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Ridley Scott, persiste et signe….

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Mr Scott est l’auteur de chefs d’oeuvre inconstestés mais hélas aussi de franches bouses. Robin des Bois et Kingdom of Heaven pour ne citer qu’eux.
J’avais bien aimé Prometheus. Malgré son scénario confus et quelques détails agaçants, je l’ai vu comme un très bon divertissement.
Quels détails agaçants? Un en particulier et de taille! Ca :

Ca, c’est ce que l’on suppose être l’élite des scientifiques du futur(vu le prix d’une telle expédition, on est en droit de supposer qu’ils n’ont pas envoyé des Charlot!), explorant une planète inconnue et de toute évidence habitée par on ne sait quoi!

Donc bien entendu, on enlève les casques!!!! Un enfant de 7 ans ayant participé à la moindre sortie spéléologique avec sa classe comprendrait qu’il est débile de se promener dans une grotte sans casque.

Et je ne parlerai même pas de l’absolue évidence du risque monumental de contamination par n’importe quelle forme de virus ou de vie inconnue et indétectable!

On sait qu’Hollywood n’aime pas les casques, vous ne verrez quasiment jamais aucun personnage principal casqué dans des films « historiques ». Normal me direz-vous, la tête c’est pas si fragile que ça, et le risque de contamination par la bouche ou le nez ne doit pas être si inquiétant que ça….

De ce que j’ai pu lire sur le net, ou entendre autour de moi, tout le monde a relevé et brocardé cette erreur stupide.

Bon, ça peut arriver à tout le monde, même les meilleurs scénaristes ou réalisateurs peuvent faire des bourdes. Je ne jugerai pas le film là-dessus.

Errare humanum est, perseverare diabolicum, l’erreur est humaine mais perséverer est diabolique!

Et voilà le problème!!! Mr Scott persévère diaboliquement dans son nouveau Alien : Covenant!!!

Voyez le trailer:

Regardez à 1.00 et à 1.22. Une équipe se baladant en casquette et un gus le visage bien à découvert titillant un oeuf d’Alien!!!

Non content de réitérer sa bourde, le réalisateur en semble fier au point de la mettre bien en évidence à deux reprises dans son trailer….

Lorsque Georges Lucas a compris l’erreur que constituait Jar Jar Binks dans la Menace Fantôme, il a décidé de quasiment supprimer le personnage dans les autres épisodes. On aurait pu espérer que Ridley Scott soit aussi attentif à l’opinion de ses spectateurs….

Rappelons pour l’anecdote, que les trois astronautes d’Apollo 11 ont passé trois semaines en quarantaine à leur retour de la lune…

Disons en guise de conclusion que, malgré tout cela, la bande annonce fait envie, et que je fais confiance au virtuose de la SF qu’est Riddley Scott pour ne pas nous décevoir avec ce nouveau volet de la saga Alien!

Vous trouverez l’intégralité des DVD d’Alien au Pôle Art de la BFM pour vous remettre dans le bain avant d’aller voir ce film qui sort en salle le 18 mai 2017.

 

 

 

Valérie Mangin

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A la base je voulais faire un post sur l’excellente série de BD « les chroniques de l’antiquité galactique ».

Puis, je me suis dit qu’il serait dommage de ne pas parler du terrible « Petit miracle » et qu’il serait fort dommage d’oublier Luxley et tant d’autres…

Au final autant parler directement de leur auteure : Valérie Mangin.

Cette passionnée de culture classique, se lance dans la BD après une prépa à Henri IV, une thèse à l’Ecole des Chartes et des études d’Histoire et d’Histoire de l’Art à la Sorbonne. Autant dire que la culture qu’elle en retire imprègne grandement ses oeuvres.

Ses BD abordent différents sujets : transposition de mythes classiques dans la SF, uchronies, SF pure, fantastiques,….

Elle est surtout d’un concept remarquable : la BD tout public d’auteur : utiliser des domaines classiques de la BD, tels que la SF, tout en les dotant de scénarios de très haute qualité truffés de connaissances historiques et culturelles.

C’est un pari extrêmement risqué et casse-gueule! Difficile en effet de ne pas tomber dans l’étalage de culture (comme le fait trop souvent à mon goût Umberto Eco dans ses romans…) ou de créer des histoires ultra-élitistes truffées de références compréhensibles que par un petit nombre d’initiés…

Valérie Mangin réussit le pari haut la main! Ses scénarios sont passionnants, peuvent se lire à différents niveaux, que l’on soit passionné de culture grecque ou simple fan de SF (ou les deux en même temps!) ou bien même simple curieux de BD.

