Les pommes miracle : l’histoire vraie d’un paysan en quête de naturel

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Les pommes miracle : l’histoire vraie d’un paysan en quête de naturel / Takuji ISHIKAWA, Tsutomu FUJIKAWA / Éditions Akata

1 volume au total

Bien qu’il ait grandi dans une ferme, Akinori Kimura ne se prédestinait pas à devenir agriculteur. Mais suite à son mariage, il finira par reprendre l’exploitation de son beau-père. Filant alors de beaux jours à la campagne, son quotidien va pourtant être bouleversé quand il découvre, avec horreur, que son épouse est allergique aux pesticides qu’il utilise pour la culture de ses pommiers. D’abord par amour, puis par conviction, Akinori Kimura va se transformer en paysan visionnaire et changer totalement sa façon de concevoir son métier et son rapport à la nature. Pendant plus de dix ans, contre vents et marées et le scepticisme des autres producteurs, Akinori Kimura va entreprendre des recherches et des expérimentations pour pouvoir enfin cultiver des pommes… sans pesticide, d’une manière saine et naturelle !

La révolution d’un seul brin de paille est un essai dont le thème principal est l’agriculture naturelle. Il a été écrit en 1975 par le japonais Masanobu Fukuoka, inventeur de ce type d’agriculture, et demeure encore aujourd’hui pour de nombreux agriculteurs, paysans et jardiniers un ouvrage de référence.

C’est dans ce contexte de la fin des années 70, en plein essor de l’agriculture ultra-mécanisée et intensive, que travaille Akinoiri Kimura, peut-être le premier producteur de pommes Bio au monde…

Après des dizaines d’années de labeur, cet agriculteur unique réussit, dès la fin des années 80, à atteindre son objectif : cultiver et commercialiser des pommes sans pesticides.
Plus de vingt ans après le miracle qu’il a réalisé, sa réputation a dépassé les frontières du Japon, et il est devenu l’une des références internationales de l’agriculture naturelle, bio. La vie d’Akinori Kimura, paysan du futur, a été déclinée en livre, au cinéma et en manga.

Magnetic Island – Editions Albin Michel

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Avec son roman, Fabrice Colin nous plonge dans les méandres de l’inconscient.

« J’ai subi le rituel – le walk-about- arpentant en solitaire le désert de mon âme… j’ai traversé l’enfer. Ceci est l’histoire de ma première mort ».

Cyan vit ou survit avec son père et son grand-père. Malgré la belle villa et l’argent, on sent un mal-être profond dans la vie de ce garçon. Il évoque une soeur jumelle qu’on suppose morte, une mère partie, un père cinéaste loin de lui, un grand-père égocentrique, et surtout Divine, son autre soeur disparue depuis quelques jours.

Cyan se met à sa recherche. C’est le moment où il doit faire face à la réalité, se retourner sur les drames familiaux que sa mémoire n’a pas digéré.

Fabrice Colin nous distille peu à peu les indices, tel un roman policier porté par une trame psychologique intense.

Un bel hymne à la résilience! avec en fond sonore la musique de Lorde (que j’avais un peu oublié).

A la bfm

Golden Kamui

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Golden Kamui/ Satoru NODA / Éditions Ki-oon

série en cours, 21 volumes au Japon, 17 en France

Saichi Sugimoto est une véritable légende de la guerre russo-japonaise du début du XXe siècle. Surnommé “l’Immortel”, il a survécu aux pires batailles menées dans les régions les plus sauvages qui soient. Mais quand le conflit se termine, il se retrouve seul et sans le sou… C’est alors qu’il apprend l’existence d’un fabuleux trésor de 75 kilos d’or accumulé par les Aïnous, peuple autochtone vivant en harmonie avec la nature. Hélas, le magot a été volé, puis caché par un homme désormais enfermé dans la pire prison d’Hokkaido. Les seuls indices menant au butin sont de mystérieux tatouages inscrits sur la peau de criminels évadés…
Pour Sugimoto, la chasse au trésor est lancée… Cependant, seul, il a peu de chances de s’en sortir. À peine sa quête commence-t-elle qu’il manque de se faire déchiqueter par un ours brun ! Il ne doit la vie qu’à l’intervention providentielle d’Ashirpa, jeune indigène liée aux propriétaires légitimes du butin. Ils décident de faire équipe pour affronter les nombreux dangers qui les guettent sur la route de l’or des Aïnous…

Le froid du Nord du Japon, après la guerre russo-japonaise de 1905.

