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Sous la même étoile – Kelley York

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Hunter et sa demi-soeur Ashlin passent tous les étés chez leur père. C’est également l’occasion pour eux de retrouver Chance, un garçon avec lequel ils font les 400 coups depuis leur enfance. Fraîchement diplômés ils décident de prendre une année sabbatique ensemble pour la passer chez leur père et surtout avec Chance. Durant cette année, Hunter et Ashlin vont se rendre compte qu’ils nourrissent tous les deux un peu plus que de l’amitié à l’égard de Chance…et surtout que si celui-ci est si évasif sur sa famille c’est pour une bonne raison : elle n’est pas si idyllique que ce qu’il a bien voulu dire, son père n’hésitant pas à lever la main sur lui.

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Difficile d’en dire plus sur ce roman, qui s’avère plus sombre que ce que sa couverture (un peu niaise il faut bien le dire…) laissait imaginer. L’histoire d’amour passe assez rapidement au second plan, pour laisser la place à une histoire de violence sur mineur, sur le conflit entre Chance et son père. Un livre qui se lit bien, et qui même si il ne m’a pas transporté, m’a surprise par la tournure plus sombre qu’il prenait.

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Everything, everything

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Madeline vient d’avoir 18 ans, et d’aussi loin qu’elle se souvienne elle n’a jamais mis un pied dehors. Elle est atteinte d’une maladie rare, « syndrome de l’enfant bulle » : elle est allergique à l’extérieur, à tout…elle vit du coup dans une maison aseptisée, avec sa mère et son infirmière Carla. Elle passe son temps à lire, à suivre ses cours par correspondance et à faire des jeux le soir avec sa maman. Même si   son existence est bien monotone pour une jeune fille de 18 ans, cela lui convient. Elle n’a rien connu d’autre. Jusqu’au jour où des nouveaux voisins s’installent et qu’elle commence à les espionner. Le fils, Olly, remarque rapidement son manège et tente de communiquer avec elle. Ce qui forcément va devenir très compliqué vu la situation de Madeline…

Voilà, encore un livre parfait pour l’été, un roman feel-good ! L’auteur esquive le côté larmoyant pour livrer un personnage débordant de vie et d’humour, même si enfermée hors du monde. Elle évite aussi le côté cucul que pourrait prendre l’histoire entre Olly et Maddy : la possibilité d’une vie autre qu’aseptisée ou la relation de Maddy avec sa mère sont traitées avec autant d’importance que la relation des deux personnages. On suit Maddy avec plaisir sur ce chemin de découvertes qu’elle entame, elle qui ne sait même pas quelle odeur l’air extérieur peut avoir… En bref, une lecture facile et agréable, malgré un sujet difficile au premier abord.

Retour

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Survivre. 
Le manque d’oxygène à bord de la Colonie a déclenché une panique meurtrière. Seuls les plus chanceux ont pu emprunter les dernières navettes partant en direction de la Terre.
Aimer. 
Cette nouvelle apocalypse plonge les 100 dans l’angoisse : qui parmi leurs proches a survécu à l’atterrissage ? Les retrouveront-ils à temps ?
Manipuler. 
Bien décidé à conserver le pouvoir, le vice-chancelier n’hésitera pas à faire taire quiconque tentera de lui résister.
Combattre. 
Prêts à tout pour garder leur nouvelle liberté, Clarke, Bellamy, Wells et Glass devront chacun affronter leur destin pour sauver leur idéal. L’ultime compte à rebours a commencé.

Retour est le troisième et dernier tome de Les 100. Après deux tomes qui m’avaient laissé un sentiment plutôt mitigé, je crois que je suis plus ou moins réconciliée avec cette trilogie.

