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Le Protectorat de l’Ombrelle

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Tome 3 : Sans Honte (spoilers si vous n’avez pas lu les deux précédents tomes)

Lady Alexia Woolsey est indiscutablement le scandale de la saison londonienne.

Après les événements survenus en Écosse, elle est retournée vivre chez ses parents. La reine Victoria l’a exclue du Cabinet fantôme, et la seule personne qui pourrait donner une explication à sa délicate condition actuelle, Lord Akeldama, a inopinément quitté la ville. Pour couronner le tout, Alexia découvre que les vampires de Londres ont juré sa mort.
Tandis que Lord Maccon met toute son énergie à boire, et que le Professeur Lyall tente désespérément de maintenir la cohésion au sein de la meute Woolsey, Alexia s’enfuit en Italie à la recherche des mystérieux Templiers. Ils sont les seuls à pouvoir l’aider. Mais ils pourraient aussi s’avérer pires que les vampires. Surtout armés de pesto.

sans-honte gail carriger

Troisième tome des aventures d’Alexia Tarabotti, Sans Honte est à l’image de ses prédécesseurs : complètement loufoque, plein de rebondissements et tout à fait délicieux.

Lady Maccon, rejetée par son mari, part pour l’Italie afin d’avoir des réponses sur sa grossesse inattendue. Lord Akeldama, son ami vampire de toujours, ayant mystérieusement disparu avec la totalité de ses drones, elle n’a pas d’autre choix que de retourner sur sa terre d’origine : l’Italie. Les Templiers semblent être ceux qui ont le plus de chance de pouvoir lui apporter ces réponses. Sauf que les choses ne vont pas se passer comme prévues, bien entendu, et vont indubitablement se compliquer.

Lady Maccon n’a plus rien à perdre, et hors de l’Angleterre où les moeurs sont plus « libres », presque toutes les étiquettes sont bafouées. Elle essaye cependant  de rester une dame tout à fait respectable et digne, mais sans totalement y arriver, sa réputation la précédant. Cela apporte une certaine évolution à son personnage délirant qui sortait déjà du lot dans la bonne bourgeoisie anglaise.
Elle va passer par la France et rencontrer des inventeurs et scientifiques tous aussi fous les uns que les autres grâce à son amie Mme Lefoux. Accompagnées de Floote, le majordome taciturne, les deux dames vont vivre de nombreux rebondissements qui vont les mener toujours plus loin dans leur quête et les obliger à se poser toujours plus de questions.

Ce troisième tome est aussi bien que le second. J’ai juste trouvé dommage que Lord Maccon, ce goujat de loup-garou, ne soit pas plus présent : ses joutes verbales et son caractère de cochon m’ont beaucoup manqué. Heureusement, la fin rattrape le reste du roman de ce côté là, avec un grand moment de « réconciliation ».
J’apprécie aussi le fait que l’histoire soit divisée entre Alexia, Mme Lefoux et Floote d’un côté et le professeur Lyall à qui arrivent tous les malheurs du monde (et que j’aime beaucoup) d’un autre côté. Cela inclus du suspense à l’intérieur des chapitres, ce qui pousse bien souvent le lecteur à continuer l’histoire.

Sans honte, tome 3, Gail Carriger

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Le Protectorat de l’Ombrelle

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Tome 2 : Sans Forme (spoilers si vous n’avez pas lu le premier tome !)

Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule aux prises avec un régiment de soldats non humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !
sans forme

J’ai bien aimé ce second tome, même s’il n’est  pas aussi réussi que le premier, ce qui est plutôt dommage.

J’aime toujours autant le personnage d’Alexia Tarabotti Maccon qui est désormais mariée à Lord Conall Maccon, le loup-garou Alpha de la meute de Woolsey, aussi comte et chef du BUR. Les joutes verbales mythiques de Lady Maccon me font toujours autant rire (le style de l’auteur est absolument génial et on s’y croirait presque !), de même pour les attitudes empruntées d’Ivy Hisselpenny (la bonne société anglaise du XIXe siècle…). Le steampunk est toujours aussi présent et important dans l’histoire, ce que je trouve intéressant. Il permet une certaine diversité par rapport à d’autres séries (par exemple, New Victoria), dans lesquelles le steampunk est beaucoup moins présent.