Chacune de ses BD aborde des sujets extrêmement variés et se lit avec plaisir, et, chose rare, amène le lecteur à se poser bien des questions…

Quand je lis les oeuvres de Valérie Mangin, la meilleure comparaison qui me vient à l’esprit est celle avec Tarantino : ils sont tous les deux experts et passionnés dans leur domaine, mais refusant l’élitisme, mettent leur art et leurs connaissances au service de thématiques dites « populaires », souvent déconsidérées et les subliment par leur dextérité!

Vous trouverez l’intégrale des oeuvres de Valérie Mangin au Pôle Jeunesse et et Pôle Art de votre BFM!

 

 

 

 

 

 

 

Serviteurs ou tueurs ?

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Pas une semaine sans qu’on lise dans la presse un article sur les robots, robots serviteurs, robots réparateurs ou robots tueurs, voire robots futurs collaborateurs… Car ils sont déjà parmi nous, même s’ils ne ressemblent pas toujours à l’image de l’humanoïde véhiculée par le cinéma.

« Dans nos usines depuis bien longtemps mais aussi à l’hôpital, au fond des mers, sur les champs de bataille, dans l’espace et, de plus en plus, dans notre quotidien : aux commandes de ce métro sans chauffeur, de ce drone livreur de colis ou de ce tracteur dernier cri, sous le tableau de bord de cet ascenseur sophistiqué ou de la nouvelle voiture familiale, sur nos pelouses et nos moquettes, à l’autre bout du fil, etc.

(…) la robotique progresse discrètement, de plus en plus efficacement, certes, mais sans découvertes spectaculaires à même de faire la une des médias. Et pourtant, de petites avancées en progrès discrets, cette discipline emplit notre monde de machines de plus en plus autonomes, de plus en plus « intelligentes » et… de plus en plus visibles.

Au fil de ces pages, poussons ensemble les portes des laboratoires scientifiques pour découvrir les mille et une applications de la robotique mais aussi ses enjeux, ses défis et les questions – politiques, éthiques, philosophiques – soulevées par cette discipline. » (Extraits de l’introduction, livre cité ci-dessous)

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Dans son livre « Génération robots, le rêve devient réalité » paru chez Actes Sud junior en 2015 et illustré par Séverine Assous, Natacha Scheidhauer fait le point en une soixantaine de pages sur nos connaissances actuelles du sujet, tout en nous rappelant que, depuis l’Antiquité (géants métalliques et statues d’or d’Héphaïstos par exemple, Galatée, le golem des Hébreux, les automates, etc.), l’homme a toujours rêvé de fabriquer des créatures artificielles.

Demain, la « robolution » ?

« A nous – scientifiques, décideurs politiques et citoyens, jeunes et plus âgés – de décider dès aujourd’hui de la mission que nous leur* confierons ! »

(*) à ces robots, un jour entièrement autonomes et sans états d’âme…

En attendant, après ce livre, profitons-en pour relire Asimov et regarder à nouveau « Metropolis » de Fritz Lang.

Affiche-du-film-Metropolis

Gispy

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Nous sommes dans un futur proche, milieu du XXIe siècle, le trou de la couche d’ozone s’est considérablement agrandit, l’hémisphère nord de notre planète se refroidit alors que l’hémisphère sud se réchauffe de plus en plus.

Pour remédier à cela, le trafic aérien est interdit, les transports se font au moyen de la Circumpolaire 3-Continentale, la C3C, gigantesque autoroute où règne la loi du plus fort, reliant entre eux les principales villes du globe.

La plupart des pays traversés par la C3C sont en proie aux guerres civiles, aux dictatures; les mafias, les sectes aux origines médiévales et les trusts financiers règnent en maître.

C’est dans ce contexte chaotique, quasi post-apocalyptique, qu’évolue le chauffeur de camion Tsagoï, dit «Gipsy». Gitan originaire de l’Europe de l’Est, seul routier à son compte dans cet univers impitoyable.

Personnage haut en couleurs, toujours prêt à se battre pour défendre ses intérêts, Capitaine Haddock gitan aux insultes et jurons percutants aussi sûrement que ses poings ou ses couteaux, le Gipsy n’en est pas moins un individu attachant, extrêmement drôle, sorte de néandertalien se débattant dans des situations qui le dépassent mais dont il se sort toujours avec brio, tel un héros de vieux western spaghetti.

