Les Sioux

Par défaut

Depuis quelques années, les Sioux et d’autres groupes amérindiens luttent contre l’extension d’oléoducs, risquant entre autres de polluer l’eau de leurs réserves. Ces projets avaient été suspendus par Barack Obama mais ré-autorisés par Donald Trump dès son investiture en 2017.

Mais que savons-nous de ce peuple ?

Le film documentaire réalisé en 2018 par Elizabeth Castle et Christina D.King : « Warrior women » , retrace la vie de Madonna Thunder Hawk, femme Sioux-lakota qui, à 80 ans encore, continue son combat pour les droits des autochtones, des femmes et de l’écologie.

Un roman, paru en 1988 aux éditions l’Etincelle (Montréal) et écrit par Ella Cara DELORIA : Nénuphar. Femme Sioux, fille du grand peuple Dakota d’Amérique en fait un portrait au 19ème siècle.

Ella Cara Deloria était elle-même issue d’une famille sioux-dakota, elle collabora de nombreuses années avec l’anthropologue Franz Boas et d’autres chercheurs qui se consacrèrent à l’étude et la préservation de la culture et du langage des Indiens d’Amérique du Nord. Son récit est riche de plus de vingt ans d’études sur son peuple mais se lit comme un roman passionnant, riche en rebondissements.

BUTTERFLY De Max à Maxine – Tony Marchant

Par défaut

Une mini-série de 3 épisodes qui nous raconte l’histoire de Max, un garçon de 11 ans, qui ne supporte plus son corps. Tout petit il se savait fille mais s’en cachait car son père ne l’acceptait pas.

Nous voyons le combat d’une mère, le soutien d’une sœur, et à travers le père, les questionnements que nous tous pouvons avoir sur les traitements liés à cette transformation et surtout nous sommes témoins du regard de la société parfois moqueur ou pire violent.

Une fiction portée par d’excellents acteurs et qui j’espère contribuera a plus d’empathie vis à vis des personnes transgenres souvent en souffrance.

Moi, j’attends …

Par défaut

Moi j’attends

de Davide Cali et Serge Bloch

chez Sarbacane

Moi j’attends …

…. de grandir

Il est tout petit, et tire sur le grand fil rouge de la vie.

Ce fil rouge est en nœud dans les cheveux de maman, en guirlande dans le sapin de Noël, il s’entortille au fil des années, s’étire.

Ils se sont regardés, tire, tire sur le fil rouge, ils se marient, un bébé arrive.

Les enfants grandissent, le fil rouge les guident.

Puis la maladie s’installe, son amour est parti, le fil s’est effiloché.

Puis il se retend à nouveau, les petits enfants sont là.

Que reste-t-il du fil rouge, la vie a passé, un tout petit petit bout de  fil reste entre ses doigts.

Mais la vie revient, un bébé est annoncé, le fil rouge se tend à nouveau.

Il est tout petit et tire sur le grand fil rouge de la vie…

Un magnifique album qui de page en page accroche ses personnages aux méandres d’un simple fil de coton qui de l’enfance à la vieillesse parcourt les pages.

Un jour, je te mangerai – Géraldine Barbe- Editions Ecole des loisirs

Par défaut
Un jour, je te mangerai – Géraldine Barbe- Editions Ecole des loisirs

Attention, roman choc !

Alexia et Chloé sont sœurs. L »une à 15 ans l’autre 12. L’une est brune l’autre et l’autre et blonde. Alexia déteste Chloé et Chloé essaie de se faire toute petite face à elle.

Chloé « ptite merde » subit les moqueries, les manipulations de sa sœur. Elle ne comprend pas pourquoi et n’ose rien dire.

Mais ce comportement exprime -t-il une véritable méchanceté ou simplement un mal-être qui grandit tel un monstre?

Alexia jalouse sa sœur pour son corps, pour l’amour que lui porte leur mère: elle lui envie tout et commence à ne plus s’alimenter.