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Cette fois, le moment est venu : la station qui accueillait des milliers d’habitants dans l’espace n’a plus d’oxygène. Le tome 2 se finit sur l’évacuation et le départ vers la Terre de plusieurs navettes. Sauf que c’est un départ précipité, et que l’atterrissage va se transformer en catastrophe.
Les 100, eux, déjà sur Terre depuis des semaines, assistent impuissant au crash des différentes navettes. Ils ont appris à découvrir les secrets dont regorgent notre planète, sa beauté, mais aussi ses dangers. Certains Nés-Terre qui ont fait sécession se montrent hostile à l’arrivée de nouveaux sur la planète bleue, et se montrent violents. L’arrivée de centaines d’habitants ne va donc pas arranger les choses. Surtout que le vice-chancelier Rhodes se trouve à bord d’un des vaisseaux…

C’est, de nouveau, un livre qui se lit tout seul, grâce à une écriture fluide. Cette dernière reste neutre, ce qui me gêne un peu. Du coup, pour moi, les personnages sont lisses, sans vraie personnalité, alors que je sais que ce n’est pas le cas. Ce sont des personnages forts, qui vivent des choses dures pour des jeunes gens comme eux.

L’auteur montre un côté désagréable propre au genre humain : nous sommes incapables de rester unis, pas même pour notre bien. Alors pour le bien de la planète… Il ne faut pas y compter. C’est comme si nous étions nés pour détruire ce qui nous entoure. Le Cataclysme, qui a eu lieu il y a plusieurs centaines d’années, n’a pas de servi de leçon. Il y a toujours quelqu’un qui veut être plus puissant que son voisin, qui veut avoir le pouvoir et commander. Cette personne est ici représentée par le personnage du vice-chancelier Rhodes, qui va jouer au « chefaillon » ôtant tout bonheur autour de lui.
Ce côté « maître du monde » est cassé par les personnages de Clarke, Glass, Wells, Bellamy, Olivia, Max, Sasha. Ils font preuve d’altruisme : seule leur survie, et celles des autres, compte. Il n’y a pas, dans leur esprit, de volonté d’être au pouvoir. Clarke, Wells et Bellamy, qui sont sur Terre depuis le début, ont appris à survivre, et à faire le bien autour d’eux. Clarke soigne, Bellamy chasse pour les 100, et Wells tente de les guider vers une vie qui se veut meilleure.
Au final, ceux qui avaient été condamnés sur la station spatiale pour des crimes plus ou moins horribles se trouvent être les plus humains de l’histoire, et les moins dangereux. Comme quoi, tout le monde change.

J’ai aimé comment a été traité la fin du roman. Sans spoiler les évènements, je peux vous dire qu’on finit sur une note d’espoir.

Les 100, Tome 3, Retour, Kass Morgan

La Terre Brûlée

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ET SI LA VIE ÉTAIT PIRE HORS DU LABYRINTHE ?

Thomas en était sûr, la sortie du labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l’extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre… et des hordes de gens infectés, en proie à une folie meurtrière, errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette terre brûlée, parviendra-t-il à trouver la paix… et un peu d’amour ?

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Thomas et ses amis sont enfin sortis du Labyrinthe. Ils sont amenés par le WICKED dans un bâtiment dans lequel ils peuvent se reposer, loin de toutes les horribles épreuves vécues quelques jours avant. Le soulagement se fait au sein du groupe.
Sauf que bien sûr, les Epreuves ne sont pas finies. Rapidement, les garçons se rendent compte que quelque chose cloche. Des évènements bizarres arrivent : Teresa disparait; un nouveau, Aris, arrive dans leur groupe; des gens fous apparaissent aux fenêtres; des gens sont pendus au plafond… Des choses bien sympathiques donc. Et ce jusqu’à l’apparition de « l’homme-rat » qui leur explique que le Labyrinthe n’était que le début des Epreuves…

Je n’avais que moyennement aimé le premier tome de la trilogie L’Epreuve (chroniqué par Vesperr ici). L’écriture de l’auteur ne me plaisait pas trop et j’avais trouvé que le roman traînait un peu en longueur. L’histoire m’avait toutefois plu et intriguée, et c’est pourquoi je me suis attelée à la lecture de ce second tome.

Cette fois, j’ai trouvé que l’écriture était meilleure, plus dynamique et c’est donc avec plaisir que j’ai lu ce livre. On retrouve Thomas, Minho, Newt et les autres dans leurs rudes aventures. Thomas, comme dans le premier tome, est un héros qui doute, qui a peur. Toutefois, il se révèle lors des moments les plus importants, et prend bien le statut de leader.