Les différents albums suivent les pérégrinations du Gipsy sur plusieurs continents: du Mexique à la Sibérie, en passant par l’Allemagne et le Moyen-Orient et le Pôle Nord!

Marini, dessinateur de BD de génie, arrive à créer une ambiance unique: mélange de décors appartenant à un passé révolu, de villes orientales des Milles et unes Nuits, du couronnement d’un tsar sorti tout droit d’un film d’Eisenstein avec des éléments futuristes, comme cette autoroute monstrueuse qu’est la C3C, avec ses camions démesurés et ses relais routiers dignes de l’astroport de Mos Eisley*

Les dialogues sont parfois rudes et vulgaires, mais sublimés par leur côté comique et le second degré permanent dans lequel ils baignent.

Sous ses aspects badass cette BD n’est pas dépourvue de poésie, les personnages sont extrêmement bien travaillés. Le personnage du Gipsy, solitaire au grand cœur et à la grande gueule cherchant tant bien que mal à faire sa route dans le monde et dans la vie est un individu des plus singuliers, un aventurier tel que le définit Jean Paul Belmondo dans l’As des As: «Si être un aventurier c’est être quelqu’un qui, lorsqu’il voit des emmerdes se jette dedans, alors oui, je suis un aventurier».

Mais bien qu’il prenne part physiquement à quasiment tous les conflits qu’il croise le long de sa route, il garde une indépendance morale absolue, ne prêtant allégeance qu’à sa seule liberté, exactement comme Corto Maltese, avec qui il partagent les mêmes racines au sein de la «Tribu prophétique aux prunelles ardentes»**

Personnage difficilement définissable, laissons le mot de la fin à un de ses adversaires: «Sois c’est le roi des cons et il a beaucoup de chance. Soit il a un don. Que pensez-vous de ce Gipsy? – Bah c’est surtout le meilleur sur la C3C, un jour il m’a dit un truc vraiment profond sur la vie: si tu chies assez longtemps dans les fourrés, t’apprends à te torcher le cul avec des chardons»

Latcho drom!***

*Souvenez-vous de la cantina sur la planète Tatooin où Lucke Skywalker et Obi-Wan Kenobi rencontrent pour la première fois Yann Solo…..

** «Bohémiens en voyage» de Baudelaire.

*** «Bonne route»

 

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Les 100

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Depuis qu’une guerre nucléaire a ravagé la planète, l’humanité s’est réfugiée dans des stations spatiales en orbite à des milliers de kilomètres de sa surface radioactive. Aujourd’hui, cent jeunes criminels sont envoyés en mission périlleuse : recoloniser la Terre. Cela peut leur donner une chance de repartir de zéro… ou de mourir dès leur arrivée.
Clarke a été arrêtée pour trahison, mais son véritable crime continue de la hanter au quotidien. Wells, le fils du Chancelier, est venu sur Terre pour ne pas être séparé d’elle, cette fille qu’il aime plus que tout. Mais saura-t-elle un jour pardonner son parjure aux conséquences fatales ? Bellamy, au tempérament de feu, a tout risqué pour rejoindre Octavia à bord de la navette : tous deux sont les seuls frères et soeurs que compte encore le genre humain. Glass, elle, a accompli la manoeuvre inverse et est parvenue à rester à bord de la station. Elle va vite comprendre que les dangers qui la guettent sont au moins aussi nombreux que sur Terre.
Face à un monde hostile où chacun reste rongé par la culpabilité, les 100 vont devoir se battre pour survivre. Ils n’ont rien de héros, et pourtant, ils pourraient bien être le dernier espoir de l’humanité…

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Les 100 est le premier roman de Kass Morgan. Il connait un certain succès puisqu’il a été adapté en série télé, qui porte le même nom.

L’histoire est divisé en quatre points de vue : on suit successivement Clarke, Wells, Bellamy et Glass. On découvre tout au long du roman qu’ils sont tous les quatre liés les uns aux autres : Wells est l’ex de Clarke, Glass est la meilleure amie de Wells et Bellamy a tiré sur le père de Wells, le chancelier Jaha. Tous viennent de la station spatiale (divisée en trois classes, entre Phoenix, Walden et Arcadia) mise en place après la fin du monde qui a touché la Terre entière (une guerre nucléaire). Ils sont tous considérés comme des criminels chez eux.