Jusqu’où peut-on aller quand on ne s’aime pas?

Orgueil et préjugés

Par défaut

Orgueil et préjugés

Jane est assise sur un tabouret bas, devant la fenêtre ouverte sur le parc,
Elle pique et repique d’une aiguille acérée  le fin tissu de son ouvrage.

Ainsi écrit-elle d’une plume caustique des romans doux amers, des romans d’amour ou l’amour essaie d’exister.

Que décrit-elle ?
Des femmes qui passent de la tutelle de leur père à celle de leur frère puis de leur mari.
Des femmes qui pendant toute leur vie vont dépendre financièrement  des hommes avec ce que cela comporte de soumission,
Des femmes  à la chair assoupie dont l’éveil au désir se suffit  d’un  regard du frôlement d’une main …
Jane  Austen dépeint une société corsetée de principes et pourtant si chaleureuse avec les parties de campagne, les bals, les villégiatures .

Son impertinence n’épargne ni les jeunes filles en fleurs ,  ni plus surprenant, leurs parents avec un cortège de mères abusives et de pères irresponsables.

Ainsi dans « Orgueil et préjugés » l’arrivée de Mr Bingley, jeune homme de belle mine, riche et célibataire, met la contrée en émoi.

Il est accompagné de son ami et mentor Mr Darcy dont la fortune est encore plus enviable

Toutes les familles dotées de fille à marier se hâte de faire leur visite de courtoisie.

Parmi elles, les Bennett et leur cinq filles  : Elizabeth, Jane, Kitty, Mary, Lydia.

Mais les protagonistes principaux sont Elizabeth et Mr Darcy. Elle vive et indépendante, lui introverti et imbu de lui même.

Leur première rencontre se passe sous le signe d’une antipathie réciproque.

Pour Darcy, Elizabeth est une effrontée pour Elizabeth , Darcy représente tout ce qu’elle déteste le pouvoir de l’argent, la morgue, l’indifférence aux autres .

Leur relation va balancer entre dédain et curiosité. Rien ne va manquer à cette histoire romanesque la découverte de l’autre, les sentiments qui se transforment, l’adversité aussi.

Un roman tendre et caustique à consommer sans modération.

« L’art d’être grand-parent »

Par défaut

Roland ELUERD : L’art d’être grand-parent (Palette, 2020)

« Grand-père, grand-mère, petit-fils, petite-fille, ces mots éveillent de nombreux souvenirs d’enfance, souvent synonymes de vacances, de jeux et de contes de fées racontés. Des souvenirs autant chéris par les enfants devenus grands que par les aïeux qui en paraissent rajeunis.

Il n’y a rien de plus important que ces relations familiales, empreintes de richesse et fondamentales dans la construction de chacun.

Réunissant des poèmes et des extraits des plus beaux textes de la littérature francophone, illustrés par les tableaux des grands maîtres de l’histoire de l’art, L’art d’être grand-parent met en lumière ces échanges joyeux, parfois mélancoliques mais toujours plein de tendresse, entre grand-parents et petit-enfants. » (cf. 4ème de couverture)

Un choix de tableaux original pour une thématique peu fréquente dans le fonds jeunesse des livres d’art.

Ces oeuvres d’artistes, huiles, photos, lavis, pastels, de 1881 à 2010, nous font plonger dans nos propres souvenirs.

Le petit théâtre

Par défaut

Le petit théâtre

de Rebecca Dautremer chez Gautier-Languereau

Ouvrir ce livre de Rebecca Dautremer est un enchantement, chaque page finement découpée nous fait entrer dans l’histoire.

Des personnages apparaissent, des colonnades scandent l’espace, une porte s’ouvre sur un jardin, des bosquets feuillus dissimulent de nouvelles silhouettes .

On s’enfonce peu à peu dans l’épaisseur du livre, et c’est un monde merveilleux qui se déploie sous nos yeux émerveillés, un monde toute en délicatesse.

Magnifique ouvrage à offrir ou à s’offrir.