Archives de Tag: Sorcières

Série Sleepy Hollow

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Tout commence avec une petite nouvelle fantastique/comique de Washington Irving, auteur américain du XIXeme siècle, publiée en 1820 sous le titre de « La légende de Sleepy Hollow »

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Cette nouvelle inspirera à Tim Burton son superbe film « Sleepy Hollow » en 1999 et fera entrer le cavalier sans tête dans la liste des icônes macabres du cinéma.

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Signalons aussi la version de Walt Disney de 1949 :

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Ichabod Crane a subit bien des transformations depuis sa naissance sous la plume de Washington Irving.
Dans cette série, il devient un soldat nordiste de la Guerre d’Indépendance. Espion et ami de Georges Washington, il se retrouve face à face avec un mystérieux soldat allemand lors d’une bataille et le décapite avant de succomber aux blessures que ce dernier lui a infligées.
Les deux ennemis se réveillent au XXIe siècle et poursuivent leur affrontement de nos jours….

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Le scénario est éloigné à l’extrême de l’histoire originale. Difficile de présenter une série sans spoiler les lecteurs, mais disons que le Cavalier s’avère être qu’une des nombreuses monstruosités existante que Ichabod, accompagné d’une officier de police s’efforceront de combattre.

Si cette série n’est clairement pas la meilleure qu’il m’est été donné de voir, je lui reconnaîs tout de même de très bons côtés :

– l’humour : la présence déconcertante d’un homme du passé dans notre monde contemporain suscite de nombreux gags, sans toutefois tomber dans la bouffonnerie façon Visiteurs. De plus toute la série brosse un portrait caustique de l’Amérique contemporaine vue par un soldat idéaliste de l’époque des Pères Fondateurs des Etats-Unis transporté dans une époque bien éloignée des idéaux de l’époque….

– Les acteurs sont bien dans leur rôles qu’ils interprètent avec beaucoup d’humour et avec un plaisir évident.

– Si la série reste, bien évidemment très politiquement correcte, elle se permet des incartades occasionnelles mais savoureuses.

– L’unité d’action : évidemment construire une série uniquement sur la confrontation entre Crane et le Cavalier eut été risqué. La série approfondit donc leur histoire, intègre progressivement de nouvelles créatures fantastiques, sans que cela nuise pourtant à l’intrigue principale ni ne crée une impression d’arche de Noé de l’étrange comme dans True Blood. Du moins pour l’instant….

En résumé, si vous cherchez une série gentiment sombre, sans prises de têtes, pour se détendre, Sleepy Hollow devrait vous satisfaire.

Vous trouverez ces différentes versions de Sleepy Hollow a la BFM !

  • La nouvelle originale : Jeunesse LIT IRV
  • DVD de l’adaptation de Walt Disney : DVD CINE PRI
  • Film de Tim Burton : DVD CINE BUR
  • La série : CINE SLE

The Witch

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Le premier long métrage d’un inconnu, Robert Eggers, le premier rôle d’une autre inconnue : Anya Tailor-Joy, le résultat est un chef d’oeuvre !

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Une famille de colons fraîchement débarqués d’Angleterre quitte son village pour s’installer dans une contrée hostile et désolée.
Puritains de la plus belle eau, le père de famille, superbement incarné par Ralph Ineson (Harry Potter, Game of Throne,…) et sa femme, jouée par l’effrayante Kate Dickie (Prometeus, Game of Thrones) règnent en maîtres sur leur famille.

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Un environnement inconnu et hostile, le fanatisme religieux, les superstitions, l’amertume et une série d’événements tragiques et incompréhensibles feront progressivement plonger la famille de colons dans la folie.

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Barry Lindon, Sleepy Hollow, Dead Man, Aguire,…la liste de films auxquels est comparable The Witch est longue.

En un mot comme en cent, les décors sont sublimes, les acteurs parfaits, l’ambiance oppressante. Beaucoup de critiques ont acclamé cette œuvre en lui reconnaissant de magistralement renouveler le cinéma fantastique/horreur.
Je suis on ne peut plus d’accord.

Black Death

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Une bien bonne surprise que ce film pourtant totalement passé inaperçu !

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L’histoire : nous sommes en Angleterre, après la Guerre de Cent Ans, la Peste Noire fait rage.

Un groupe d’inquisiteurs est envoyé dans un village isolé dans une zone marécageuse mystérieusement épargnée par le fléau. Ils devront déterminer si la prospérité de ce village est dûe à sa situation isolée ou à des raisons plus suspectes…

Ils seront guidés dans cette région perdue par un jeune moine motivé par une quête d’un tout autre genre.

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L’histoire est simple, semblable à maints scénarii de jeux de rôles et pourrait faire craindre un vulgaire film moyenâgeux de série B surfant sur la vague de Game of Thrones, d’autant que figurent au casting Sean Bean et Carice Van Houten (Lady Mélissandre).