C’est un second tome très bien mené, bourré de suspense, de rebondissements. Les personnages ne sont pas les plus intéressants du monde, mais on sent que des choses se cachent sous la surface…

L’Epreuve, tome 2, La Terre Brûlée, James Dashner

Attach(i)ante

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A 17 ans, Jeane est une célébrité du Web grâce à son blog fashion et son concept de la « ringardise sublimée ». Jeane Smith, ce sont plus de 500 000 followers sur Twitter, une rubrique mode dans un magazine japonais, un style inégalable. Pourtant, malgré des centaines d’amitiés virtuelles et un petit ami cool, Jeane est la paria excentrique du lycée. En même temps, plus on la déteste, et plus elle adore ça ! Lorsque Michael Lee, le prototype même du garçon ultra populaire bien sous tout rapport, vient annoncer à Jeane que son petit ami sort secrètement avec sa propre copine, c’est un véritable choc des cultures. Michael et Jeane n’ont absolument RIEN en commun. Ils se haïssent au premier regard, sans comprendre ni comment ni pourquoi ils sont autant attirés physiquement l’un par l’autre…

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Attachiante n’est pas le premier roman de Sarra Manning que je lis. Au coeur de ma nuit m’avait beaucoup plu.

Le résumé d’Attachiante m’a fait rire et je me suis dit que ce roman était fait pour moi.

Jeane Smith, 17 ans, est une geek et le revendique haut et fort. Elle ne fait rien comme tout le monde. Cela va de ses choix capillaires (gris, pêche, violet), à ses choix vestimentaires anglais très… particuliers : « grosses boots de bikeuse, collants orange vif, bermuda à carreaux, tee-shirt vert à manches longues et petit chemisier très gai et fleuri à manches courtes par-dessus« . C’est une féministe qui aime dire tout ce qui lui passe par la tête et qui réfléchit ensuite.

Michael, quant à lui, 18 ans, est un garçon bien sous tout rapport, à qui tout réussit. Il est sportif, intelligent, beau gosse. Il plaît à toutes les filles du lycée, sauf à Jeane bien sûr.

J’ai trouvé au début du roman Jeane tout à fait horripilante. Elle a un avis sur tout, critique tout ce qui lui passe sous le nez sans réfléchir, parfois sans raison. Elle est bourrée de préjugés, ce qui ne l’aide pas. Elle en devient parfois méchante, ce qui la rend insupportable. Heureusement, elle évolue au fil du roman au contact de Michael, ce qui la rend plus supportable.
Michael est lui aussi bourré de préjugés, d’où des disputes mémorables avec Jeane.

Si on enlève le côté énervant des personnages (spécialité de l’auteur, il faut croire), c’est un roman sympa, plein de bons sentiments, et plein de références à la musique, aux films et aux jeux vidéo. On voyage dans un monde un peu geek, entre l’Angleterre et les Etats-Unis, notamment grâce aux réseaux sociaux (Twitter, Skype). On retrouve aussi les relations parents/enfants, thème que l’auteur affectionne, ce qui en fait un roman à la fois facile et rapide à lire mais avec des choses parfois un peu plus profondes.

Mila 2.0

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Mila vit avec sa mère dans une petite ville de campagne lorsqu’elle découvre que toute son existence n’est qu’un mensonge. Elle n’aurait jamais dû apprendre la vérité, elle n’aurait jamais dû se souvenir de son passé. Maintenant, elle doit fuir pour échapper à ceux qui la poursuivent : des agents qui veulent la désactiver car elle sait trop de choses, mais aussi un groupe mystérieux qui veut percer les secrets de son esprit. Mais la fuite n’aide pas Mila à accepter ce qu’il lui arrive, et la pauvre jeune fille semble perdue. Pour survivre, elle va devoir évoluer vers une nouvelle version, une version à même de la sauver.

mila 2.0

J’ai trouvé le début de ce roman assez artificiel, avec Mila qui va en cours, Mila qui devient très proche du petit nouveau sexy, ou encore Mila mal dans sa peau. Cela ressemble à tous les autres romans du genre… et c’est assez long. Bizarrement, le côté fleur bleue qui surgit parfois dans les moments les plus improbables m’a plutôt énervée car cela coupe l’action et rend le roman niais.