Des personnages importants du premier tome sont quasiment absents de ce tome, comme par exemple Lord Akeldama, ce qui est dommage ! Même si je me méfie de ce personnage haut en couleur, j’aime bien les petites appellations dont il affuble les autres personnages. Il en est de même avec le professeur Lyall que j’aime beaucoup et qui n’est jamais là, Alexia et sa troupe d’amis étant partis en Ecosse.
Toutefois, d’autres comme Ivy Hisselpenny et ses chapeaux exubérants (et de mauvais goût), Tunstell, le porte-clés de Lord Maccon sont toujours présents pour notre plus grand plaisir 🙂 De même, la présence de Félicité (la demi-soeur d’Alexia) apporte un petit plus piquant à l’histoire et dans les dialogues.

Le reste de l’histoire est pleine de rebondissements (l’accent est mis sur les loup-garous écossais et non plus sur les vampires anglais), pleine d’humour (j’ai ricané plus d’une fois) et pleine de surprises. On sent toutefois que c’est un tome de transition entre le premier tome qui pose la trame et le troisième où Alexia retourne à ses origines en Italie, et que ce n’est pas ce second tome qui va être réellement important pour la saga (même s’il introduit certaines choses qui vont rythmer à coup sûr la suite de la saga).

Le Protectorat de l’Ombrelle

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Tome 1 : Sans Âme

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuzio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

sans âme

Ce roman est un vrai rafraîchissement ! On compose toujours avec des vampires et des loup-garous, mais ils sont au second plan. Et le premier plan n’est autre que la délicieuse Mademoiselle Alexia Tarabotti.

Alexia Tarabotti est une jeune fille issue de la bonne société londonienne, mais ce n’est pas pour autant qu’elle s’en préoccupe : elle a un caractère épouvantable (pour son époque), n’est pas à la mode (deux ans de retard au moins !), et surtout, elle n’est pas mariée à alors qu’elle a 26 ans ! Horreur, malheur ! En plus, elle arrive toujours à se mettre dans des situations pas possibles : par exemple, elle tue un vampire accidentellement avec son ombrelle lors d’une soirée organisée (ce qui n’arrive pas tous les jours). Mais encore pire : c’est une paranaturelle. En clair, elle n’a pas d’âme. Ce qui attire des convoitises…

Avec ce livre je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’avais lu des avis très favorables, alors je me suis lancée. Et je comprends mieux maintenant ces avis 🙂 Au départ, dans le premier chapitre, j’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman. Mais finalement, après cela, impossible de le lâcher.

La faute en revient sans doute à Alexia qui est un personnage absolument génial ! Elle a un caractère bien trempé, mais en même temps elle a des principes, comme toutes les femmes de l’époque victorienne. Elle se sert du langage comme d’une arme pointue et aiguisée qui ne cesse de frapper, lorsque ce n’est pas son ombrelle.
De même, j’adore ses joutes verbales avec lord Maccon, l’Alpha d’une meute de garous, et chef du BUR (Bureau du registre des non-naturels), en charge de toutes les affaires surnaturelles.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste avec lord Akeldama, le vampire de Londres aux goûts vestimentaux très douteux, le professeur Lyall, le Bêta de lord Maccon, la mère d’Alexia…

Tous ces gens sont portés par des évènements tous plus rocambolesques les uns que les autres, et une enquête surnaturelle, avec de nombreux rebondissements, qui se finit en apothéose (et effusion de sang) 🙂 Tout cela dans un style steampunk tout à fait exquis.

Ce premier tome se suffit à lui-même et une suite n’est pas forcément nécessaire. C’est bien pour cela que je m’interroge sur ses (pour l’instant) quatre suites. Dans quoi va bien pouvoir nous embarquer l’auteur ?

C’est un roman délicieux que l’on a envie de lire tout en mangeant des cupcakes et en prenant le thé 🙂

La Cité des Ténèbres : les Origines

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Tome 1 : L’Ange Mécanique

Tessa débarque à Londres pour rejoindre son frère. Mais à peine arrivée, elle tombe dans un piège : enlevée par les horribles Soeurs Noires, elle développe des pouvoirs qu’elle ignorait posséder. Jusqu’au jour où Will, un Chasseur d’Ombres, la libère et lui apprend qu’elle est une Créature Obscure. Un nouveau destin attend Tessa dans un monde mystérieux, où vampires, sorciers et autres créatures de l’ombre règnent en maîtres…

Voilà un préquel réussi ! 🙂

Cassandra Clare arrive à nous faire croire que l’on est à l’époque victorienne avec une facilité qui déconcerte. On est tout de suite dans l’ambiance du XIXe siècle, avec les robes chics, les fiacres…
J’ai tout de même eu un peu de mal à me mettre en route au début, vu que les tomes précédents se passent à notre époque. Mais ce n’est l’histoire que d’un ou deux chapitres, et la machine est lancée 🙂

C’est un pavé de plus de 530 pages qui nous raconte l’avant Jace et Clary (que l’on réussit à tout à fait à oublier). Il nous conte l’histoire de Tessa, jeune américaine qui débarque à Londres, après la mort de sa tante Harriet. Elle est venue rejoindre son frère Nate qui l’a invitée. Sauf qu’au moment où elle arrive sur les quais, ce n’est pas Nate qui l’attend, mais les abominables Soeurs Noires…
Tessa va alors devoir rentrer dans un monde qui lui est totalement inconnu : le monde des Chasseurs d’Ombre et des Créatures Obscures.

