Archives de Tag: ségragation

La couleur des sentiments Kathryn Stockett

Par défaut

Je me souviens encore quand j’étais allé voir « The Help », son titre en VO :

C’était la dernière séance d’un dimanche triste, morne et pluvieux … La sinistrose était de sortie, j’ai donc abandonné livres et révisions pour aller me divertir un peu ; je n’ai pas été déçu !

Ce fut le film où j’ai le plus ri de l’année. Une réalisation sans défaut, de l’humour, de l’humain, la critique d’une société d’un autre temps (quoique). [La honte de ne pas avoir lu le bouquin auparavant. ^^]

Car qui n’a pas eu le temps, l’envie, la motivation, l’argent (rayer la ou les mentions inutiles) de lire, avant de se poser devant un écran ? Aussi c’est un peu avec plaisir et appréhension que je me suis saisi à la BFM de Limoges, de ce sésame vers Jackson, Mississipi en 1962, chez les blancs et leurs femmes à tout faire noires.

Skeeter, jeune femme érudite au physique ingrat, selon les canons de la beauté de la société blanche de l’époque, désespère sa mère … Malgré un compte en banque bien garni et connu de tous, les efforts désespérés de Môman pour la marier à un bon mari, cette naïve revient au foyer, une plantation de champs de coton, après avoir brillement réussi ses études.

Intégrée dans le Gotha municipal, elle aurait tout pour devenir la prochaine Samantha Stevens (exceptée qu’elle ne soit pas une sorcière), pour autant, cette indigne gamine préfère rêver de journalisme, plutôt qu’une vie de (desperate) housewife de l’époque.

Confrontée à la misogynie, à un ordre établi, Skeeter va donc par le truchement de son amour pour son « amie » de toujours à la maison, sa domestique, disparue sans laisser d’adresse ni raison, se rapprocher des autres « bonnes noires » au service de son cercle de connaissances.

« Promue » à la tâche ingrate de Madame Propre du journal local, n’ayant jamais utilisé ses doigts pour frotter, elle va se rapprocher de la bonne de sa meilleure amie pour ses conseils : Abileen …

Et, petit à petit comprendre, à quel point, dans son milieu doré, les méchancetés de son monde : Les bonnes ont des sentiments, colère, dépression, désespoir, vengeance, amour de la cuisine, amour des enfants, amour de leur métier. L’aventure de Minny (l’une des amies d’Abileen et évidemment bonne car noire) est la raison même de cette histoire.

 

Un petit rappel historique, Martin Luther King et la dénonciation de la ségrégation noir/blanc en était à ses balbutiements. Pour les plus curieux de ce pan de l’histoire, je vous recommande d’ailleurs le film le Majordome, une perle et louable à la BFM!

J’avais peur de ne pas retrouver le plaisir (évidemment la perte de la surprise de l’intrigue) que j’ai éprouvé au cinéma, d’autant plus qu’il s’agit d’un premier roman de l’auteur … Et bien absolument pas.

Les séquences d’échanges entre Abileen et sa « Baby Girl », Mae Mobley, la fille de sa patronne sont adorables, n’étaient pas aussi détaillées dans le film. Et ce n’est qu’un exemple.

Aussi, si vous aussi, aviez un doute sur la nécessité de lire ce roman après vu le film ; n’hésitez pas ! Je viens de le rendre à la BFM ^_^ Et pour les cinévores, il est aussi disponible en DVD 😉

 

A bientôt ! 😉

Publicités