The Bookshop – DVD

Par défaut

Magnifique film qui parle de l’amour de la lecture, du statut social dans une petite bourgade des années 50, de la rudesse de la vie et des rêves qu’on peut accomplir.

Les acteurs (Bill Nighy et Emily Mortimer sont excellentisses;

A la bfm

 

 

« Haïkus de Sibérie »

Par défaut

Les éditions Sarbacane ont édité début 2019 une étonnante et émouvante BD lituanienne :

« Haïkus de Sibérie »

écrite par Jurga Vilé et illustrée par Lina Itagaki.

Il s’agit de l’histoire d’Algis, le père de l’auteure, déporté en Sibérie alors qu’il n’avait que treize ans.

« C’était une période troublée. L’Allemagne venait d’attaquer la Pologne, la guerre avait commencé. La Lituanie a bientôt été envahie par la puissante Russie, et de nombreux Lituaniens, considérés comme « ennemis de l’Union soviétique », ont été déportés.

Ils sont allés chercher des familles entières dans leurs maisons pour les emmener dans les coins les plus reculés et les plus rudes de Russie, en lointaine Sibérie. Nombre d’entre eux sont morts là-bas, dans les camps. Quelques-uns ont eu la chance de rentrer chez eux… comme ces enfants, ramenés par le « train des orphelins ». Dans ce train, il y avait Algis, mon père. »

Les conditions de vie étaient épouvantables, mais Algis et sa sœur Dalia ont eu la chance de ne pas être séparés de leur mère, tandis que leur père était déporté dans un autre camp dont il ne reviendra pas. Ils ont eu la chance également de rester avec quelques autres habitants de leur ancien village, leur tante et une de leurs maîtresses d’école. Ces femmes courageuses, malgré la faim, le froid, l’épuisant travail forcé, la cruauté des gardiens, le chagrin d’être séparés de leurs maris, tentaient d’entretenir le moral des enfants.

Les souvenirs d’Algis sont présentés comme s’il nous les racontait au jour le jour dans un journal intime au style très varié, le résultat est très vivant, même si le récit est dramatique, même si la mort frappe.

Et pourquoi les « haïkus », devez-vous vous demander ? Ce n’est pas spécialement un genre de poésie russe, ni lituanienne. Et puis de la poésie dans l’enfer sibérien…

Eh bien, je vous invite à lire ce one shot pour avoir la réponse et surtout pour découvrir cet épisode tragique de l’histoire des Pays Baltes.

Penss et les plis du monde

Par défaut

Après La Saga de Grimr, qui avait remporté le Fauve d’or à Angoulême, Jérémie Moreau revient avec Penss et les plis du monde. Son histoire se situe cette fois-ci dans la préhistoire.

Penss est un jeune homme qui a peu de valeur aux yeux de son clan. Il passe son temps à observer le monde qui l’entoure plutôt qu’à chasser. Mais une bouche à nourrir supplémentaire, qui ne rapporte rien de concret au clan ça échauffe vite les esprits et Penss finit en solitaire. Mais à force d’observation, de réflexion, après beaucoup de patience et d’entêtement, Penss va découvrir un grand secret de la nature…

Jérémie Moreau livre un joli conte philosophique. On s’émerveille avec Penss devant la nature et les belles aquarelles de Jérémie Moreau.

« Saison des Roses »

Par défaut

Si le foot n’est pas ma tasse de thé, l’injustice me fait horreur.

Alors quand j’ai lu cette BD de

Chloé WARY : Saison des Roses

aux éditions FLBLB (2019), j’étais dégoûtée.

Une équipe de foot féminine en banlieue parisienne, les joueuses sont à fond, soudées et désireuses de faire monter leur équipe. Et puis…

Et puis, je vous laisse lire cette BD que vous pouvez emprunter à la BFM.

J’espère qu’elle vous révoltera autant que moi !

Partis sans laisser d’adresse – Susie Nielsen – Editions Hélium

Par défaut

 

Félix Knutsson, 12 ans, vit avec sa mère, Astrid, et sa gerbille.

Descente sociale pour cette mère solide mais parfois qui vrille. Vision généreuse et optimiste de Félix. Tous deux vivent maintenant dans un combi en attend qu’un petit boulot arrive. Félix cache cette situation à ses amis, d’autant plus qu’il vient d’intégrer le collège de ses rêves. L’hiver est là et les maladies qui vont avec (pas facile de vivre dans une camionnette quand on a la gastro, ou la grippe).

Félix croit avoir trouver une solution : il va participer au jeu télévisé : « qui, que, quoi, quand ? » car celui qui remportera la victoire gagnera 25 000 dollars. Ce serait la solution à tous leurs problèmes.

Mais avant tout ça, il va devoir secouer sa mère -bien qu’il l’adore- pour qu’elle fasse face à la réalité avant qu’il ne perde pied lui-même.

Génial !

A la bfm

Libres et affamés de vie, de rire et d’amitié

Par défaut

Libres et affamés de vie, de rire et d’amitié

de David Arnold chez Milan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vic, 16 ans, à l’annonce du remariage de sa mère fait une fugue. Son père est mort il y a deux ans d’un cancer et il a l’impression que par cette union, sa mère trahit sa mémoire . De plus,

Victor est atteint du syndrome de Moebius, trouble neurologique qui entraîne une paralysie faciale.

Il est rongé par la souffrance et la solitude et disparaît avec les dernières volontés de son père. Celui ci a laissé une lettre sous forme de rebus pour que sa femme et son fils répandent ses cendres.

 » 1- Accroche-moi au Petit Salon.

2- Jette-moi du haut des Palisades.

3- Enfouis-moi dans les briques fumantes de notre premier baiser.

4- Noie-moi dans notre puits aux souhaits.

5- Lâche-moi depuis le sommet de notre roc.  »

Au hasard de ses déplacements il va rencontrer ceux qui vont devenir sa famille de substitution et qui vont l’aider dans sa quête et dans son travail de deuil : Madeline dont il va tomber amoureux, Baz, Coco, Zuz.

 »  Elle se racla une fois de plus la gorge et se mit à parler sur le ton de quelqu’un qui croit que le monde entier l’écoute.

– Et quand les gamins eurent tant besoin de quelqu’un, quelqu’un à aimer, quelqu’un en qui avoir confiance, ils se reconnurent les uns les autres, et ils se nommèrent les Kids of Appetite et ils vécurent, ils rirent et ils virent que cela était bon.

– Qu’est ce que vous en pensez ? demanda Coco.

Les Kids of Appetite, poursuivit Coco. Vous comprenez ? Les gamins d’appétit en quelque sorte, parce qu’on a toujours la dalle, et on est toujours chez Babushka, ou à Napoléon, ou à White Mama et les magouilles à Foodville, avec les pots de glace. Et puis aussi, vous savez, on est affamés de vie, de rires, de tous ces trucs. Double sens, tout ça. Kids of Appetite.  »

Ils ont mis en commun leur instinct de solidarité, leur capacité d’empathie mais le drame n’est jamais loin et l’affection qui cimente le groupe va-t-elle résister ?

Bon roman aux personnages attachants qui tous se sont bâtis sur la souffrance et l’ont transformé en quelque chose de positif : l’écoute, l’attention , et une inaltérable confiance les uns envers les autres.