Tout les quatre, ainsi que 96 autres criminels sont désignés pour retourner sur Terre, après 300 ans de vie dans l’espace. Pourquoi ? A vous de lire 😉

J’ai trouvé ce premier tome un peu pâlichon par rapport à ce que j’en attendais ! Il ne se passe en fait pas grand chose, ce qui est assez décevant. On oscille entre belles descriptions écologistes de la Terre et vie dans l’espace façon Star Trek. Mais à part ça, on ne trouve pas grand chose. On apprend à connaître les personnages, leurs liens, leur passé grâce à des flashbacks bienvenus dans l’histoire.
Le personnage de Clarke ne m’a pas le moins du monde touché, son côté énervant prenant souvent le pas sur tout le reste. Wells fait, quant à lui, peine à voir puisqu’il se fait tout le temps rembarrer par Clarke. Bellamy est là pour « sauver » sa sœur, mais mis à part jouer les jolis cœurs avec Clarke et Robin des bois dans la forêt, il ne fait pas grand chose. La seule qui m’ai un tant soit peu touchée est Glass, restée sur la station spatiale.

Tout est beaucoup trop lisse : ça aurait pu saigner comme dans Hunger Games, il aurait pu y avoir de l’action et du suspense comme dans Divergente, ça aurait pu être pimenté comme dans Le Labyrinthe. Mais non. Il manque un quelque chose qui aurait pu en faire un roman addictif. Tout se passe trop bien et les seuls petits moments de « danger » sont assez communs (un incendie, une dépressurisation de la station…).

De plus, les coquilles du livre sont un peu trop nombreuses à mon goût : à plusieurs reprises, le nom de Glass a été mélangé avec celui de Clarke. Une fois, ça peut arriver, trois fois, ça ne fait pas très sérieux. Heureusement, le roman est bien écrit et se lit vite (ça rattrape un peu les choses), et même si tout va trop vite et que l’histoire manque de profondeur, j’ai pris plaisir à lire ce livre. Si l’auteur corrige les défauts de ce premier tome, la suite peut franchement être pas mal, avec un grand potentiel.

Les 100, Tome 1, Kass Morgan

Séries TV 2015

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Après la rétrospective 2014 que je vous avais concoctée, on attaque les séries télé tant attendues de 2015. Certaines séries de la sélection que je vous ai préparée ont déjà commencé depuis début janvier. Mais rien que l’on ne puisse pas rattraper rapidement ! Quant aux autres, seul le temps peut nous dire si ces séries sont d’un aussi bon cru que celles de 2014 ! 🙂

1. Better Call Saul

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Synopsis : Six ans avant la rencontre avec Walter White, Saul Goodman, connu sous le nom de Jimmy McGill, est un petit escroc qui peine à joindre les deux bouts. Il fait la connaissance de Mike Ehrmantraut, un criminel spécialisé dans le « nettoyage », qui deviendra son futur homme de main. Ensemble, ils ouvrent un cabinet d’avocats à Albuquerque, au Nouveau-Mexique.

C’est LA série que les fans de Breaking Bad attendent avec impatience. Spin-off de BB, cette fois on suit l’avocat véreux Saul Goodman quelques années avant sa rencontre avec Walter White et Jesse Pinkman…
Avec toujours aux commandes Vince Gilligan ! 🙂

2. Agent Carter

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Synopsis : Bien des années avant les exploits de l’Agent Coulson et de son équipe du SHIELD, il y avait l’Agent Carter. Personne ne devrait sous-estimer Peggy…

L’agent Carter, c’est avant tout l’atout charme du film Captain America. Elle est jolie, intelligente et débrouillarde. Hayley Hatwell a repris son rôle pour le plus grand plaisir des fans. C’est une série qui promet de l’action et de l’espionnage. En souhaitant qu’elle marche aussi bien que Agents of S.H.I.E.L.D. !

3. Intruders

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Synopsis : Dans le Nord-Ouest du Pacifique des évènements étranges, et apparemment sans aucun rapport, commencent à se produire. Plusieurs mystères se mêlent et révèlent un complot qui changera à jamais notre compréhension de la nature humaine.
Jack Whelan, un flic de Los Angeles devenu écrivain a échappé à un passé sombre et violent pour une vie apparemment tranquille avec sa femme, Amy. Quand Amy disparaît, Jack plonge dans une enquête qui l’oblige à affronter les erreurs de son passé et à réexaminer les fondements mêmes sur lesquels il a construit sa vie.