Pourtant force est de reconnaître que le film se laisse parfaitement regarder :

les décors sont bien faits, l’ambiance excellente, les acteurs bien dans leurs rôles (même si Sean Bean semble condamné depuis le Seigneur des Anneaux à toujours interpréter le même genre de personnages, avec son sempiternel costume), et l’histoire bien que simple réserve quelques agréables (si l’on peut dire…) surprises.

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Lord Inquisiteur Eddard du Gondor…

Magda Ikklepotts

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Magda Ikklepotts possède le double-glyphe, ce qui pourrait faire d’elle une sorcière très puissante… À condition, bien sûr, que quelqu’un l’initie à la magie. En attendant, pour gagner sa vie, Magda utilise les quelques pouvoirs qu’elle maîtrise pour arnaquer les antiquaires, et s’amuser aussi un peu, tant qu’à faire. Mais lorsque des attentats perpétrés par une force surnaturelle se produisent, Magda n’a d’autre choix que de se jeter dans l’arène, au péril de sa vie…

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Magda Ikklepotts est une sorcière un peu particulière : elle est la seule à posséder des glyphes sur ses deux mains, le double-glyphe. Normalement, les sorciers ou sorcières n’ont des glyphes que sur une main, gauche ou droite, selon le sexe de la personne. Magda est donc un être exceptionnel parmi les siens.
Elle monte, avec Driss, un pote, des arnaques, en utilisant ses pouvoirs, jusqu’au jour où elle va se faire arrêter.

Magda vit parmi la population, qui est au courant de l’existence de ces êtres surnaturels. Il existe des opposants aux sorcières, voulant leur faire la chasse, comme à Salem. Surtout depuis qu’une sorcière a fait 157 victimes dans un train après avoir perpétré un attentat. Le climat est donc extrêmement tendu entre humains et sorciers.

Je ne m’attendais pas, en prenant cette BD, à trouver un univers aussi riche. C’est en fait un mélange de drame, de vengeance, d’enquête policière, ce qui ne se voit absolument pas sur la couverture, ni sur la 4e de couverture.

Magda est un personnage complexe, comprenant plusieurs facettes. Elle essaye de survivre dans un monde hostile, avec des gens qui ne lui veulent pas que du bien. Avec son visage d’ange, on pourrait presque lui donner le Bon Dieu sans confession, mais ses actions montrent que cette jeune fille est loin d’être une blanche colombe.
Elle fait équipe avec Maulincourt, l’inspecteur qui l’a arrêtée, qui semble dépassé par ce monde magique, et Milo, un personnage un peu mystérieux.

J’aime beaucoup le graphisme signé Krystel, alternant couleurs chaudes et couleurs froides. Les dessins sont un croisement entre BD et manga, ce que j’apprécie.

Je vous recommande donc cette très jolie BD, que vous pouvez retrouver à la bibliothèque (voir le lien ci-dessous) 🙂

Magda Ikklpotts, tome 1, François Debois

Half Bad

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Tome 1 : Traque Blanche

 Tu ne sais ni lire ni écrire,
mais tu guéris vite, 
pour un sorcier.

Tu ne supportes pas
de rester enfermé une fois
la nuit tombée.

Tu détestes les sorciers
blancs, mais tu aimes
Annalise.

Tu es enfermé dans une cage
depuis tes quatorze ans.

Maintenant, tu n’as pas
le choix : tu dois fuir
et retrouver Mercury,
la sorcière noire qui dévore
les petits garçons.

Et tout ça avant ton 
dix-septième anniversaire.

Facile…

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Half Bad, c’est le roman évènement des Éditions Milan lancé en grande pompe à travers la France, la Belgique et la Suisse, avec une chasse aux livres dans les plus grandes villes de ces trois pays et sur internet.

Me prenant au jeu, aussi excitant qu’inhabituel pour la sortie d’un livre, j’ai réussi à trouver une édition numérique et me suis lancée à corps perdu dans la lecture de ce roman intriguant ayant de très bonnes critiques.

Eh bien, je n’ai pas été pas déçue ! 🙂

Half Bad, c’est l’histoire de Nathan, que l’on suit tout au long de sa vie, jusqu’à ses 17 ans. Quand on commence le roman, il est enfermé dans une cage, sans que l’on sache ce qu’il a fait pour mériter ce sort. On apprend à connaitre ce personnage, mi-sorcier blanc, mi-sorcier noir, dont le père est le plus puissant des sorciers noirs, recherché dans le monde entier et dont le seul nom fait trembler, et la mère une sorcière blanche, qui s’est suicidée lorsqu’il était tout petit. On le suit dans son enfance difficile, ses coups durs, ses premiers émois, et ses doutes au fur et à mesure qu’il grandit.
En dire plus sur l’histoire de ce roman reviendrait à spoiler, ou du moins enlever tout l’intérêt que l’on pourrait porter au roman de Sally Green.