Au cœur des immensités sauvages de l’île d’Hokkaido, en terre autochtone Aïnou, une aventure épique va commencer.

Chasse au trésor, complots divers, manuel de survie en pleine nature, guide culinaire et culturel Aïnou, Histoire du Japon, tout est concentré dans ce manga incroyable, primé de nombreuses fois, aux nombreuses intrigues et à l’humour piquant, le tout servi par un dessin à la fois incroyablement précis et à l’identité forte. Une réussite totale, qui vous apprendra également la bonne façon de faire un Chitatap.

« Les ateliers de l’illustration et de la création »

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Delphine PERRET – Eric GARAULT : Les ateliers de l’illustration et de la création (Les Fourmis rouges, 2019)

« Delphine Perret a toujours été fascinée par les ateliers d’artistes et le lien puissant qui unit chaque artiste à son lieu de création.

C’est en rencontrant Éric Garault, photographe travaillant depuis longtemps avec le Centre de Promotion du livre Jeunesse et donc proche des illustrateurs.trices et auteurs.trices de l’édition jeunesse, que le projet de travailler ensemble autour des ateliers a pris forme.

Ils ont déjà rencontré quelques artistes. Leur collaboration s’organise toujours de la même manière. Ils visitent les ateliers et, tandis que Delphine discute avec l’artiste, lui pose des questions et fait quelques croquis, Éric photographie.

Dans un deuxième temps, Delphine retranscrit les échanges et complète ses croquis. Des dessins et des entretiens elle choisit des passages, en coupe d’autres, ne gardant que ce qui lui semble essentiel. Éric fait de même avec ses clichés.

Mais ce qui fait l’intérêt de ce travail est justement cette sélection de « l’essentiel ». Parce que tous deux, autrice-illustratrice et photographe, ont en commun cette faculté à saisir l’étrangeté, l’émotion et la beauté des petites choses du quotidien. En faisant saillir des détails parfois anodins ils mettent le doigt sur la fragilité du processus de création et sur la nécessité de se créer un lieu unique, un atelier comme « une chambre à soi » chère à Virginia Woolf.

Le fait que Delphine Perret et Éric Garault soient eux-mêmes artistes leur permet sans doute de mieux recueillir la parole de ces auteurs et illustrateurs, non pas comme objets d’étude, mais bien comme compagnons de création.

Et le lecteur, invité discret dans ces rondes à trois, pénètre avec jubilation les univers de ces créateurs. » (Présentation éditeur)

Qui n’a jamais rêvé être petite souris dans l’atelier d’un artiste ?

A-t-il l’angoisse de la page blanche ? Est-ce un créateur prolifique ? Quand travaille-t-il ? Chez lui ou dans un atelier partagé, etc., etc.

Delphine Perret et Eric Garault ont rencontré vingt-quatre auteurs et / ou illustrateurs qui ont bien voulu se prêter à ce jeu de questions-réponses.

Le résultat est un très beau livre relié de deux cent cinquante pages, dont le format à l’italienne de 22 x 25 cm met particulièrement en valeur les photos de leurs tables de travail. Petits croquis, objets fétiches et portraits nous les rendent encore plus proches.

Vous qui aimez les albums de Béatrice Alemagna, Gilles Bachelet, Betty Bone, Anne Brouillard, Loren Capelli, Benjamin Chaud, Kitty Crowther, Rebecca Dautremer, Gaëtan Doremus, Amélie Fontaine, Loïc Froissart, Michel Galvin, Bruno Heitz, Emmanuelle Houdart, Benoît Jacques, Martin Jarrie, Joëlle Jolivet, Magali Le Huche, Adrien Parlange, Aurore Petit, Vincent Pianina, François Place, Anouk Ricard ou François Roca, voici une exceptionnelle occasion d’en savoir plus.

Et même si vous avez déjà eu la chance d’en rencontrer certains à la BFM ou au salon du livre, d’avoir regardé leurs originaux lors d’une exposition voire participé à une activité menée par eux, c’est sans doute la première fois que vous pénétrerez dans leur atelier.  C’est magique !

