Stanford. Il est bien intégré à son lycée, participe à divers clubs et à une petite amie aussi ambitieuse que lui. Mais il attrape une version mutante de la tuberculose et doit être envoyé dans un sanatorium. Tout s’écroule, et si il lutte au début pour garder les habitudes de son ancienne vie, il va petit à petit lâcher prise au contact d’une bande d’amis. Sadie, Nick, Marina et Charlie suivent leurs propres envies au sein de l’établissement qui est très strict. Lane va ainsi goûter à l’interdit, faire ressortir son côté rebelle, apprendre à vivre le moment présent, arrêtant ainsi enfin de se concentrer uniquement sur le futur.

Encore un roman young adult avec des adolescents atteints d’une maladie grave…ce fut ma première pensée à la vue de ce livre. Finalement j’ai pris plaisir à lire Demain n’est pas un autre jour, qui si il n’est pas transcendant, reste un agréable moment de lecture. Les personnages, même secondaires, sont bien écrits. Et la maladie est surtout un prétexte pour voir ce qui se passe si on rassemble des ados qui ne se connaissent pas, en les coupant de leur ancienne vie (même plus le droit au téléphone portable !).

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Carry on

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Carry on c’est le nouveau roman de Rainbow Rowell. Vesperr avait fait un post sur son précédent livre Fangirl . Dans celui-ci, le personnage principal est fan d’une série de livre « Simon Snow ». Celle-ci écrit des fanfictions sur lui, à partir de l’univers de cette série. Roman Rowell a eu envie d’écrire vraiment l’histoire de Simon Snow. Carry on est le huitième tome de la saga…jusque-là vous me suivez ?

Simon Snow est un orphelin qui découvre à l’aube de son adolescence qu’il a des pouvoirs magiques. Un mage très puissant le fait rentrer à Watford une école de magie reconnue dont il est le directeur. Là il se lie d’amitié avec Pénélope, une jeune fille très intelligente et se découvre un ennemi juré, le prétentieux Baz qui vient d’une famille de sorciers ancienne et puissante…et pour couronner le tout il est l’Elu : celui qui doit sauver le monde des sorciers de l’infâme Humdrum. Ca vous rappelle quelque chose ? C’est normal : pour Fangirl Rainbow Rowell avait créé l’univers de Simon Snow en clin d’oeil à celui d’Harry Potter ! Si au début de la lecture cela m’a un peu décontenancé, je suis rapidement rentrée dans l’histoire. Rainbow Rowell a un don pour les dialogues. C’est très drôle, rythmé. Les sortilèges sont des paroles de comptines et de chansons pop. Et Rainbow Rowell réussit le pari de nous emmener directement dans le tome 8 d’une saga sans que l’on soit perdu ! Cet hommage à l’univers d’Harry Potter nous le fait rapidement oublier pour devenir quelque chose de différent…moins sombre, plus drôle. Un très bon moment de lecture.

Nulle et Grande Gueule

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Joyce Carol Oates est un auteur très prolifique. Vesperr avait adoré Nous étions les Mulvaney et j’avais beaucoup aimé deux de ses romans pour ados : Sexy et Ce que j’ai oublié de te dire. La lecture de Nulle et Grande Gueule (même si je trouve le titre complètement raté …) ne m’a pas déçue !

Ursula est une lycéenne. Elle est mal dans sa peau, notamment à cause de sa grande taille. Cela lui permet pourtant de briller au basket, sa passion. Elle s’est forgée un personnage qu’elle surnomme La Nulle, une carapace contre l’extérieur. Totalement solitaire, elle se contrefiche de l’avis de tout le monde : profs, parents, coéquipières de baskets, camarades de lycée… Matt, lui est toujours bien entouré. Il fait parti d’une bande d’élèves populaires, écrit pour le journal, aime faire rigoler les autres… Jusqu’au jour où il est accusé d’avoir posé une bombe au lycée et planifié une tuerie de masse. Si il se dit un premier temps qu’il va être facile pour lui de prouver que ce n’est pas le cas, il va vite déchanter… Il se retrouve isolé face aux rumeurs, au harcèlement. Jusqu’au moment où Ursula, qui ne cède pas face à l’effet de groupe, décide de lui tendre la main…

Encore un très bon roman de Joyce Carol Oates. La société lycéenne est très bien dépeinte, ainsi que l’hystérie qu’entraîne ce genre d’événement : l’emballement médiatique, les personnes misent du jour au lendemain au ban de la société… Comment une petite phrase peut déclencher une avalanche de problèmes pour soi, et son entourage.

 

La bibliothèque des citrons

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La bibliothèque des citrons, Jo Cotterill

Calypso a 10 ans et une passion dévorante pour les livres. C’est une enfant solitaire, qui préfère la compagnie des mots à celle des autres enfants. Elle tient cette idée de son père, auteur solitaire qui passe ses journées enfermé dans son bureau depuis le décès de sa femme. Cette vie convient très bien à Calypso, jusqu’au jour où elle rencontre Mae. L’amour des livres rapproche les deux enfants. En côtoyant Mae et sa famille, Calypso va progressivement se rendre compte que ce n’est pas normal que son père passe si peu de temps avec elle, oubliant même de lui faire à manger…

Un livre qui sous une couverture joyeuse et une écriture simple cache des sujets assez difficiles : la perte d’un proche, les enfants qui doivent assumer des responsabilités pas de leur âge… et au fil des pages on sent l’amour que voue l’auteur à la littérature avec des dizaines de titres de livres cités.

