Movieland

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Movieland, de David Honnorat est le livre parfait pour tous les amoureux de cinéma. Que l’on soit débutant ou confirmé, que l’on aime rêver, pleurer, rire ou frissonner il y en a pour tout le monde !

Ce drôle de livre est partie d’une carte. Son auteur a dessiné un monde imaginaire, avec des chemins, des routes. Ces chemins représentent des groupes de films, par thème. On part d’un film qu’on a aimé ou envie de voir, et le chemin nous amène ensuite vers d’autres films. Il y a  1880 films répertoriés sur la carte… de quoi occuper les longues soirées d’hiver !

Et cette carte a donné naissance à un livre, où se présentent là aussi également des parcours mais avec cette fois un court article pour parler de ces films. Il y a 50 parcours, avec à chaque fois en introduction la difficulté, la durée totale du parcours, le nombre de films.

 

Par exemple le parcours « Spoiler alert », de Citizen Kane à L’empire contre-attaque. Citizen-Kane, Memento, Les autres, Sixième sens, Le village, Les diaboliques, Sexcrimes, Usual suspect, L’empire contre-attaque. 9 films pour 16h34 minutes… Ce parcours regroupe des films aux genres différents, aux époques éloignées mais qui ont pour trait commun d’être des films à chute, où le twist final donne l’explication, la saveur du film !

La carte est vendue avec le livre, pour pouvoir parcourir la Vallée de l’amour, les plaines de l’aventure, ou les lacs de l’horreur !

Un super livre, pour ne plus jamais dire « je sais pas quoi regarder ce soir  » !

 

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A travers – Tom Haugomat

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A travers est un ovni ! En guise de texte, juste une date et un lieu, en bas de la page. La narration se fait par l’image. Cette succession d’images, le rapprochant ainsi du procédé narratif de la BD, fait qu’il est nommé dans la sélection du festival d’Angoulême ! Mais il était également dans celle du salon jeunesse de Montreuil…

Inclassable, il est avant tout un très beau livre, maîtrisé par son auteur, Tom Haugomat, de bout en bout.

Le livre raconte la vie d’un homme, de son enfance à sa mort. Sur la page de gauche, on voit le personnage parfois accompagné d’autres personnes et sur la page de droite on voit ce qu’il est en train de regarder… A travers divers écrans, jumelles, ou même à travers une palissade. Une double page par an… Et cela nous permet de retracer la vie de cette homme, son parcours professionnel, sa vie familiale et amoureuse. Une vraie réussite, un énorme coup de coeur !

Mes nuits à la caravane – Sylvie Deshors

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Lucile a perdu sa mère et depuis vit seule avec un père qui dérive.

Cette situation est si lourde qu’elle décide d’emménager dans la caravane où sa mère venait peindre.

Ben, Léna et Djoul sont là pour l’aider, quant à son père, il reste mutique.

Reste dans l’ombre la raison pour laquelle le restaurant de ses parents a brûlé il y a quelques années, tragédie qui a définitivement fait tomber son père dans l’alcoolisme.

Lucile va faire sa petite enquête et découvrir la jeunesse de ses parents.

Génial roman où l’on découvre l’amitié, la vie d’adolescents à la campagne… Bellac : 4000 habitants, la foi en l’avenir, la conquête de l’indépendance.

Une belle bande de copains, solidaires et qui croquent la vie : ça fait du bien !

 

A la Bfm .

C’est l’heure…

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…de se lever, de découvrir à quel point on a été gâté, de voir si on a réussi à digérer les excès de la veille et si on est prêt à affronter les excès de ce midi, de découvrir si il a neigé et de vous souhaiter à tous un très beau Noël !

Et pour les curieux qui ne l’auraient pas reconnu, le Gif est extrait du très beau film Eternal sunshine of the spotless mind de Michel Gondry.

« Bacha posh »

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Peut-être avez-vous déjà entendu parler des « bacha posh »  en Afghanistan ou au Pakistan?

Dans le cas du roman de Nadia HASHIMI, l’histoire se passe en Afghanistan à l’heure actuelle, Obayda est une fillette, la dernière de sa famille. Leur père est policier, leur mère reste à la maison comme la plupart des femmes afghanes.

Un drame vient bouleverser l’ordre des choses : leur père est victime d’un attentat à la voiture piégée alors qu’il n’est pas en service. Il y perd une jambe et son travail…

La famille doit alors quitter sa vie « normale » à Kaboul pour vivre à la campagne dans la famille du père, dans un village sous la coupe d’un de ces « seigneurs de la guerre » violents et corrompus, installés par plusieurs décennies de guerre, d’interventions étrangères et d’anarchie politique.

« A Kaboul, toutes les familles envoyaient leurs filles à l’école. Dans le village, en revanche, il y a deux sortes de familles. Celles qui scolarisent leurs filles, et celles qui ne le font pas. Certains parents pensent que leurs filles sont destinées à devenir des épouses et des mères, qu’elles n’ont pas à se soucier des livres. Je suis triste pour ces filles parce qu’elles passent à côté d’un tas de choses. Tout ce qu’elles peuvent compter, c’est combien de tasses de riz il faut mettre dans la casserole, et elles sont incapables de distinguer la lettre kof de la lettre gof. Il y a aussi des parents comme les nôtres, qui pensent que leurs filles doivent être capables d’écrire leur nom, de lire, de compter. Ils souhaitent aussi les voir se marier, mais comme ma mère aime le répéter, une enfant intelligente deviendra une femme encore plus intelligente. »

Toutefois, n’ayant pas de frère, sous la pression d’une de ses tantes, Obayda va devenir Obayd, une « bacha posh », c’est à dire une fille « déguisée » en garçon.

 » (…) Un garçon, ça peut travailler et gagner de l’argent. Un garçon, ça porte bonheur. Un garçon, ça amène d’autres garçons dans la famille. Les filles ne peuvent rien faire de tout cela. Tu n’es plus à Kaboul, ma chère. Ce village est dirigé par Abdul Khaliq, l’horrible seigneur de la guerre, et si on ne se prosterne pas à ses pieds, il est difficile de s’en sortir. Il est temps d’agir pour ta famille. Tu ne veux pas que tes filles aient faim, hein ?

– Bien sûr que non, murmure ma mère d’une voix chevrotante. »

Au début, c’est difficile pour Obayda qui a déjà une dizaine d’années et s’assume bien comme fille, mais elle va vite apprécier la liberté que lui offre ce statut de garçon. Statut tout provisoire car à la puberté, les « bacha posh » redeviennent des filles… c’est cela que nous raconte Obayd(a) dans « Ma vie de bacha posh » (paru aux éditions Castelmore en 2017).

Même si l’on peut être déçu par ce roman écrit par une Afghane d’origine et qui aurait pu aller plus loin dans la psychologie des personnages, il a le mérite d’aborder – même trop rapidement – quelques-uns des problèmes de l’Afghanistan, comme la condition des femmes, l’inégalité entre filles et garçons, les mariages d’enfants et la violence générale.

On peut cependant lui préférer « Bacha posh » de Charlotte ERLIH (paru chez Actes sud en 2013), également à la médiathèque.