 

Visa transit – Nicolas de Crécy – Gallimard Bande-Dessinée

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Pas de surprise Nicolas de Crécy est toujours aussi talentueux.

Dans le tome 1 de cette BD, on découvre deux personnages, l’auteur et son cousin, qui commencent un grand voyage en Citroen Visa (la voiture… )eh oui ça se passe dans les années 80, époque où « le covoiturage existait avant que les multinationales du numériques n’en privatisent le principe. on appelait ça le stop« .

C’est tout un morceau d’histoire qu’on lit à travers ce road-trip:   les pays communistes, l’évocation de la centrale de Tchernobyl et ses dégâts – 1986, les rencontres en Turquie, en Italie, en Yougoslavie et  les rituels des passages de frontières avec les gardes qui contrôlaient les passeports.

L’histoire est entrecoupée de flashbacks (quand les deux compères étaient enfants en colonie de vacances dans un établissement religieux ultra-conservateur) et des inspirations hallucinogènes de Henri Michaux .

J’attends avec hâte le volume 2 et ça me donne envie de relire « Un printemps à Tchernobyl » d’Emmanuel Lepage.

A la bfm

One-punch Man

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One-punch Man / One, Yusuke MURATA / Éditions Kurokawa

série en cours, 21 volumes au Japon, 19 en France

Saitama est un jeune homme sans emploi et sans réelle perspective d’avenir, jusqu’au jour où il décide de prendre sa vie en main. Son nouvel objectif : devenir un super-héros. Il s’entraîne alors sans relâche pendant trois ans et devient si puissant qu’il est capable d’éliminer ses adversaires d’un seul coup de poing. On le surnomme désormais One-Punch Man. Mais rapidement, l’euphorie du succès cède place à l’ennui, car lorsqu’on est si fort, les victoires perdent de leur saveur…

Vendu à plus de 6 millions d’exemplaires au Japon, adapté en animé, et désormais mondialement connu, One-punch Man, à l’origine publié sur internet par One, est un véritable ovni dans le monde du shonen.

Là où la plupart des héros doivent souffrir et s’entraîner sans relâche afin de progresser, Saitama est ici dès le début de l’histoire l’homme le plus fort du monde, voire de l’univers…

Cette originalité va tout au long de l’histoire, et des rencontres du héros, donner lieu à des situations toutes plus farfelues les unes que les autres !

Un manga incontournable, drôle et superbement illustré par Yusuke MURATA, l’auteur du déjanté Eyeshield 21 (manga sur le foot américain), qui rappelle par moment l’hilarant Captain Biceps de Tébo et Zep.

Ariston hôtel

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« Une femme qui réussit réussit pour toutes les autres » (Tina Anselmi).

« 1955, côte adriatique. C’est l’heure du miracle économique pour l’Italie, et les plages qui bordent l’hôtel Ariston accueillent un tourisme tout neuf. De cet hôtel comme d’un théâtre, Ariston Hotel explore la scène et les coulisses. Au travers des vies, aventures, anecdotes des clients comme du personnel, l’album égrène trois décennies et raconte, autour du personnage central de Renata, la propriétaire des lieux, une histoire de l’émancipation féminine. » (Présentation éditeur)

Pour le voyage que vous ne ferez pas cet été : dépaysez-vous avec ce roman graphique de Sara COLAONE et Luca de SANTIS, scénariste, édité par Ici Même en 2019.

1955 : Renata vient d’hériter de son père de l’hôtel Ariston.

La côte Adriatique attire une clientèle de luxe qui veut se distraire, cependant la Seconde Guerre mondiale n’est pas si loin et les traumatismes sont encore présents.

1966-1975, les mentalités changent, les femmes veulent s’émanciper, parfois hélas au prix de leur vie.

Au fil des conversations des habitués, année après année, il est question de sordides faits divers qui ne nous disent plus rien désormais. Mais deux pages à la fin du livre nous permettent de mieux comprendre la difficile histoire de l’émancipation féminine en Italie du fait de

« la double morale sexuelle hypocrite de responsables politiques de premier plan. Bigots en public et dépravés en privé, indifféremment démocrates-chrétiens et communistes, c’étaient des individus toujours prêts à censurer leur prochain pour la moindre transgression et, à l’inverse, très indulgents avec leurs propres faiblesses. » (Francesco Satta)

1975, mais que va devenir l’Hôtel Ariston ?