C’est un roman original de par son histoire, avec un univers plus complexe qu’il n’y parait au départ, avec des frontières floues entre le bien et le mal, mais aussi de par sa forme : des chapitres bien souvent courts qui ont parfois une forme peu habituelle, mais qui permettent d’aller droit au but rapidement, et une narration à la deuxième personne par le héros. Le rythme de Half Bad est assez décousu, avec des scènes violentes, des passages de suspense, mais aussi des moments plus calmes, où rien ne se passe vraiment. Le tout est assez déconcertant, mais très bien mené.

Half Bad, c’est haletant, intense, stressant, parfois cruel pour Nathan, mais c’est tellement bien que l’on ne lâche plus le roman avant la fin. On est loin de l’univers de Harry Potter, des baguettes magiques, de Poudlard, même si quelques détails font penser à l’histoire du sorcier le plus célèbre au monde. 

Un point négatif peut-être ? Le roman est vraiment, mais alors vraiment, trop court ! 😉

La suite en mars 2015… L’attente va être longue…

Traqueur… de sorciers

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Jake Harker est fan de BD d’épouvante, a un faible pour une fille de sa classe a qui il n’osera jamais parler et fait de son mieux pour éviter les ennuis. Une vie plutôt ordinaire… Jusqu’au soir où il croise le chemin de l’Homme blême et de M. Pinch.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que Traqueur entre vite dans le vif du sujet. Le premier chapitre fait déjà froid dans le dos. Une grotte, des personnages étrangement vêtus, un sacrifice humain. Brrr… Et la suite n’est pas plus rassurante.

Nous voilà dans le monde des sorciers, avec, excusez du peu, un village flippant, une pluie de crapauds, de bien vilains personnages et évidemment la lutte entre le bien et le mal. Le seul problème, c’est qu’à certains moments, je me suis un peu demandée qui sont les bons et qui sont les méchants. Ceux de l’Institut dans lequel travaillent les parents de Jake? Ceux de l’Assemblée? La tante de Jake Harker? Pas facile de s’y retrouver sans les clés, que William Hussey ne donne que peu à peu. La seule chose dont on est sûr quasiment dès le début, c’est que Jake Harker n’est pas le garçon ordinaire qu’il croit être. Et qu’une échéance terrible se profile : la Déferlante arrive.

Ceux qui aiment les histoires de sorciers, de magie noire et blanche et de sortilèges en tous genres seront servis et, pour peu qu’ils soient un peu sensibles, ils risquent de regarder sous leur lit avant d’aller se coucher. Et ce n’est pas fini. Ce n’est que le premier tome…

Traqueur, William Hussey

Witches of East End vs Salem

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Witches of East End :

Deux jeunes femmes font partie sans le savoir d’une longue lignée de sorcières. Alors qu’elles mènent une existence paisible, une série d’événements va amener leur mère à leur dévoiler la vérité sur leur héritage familial : elles sont en fait de puissantes et immortelles sorcières.

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Cette série télé est une adaptation de la saga de Melissa de la Cruz, auteur que j’apprécie, Les Sorcières de North Hampton.

On retrouve sans conteste un petit côté Charmed dans cette série. Le trio de départ, l’ami black flic, le grimoire, les histoires d’amour, les ennemis qui débarquent sans prévenir… Tout ça n’est pas sans faire penser à sa grande soeur.

La série a un certain esthétisme et une once de mystère qui donnent envie de continuer à regarder.

Salem :

Une nouvelle vision des mythiques sorcières de Salem, dans le Massachussets du XVIIeme siècle. Une tentative audacieuse de percer à jour le côté obscur et surnaturel de cette période infame de l’Amérique…

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Salem n’est autre qu’une relecture fantastique de ce qui s’est passé aux Etats-Unis au XVIIe siècle. C’est une série d’horreur dans le style American Horror Story, loin des gentils amours de Witches of East End.

Dans cette série, les sorcières sont loin, très loin, d’être gentilles. Elles pactisent avec le diable, forment des cercles pour le sabbat, tuent tous ceux qui se trouvent sur leur passage.

C’est une vision particulière de ce qu’ont pu vivre les habitants de cette ville. Et si c’était en fait les sorcières qui avaient orchestré toutes les pendaisons d’innocents, dans le but de pouvoir former leur cercle ? Et si c’était elles qui ont été assez malignes en manipulant tout le monde ? Assez machiavélique quand on y pense !

Les deux séries n’ont donc absolument rien à voir, mais toutes les deux sont à leur manière réussies. Ces deux séries ont été renouvelées pour une deuxième saison, signe de leur succès.

2014 est bien le retour des sorcières sur le petit écran ! 🙂

Update : Witches of East End est déjà annulée, au bout de 2 malheureuses saisons… Dommage.