Série du scénariste de X-Files, Intruders, si elle tient toutes ses promesses, nous promets frayeurs et questionnements. Elle est adaptée du roman Les intrus de Michael Marshall Smith et passe déjà en France sur OCS.

4. Westworld

Westworld

Synopsis : Les automates d’un parc d’attractions prennent en chasse les visiteurs…

Westworld, c’est LA série qui intrigue. Peu d’infos (on sait juste que c’est un remake basé sur le film SF de Michael Crichton de 1973), un casting génial (Anthony Hopkins, Evan Rachel Wood, Ed Harris…), deux créateurs de génie (J.J. Abrams et Jonathan Nolan). Affaire à suivre…

5. Bloodline

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Synopsis : Les blessures et les secrets d’une famille remontent à la surface avec l’arrivée d’un des membres de la fratrie, perdu de vue depuis longtemps… et toujours considéré comme le vilain petit canard.

A priori, l’histoire  semble classique… mais c’est Netflix qui produit, donc je laisse une chance à cette série. Et puis, j’aime bien Kyle Chandler et Sissy Spacek, deux des acteurs au casting 🙂

Cette liste est encore une fois non-exhaustive (on peut y ajouter Daredevil, 12 Monkeys, The Last Man on Earth ou encore le reboot de Heroes et Galavant) et est à ajouter à celle de 2014 (il y a de quoi tenir un moment avec tout ça 😉 ). Peut-être que les séries ci-dessus seront de gros succès ou peut-être pas. D’autres pas encore connues se révèleront peut-être être le Game of Thrones de 2015.

Cinder

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Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population.
Depuis l’Espace, un peuple sans pitié attend son heure…

Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer…

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Cinder est une adaptation moderne, ou plutôt futuriste, du conte de Cendrillon (Cinderella, en anglais), des frères Grimm. On retrouve aussi bien des engins volants, des androïdes, des cyborgs, que la magie et le côté princier du vrai conte.

Cinder est une cyborg (mélange d’une machine et d’une humaine) vivant avec sa belle-mère, Adri, et ses deux soeurs, Pearl et Peony. Elle est une jeune mécanicienne, réparant aussi bien les holocrans, que les hovers, au service de sa tutrice qui la déteste. C’est une simple jeune fille brimée par sa famille à laquelle elle essaie d’échapper, jusqu’au jour où elle fait plusieurs découvertes étonnantes…

Ce qui m’a sans doute le plus étonnée dans ce roman, c’est que l’histoire ne se passe pas encore et toujours aux Etats-Unis, mais en Chine, à Néo-Beijing. Bien évidemment, les concepts d’Etats-Unis et de Chine n’existent plus à l’époque où vit Cinder. On ne sait pas vraiment quand l’histoire se déroule, le seul élément étant que l’on se situe après la Quatrième Guerre Mondiale… On sait cependant que les continents ont changé et que le peuple de la Lune fait désormais partie de la partie.

De même, j’ai été étonnée de voir que certaines choses ne changent pas dans le futur. Je pense bien évidemment à l’épidémie de létumose, qui n’est pas sans faire penser à ebola, maladie incurable qui se répand à une vitesse incroyable et qu’aucun médecin ne sait soigner…

Le côté Cendrillon reste parfois flou, assez éloigné de l’histoire. Ce qui est à la fois dommage (c’est un de mes contes préférés) et réussi à la fois. Le côté SF est plus présent, avec un univers complet et sympa. Je n’ai toutefois pas eu de grande surprise au long de ma lecture, étant donné qu’au bout d’une cinquantaine de pages, j’avais plus ou moins compris où allait nous emmener l’auteur. Heureusement, il y a certaines choses auxquelles je ne m’attendais pas, ce qui m’a permis de continuer ma lecture jusqu’au bout.

Je ne m’attendais à rien en commençant ce roman, et j’ai bien aimé le mélange d’intrigue de cour, d’aventure, d’espionnage et de science-fiction. De même, j’ai apprécié les personnages secondaires comme Peony (la soeur de Cinder), Iko (la petite androïde pleine d’humour), le docteur Erland ou encore Kai (le prince du royaume). Je lirai donc la suite avec plaisir puisque certaines choses n’ont pas encore été réglées dans ce premier tome 🙂

Cinder, Marissa Meyer