Dans ce tome l’Institut est déjà en place, l’Enclave aussi. De ce côté là, on n’est pas dépaysé.
Par contre, pour les personnages, c’est une autre affaire, puisque seul Magnus Bane, l’extravagant sorcier, est un personnage connu des lecteurs. Tous les autres sont « inédits ».
J’ai adoré presque tous les personnages inventés par l’auteur, ce qui est plutôt rare. Cela va des Chasseurs d’Ombre Will et Jem, Henry et son style très… anglais, Tessa notre héroïne, les Soeurs Noires, ou encore Nate.
Ils sont tous aussi complexes les uns que les autres, avec beaucoup de mystères autour d’eux : quand on pense en avoir compris un, il se trouve qu’il fait quelque chose de tout à fait contraire à ses principes. Même si cela est pour le moins très énervant, c’est ce qui donne à ce roman toute sa force.

Pour l’histoire, Cassandra Clare nous embarque dans une histoire riche, avec énormément de rebondissements, de surprises, d’action. Le lecteur en prend plein la vue, et on n’est jamais lassé, même au bout de 500 pages.

Pour résumer : une écriture fluide, une histoire intrigante, des personnages adorables et mystérieux, donnent un roman passionnant, et une saga tout simplement géniale !! 🙂

A noter que le premier film sur la saga sortira l’année prochaine, et que ça à l’air drôlement alléchant ! 🙂

Et voici la magnifique affiche 🙂 :

New Victoria

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L’amour est immortel.

L’amour ignore les frontières, dit-on. Et celle entre la vie et la mort? Bienvenue à New Victoria, le dernier refuge d’une humanité éreintée par les guerres. Les jeunes filles de bonne famille y ont un destin tout tracé: épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal.

Nora n’a jamais aimé se plier aux règles, surtout depuis la mort de son père, l’éminent docteur Dearly. Mais rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle. Avec l’aide d’un séduisant soldat, elle devra pourtant surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants… comme les morts!

                                                   

New Victoria, c’est un soupçon de Hunger Games pour le côté dystopie gore, de Resident Evil pour les zombies et le virus, et de steampunk avec des habits et des règles de l’époque victorienne, mélangés avec des nouvelles technologies.

Alors oui, quand on entre dans ce roman on croit être tombé chez les fous.
En plus, le fait que l’auteur lâche le lecteur comme ça en plein milieu d’on ne sait pas quoi est assez déstabilisant. Des ordis et des puces électroniques, ou des fiacres à énergie solaire à l’époque victorienne a de quoi perturber.
Ajoutez à ça une armée zombie… Welcome in New Victoria 🙂

Passées les cinquante premières pages où on essaye de savoir qui est qui, tout commence à se mettre en place. Le roman étant à plusieurs voix (Nora, Bram, Pamela, Victor, Wolfe…), on est partout à la fois, et on sait ce que pensent tous les personnages, ce qui rend la chose plus intéressante.

L’auteur a bien étudié son sujet sur l’histoire victorienne : les femmes doivent rester à leur place, se taire, être polies, sourire etc… les riches ont la priorité sur les moins riches etc. etc. Sauf que, avec des personnages comme Nora, ce n’est pas facile de respecter les codes, et on oublie parfois qu’elle a reçu une éducation de jeune fille distinguée.
Tous les faits qui ont mené à ce qu’en 2195, les Etats-Unis n’existent plus, sont des faits pour la plupart vrais, qui se sont réellement produits au XIXe siècle. Bref, je ne vais pas m’étendre plus ou je vais finir par faire un vrai cours d’Histoire 🙂

Le reste de l’histoire tient la route, avec des zombies soldats gentils, d’autres méchants, une épidémie qui s’étend, une romance naissante…

On pourrait se dire que le mélange zombie/dystopie/steampunk fait un peu trop, mais en fait non car tout s’imbrique parfaitement.