Quand elle découvre qu’elle est un androïde lors d’un accident, cela m’a plutôt mise mal à l’aise, tout comme le personnage. J’ai trouvé dérangeant qu’un être fait de boulons et de métal puisse avoir des émotions, ou tout simplement avoir une conscience humaine. Plusieurs fois au cours de ma lecture, l’histoire de Mila 2.0 m’a fait penser à I Robot d’Asimov, avec Sonny, un robot défiant les lois de la robotique pour prendre ses propres décisions. Sauf que Sonny, lui, ressemble à un robot et non pas à une humaine.

Heureusement, on a parfois tendance à oublier que c’est un androïde, ce qui rend les choses plus faciles.

Je n’ai commencé à apprécier ce roman qu’à partir de l’apparition de Lucas Webb, soit à la moitié du roman. Mila quitte enfin les jupons de sa « mère » et doit faire ses propres choix face au méchant de ce livre, Holland. Le côté action du livre se fait alors vraiment présent (combat avec la version 3.0 de Mila, parcours du combattant…), le suspense aussi (à son comble avec une course poursuite mémorable).

Au final, c’est un roman qui aurait pu être raté (il faut dire que ça partait mal…) mais qui se rattrape avec l’apparition de personnages humains qui souhaitent vraiment aider Mila…

Mila 2.0, Debra Driza

Half Bad

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Tome 1 : Traque Blanche

 Tu ne sais ni lire ni écrire,
mais tu guéris vite, 
pour un sorcier.

Tu ne supportes pas
de rester enfermé une fois
la nuit tombée.

Tu détestes les sorciers
blancs, mais tu aimes
Annalise.

Tu es enfermé dans une cage
depuis tes quatorze ans.

Maintenant, tu n’as pas
le choix : tu dois fuir
et retrouver Mercury,
la sorcière noire qui dévore
les petits garçons.

Et tout ça avant ton 
dix-septième anniversaire.

Facile…

half bad

Half Bad, c’est le roman évènement des Éditions Milan lancé en grande pompe à travers la France, la Belgique et la Suisse, avec une chasse aux livres dans les plus grandes villes de ces trois pays et sur internet.

Me prenant au jeu, aussi excitant qu’inhabituel pour la sortie d’un livre, j’ai réussi à trouver une édition numérique et me suis lancée à corps perdu dans la lecture de ce roman intriguant ayant de très bonnes critiques.

Eh bien, je n’ai pas été pas déçue ! 🙂

Half Bad, c’est l’histoire de Nathan, que l’on suit tout au long de sa vie, jusqu’à ses 17 ans. Quand on commence le roman, il est enfermé dans une cage, sans que l’on sache ce qu’il a fait pour mériter ce sort. On apprend à connaitre ce personnage, mi-sorcier blanc, mi-sorcier noir, dont le père est le plus puissant des sorciers noirs, recherché dans le monde entier et dont le seul nom fait trembler, et la mère une sorcière blanche, qui s’est suicidée lorsqu’il était tout petit. On le suit dans son enfance difficile, ses coups durs, ses premiers émois, et ses doutes au fur et à mesure qu’il grandit.
En dire plus sur l’histoire de ce roman reviendrait à spoiler, ou du moins enlever tout l’intérêt que l’on pourrait porter au roman de Sally Green.

C’est un roman original de par son histoire, avec un univers plus complexe qu’il n’y parait au départ, avec des frontières floues entre le bien et le mal, mais aussi de par sa forme : des chapitres bien souvent courts qui ont parfois une forme peu habituelle, mais qui permettent d’aller droit au but rapidement, et une narration à la deuxième personne par le héros. Le rythme de Half Bad est assez décousu, avec des scènes violentes, des passages de suspense, mais aussi des moments plus calmes, où rien ne se passe vraiment. Le tout est assez déconcertant, mais très bien mené.

Half Bad, c’est haletant, intense, stressant, parfois cruel pour Nathan, mais c’est tellement bien que l’on ne lâche plus le roman avant la fin. On est loin de l’univers de Harry Potter, des baguettes magiques, de Poudlard, même si quelques détails font penser à l’histoire du sorcier le plus célèbre au monde. 

Un point négatif peut-être ? Le roman est vraiment, mais alors vraiment, trop court ! 😉

La suite en mars 2015… L’attente va être longue…