Indian Creek de Pete Fromm

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« Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
– Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion.
Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai :
– Heu…c’est quoi, une corde de bois? »

J’ai toujours beaucoup aimé les histoires de trappeurs et d’aventuriers. On y découvre des hommes bien trempés affrontant les périples de la Nature grâce à leur expérience, souvent au prix de grands sacrifices.
Pour un citadin ces histoires sont passionnante et exotique.

Mais le plaisir de lire Indian Creek est autre : ici pas de trappeurs endurcit comme Hugh Glass *, pas de baroudeurs professionnels comme Sylvain Tesson.
Rien de tel, juste un petit étudiant américain de 19 ans, passionné de natation, qui accepte sur un coup de tête, bien vite regretté, une mission de 7 mois en hiver en solitaire dans les Rocheuses.
Armé de sa seule inexpérience, il devra survivre 7 mois aux rigueurs de l’hiver en vivant dans une tente de 3 mètres carrés.

Le récit est prenant dés les premières pages, le narrateurs extrêmement attachant, le récit fluide et drôle (surtout lu bien au chaud dans un bon fauteuil!)

Un livre à conseiller à tous les amoureux de l’aventure, en rangers ou en pantoufles!!!!

Vous trouverez ce livre à la BFM de Beaubreuil, à la côte LIT FRO

* Hugh Glass : trappeur ayant survécu à une attaque d’ours et s’étant traîné blessé et sans armes sur 300 km. Le film Revenant s’inspire de son histoire.

« L’appel de la forêt »

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Ceux qui nous suivent depuis le début de l’aventure de « Serialblogueuses » doivent se dire… Jack LONDON !

Encore ? Eh bien oui…

Alors même si vous avez déjà lu « L’appel de la forêt » sur nos précédentes recommandations, prenez le temps de le regarder, voire de le relire dans cette magnifique édition proposée par Sarbacane dans sa collection grand format (37 cm sur 26 cm), « Grands classiques illustrés« .

Format qui met réellement en valeur les peintures à l’huile de Maurizio A.C. QUARELLO : imaginez ce tableau  ou le dernier combat de Spitz contre Buck en double page de plus de cinquante centimètres de large …

Avouez qu’en ces périodes de grosse chaleur, c’est drôlement agréable de se « rafraîchir » dans ces paysages enneigés.

Même si l’histoire, dans sa nouvelle traduction de Annie-France Mistral, n’en est pas moins rude :

« Buck, le chien géant héros de L’Appel de la forêt, connaît un destin inverse à celui du célèbre Croc-Blanc : « aristocrate » gâté, élevé dans une souriante vallée du Sud, il se trouve précipité en pleine ruée vers l’or dans la haine et la barbarie, et doit renouer avec ses instincts les plus primaires pour survivre. Il connaîtra un temps un amour absolu pour un homme des bois, rude et juste. Mais à la mort de ce maître adoré, plus rien ne le retiendra pour répondre enfin à « l’appel de la forêt », et devenir le chef redouté d’une horde de loups sauvages. »

Si vous aimez le style de Maurizio A.C. Quarello, vous pouvez trouver  à la BFM de Limoges une vingtaine d’autres livres illustrés par cet artiste.

 

Inséparables

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Inséparables est une roman écrit par Sarah Crossan et traduit par Clémentine Beauvais.

Grace et Tippi sont soeurs. Elles sont siamoises. Elles vivent avec leur père qui a un petit faible pour la bouteille, leur mère qui travaille comme une forcenée pour payer les factures médicales, leur grand-mère qui manque souvent de tact et leur petite soeur effacée par toute la place que prend la santé de Grace et Tippi dans la famille. Et cet automne elles vont faire leur entrée au lycée. C’est un gros changement pour elles d’essayer d’avoir une vie plus normale. Pour cela il faut affronter le regard, les questions, la curiosité malsaine des autres. Elles se lient d’amitié  avec Jon et Yasmeen, qui les acceptent comme elles sont. Grace et Tippi commencent alors à expérimenter la vie d’ado, enfreignant les règles, elles qui ont toujours vécu dans un univers où tout tourne autour de leur santé.

Pour écrire ce roman, l’auteur a fait de nombreuses recherches sur la vie des siamois, pour arriver à retranscrire ce sentiment d’être un tout en étant deux, inséparables mais avec sa propre personnalité. On s’attache rapidement à Tippi et Grace, leur humour, leur joie de vivre. Un très beau roman sur la différence, la tolérance, l’acceptation de soi qui a la particularité d’être écrit en vers.

Caroline dit,

« Vous riez beaucoup. C’est enthousiasmant.

Même dans votre condition, vous dites oui à la vie. »

Je ne sais pas trop

ce que je suis censée dire à la vie

à part oui.