La randonnée – Christophe Léon – Editions Thierry Magnier

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5 adolescents s’en vont avec leur éducateur pour une randonnée de quelques jours. Au programme : marcher sans téléphone, camper à la dure en pleine montagne.

Après les noms d’oiseaux d’usage pour se faire respecter, le groupe s’enfonce dans la forêt.

Au fil de la lecture on attrape des petits bouts d’histoires de ces enfants qui racontent leur fragilité, leurs blessures. Se cogner au silence des Pyrénées et à la rudesse du paysage les obligent à se dépasser et être solidaires.

Une nuit Lukas et Damien entendent un bruit inquiétant. Puis c’est une forme fugitive qui glisse à travers les arbustes… des coups de feu? Une angoisse se diffuse, un suspense s’installe… Est-ce la nature ou l’homme qui sera le plus sauvage?

Mais vous êtes bien coquin Monsieur Léon d’avoir écrit une fin si mystérieuse! On peine pour les personnages, on espère pour eux. Diaboliquement bon !

 

A la bfm

Christophe Léon

Blog de l’auteur

 

 

 

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« Aquarica »

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« Roodhaven, 1930. Ce tranquille port vit de la pêche à la baleine depuis des générations, cultivant la mémoire de ses disparus en mer. Un jour, échoue sur le sable une créature fantastique, un crabe gigantesque, comme tout droit sorti de l’imagination d’un ivrogne. Le village s’inquiète et vocifère, d’autant plus que des débris d’un bateau naufragé sont entremêlés aux chairs du crustacé. L’affaire fait grand bruit dans le monde scientifique, attirant le jeune chercheur John Greyford sur les lieux. Fasciné, il se pose en défenseur de la créature, au nom de la science. Encore loin de se douter où cette aventure le mènera, il découvre qu’une jeune fille a voyagé à bord de la bête, comme venue d’un autre monde. Elle s’appelle Aquarica, et ne tarde pas à désigner John Greyford pour l’aider à sauver son peuple.« (Présentation éditeur : Rue de Sèvres, 2017)

Sur un scénario de Benoît SOKAL et François SCHUITEN, cette bande dessinée rappelle les mondes imaginaires* créés de tous temps par les hommes.

Les pages de garde donnent le ton : une effrayante pêche à la baleine entre rochers à pic et mer déchaînée…

Maintenant la pêche est terminée, de nombreux bateaux ont tragiquement disparu et les – rares – survivants noient indéfiniment au pub leur douloureuse mélancolie.

Le Golden licorn était l’un de ces baleiniers, disparu en mer dans les années 1910.

« Un sacré baleinier, M’sieur Greyford. Le plus beau navire de la flotte de Roodhaven à la grande époque ! La fierté de toute une ville ! Disparu en mer il y a vingt ans… Soixante-dix huit morts. Un drame dont on ne s’est jamais remis dans le pays… Les gars qui vous ont pris à partie à l’auberge sont les seuls rescapés ! ».

Mais voilà qu’une énorme araignée de mer s’échoue sur le sable de Roodhaven et, avec elle, la mémoire d’un autre naufrage, celui de la goélette « Aquarica » partie de Clifden dans le Connemara pour rallier Roodhaven et disparue en mer en 1865.

A son bord un océanographe réputé, Mike Connoly, spécialiste de « la faune sous-marine, et plus particulièrement les grands cétacés », et sa famille.

Et puis le souvenir d’un explorateur italien du 15e siècle, Jonas Santano dit le marin fou,

« disparu en mer par la plus noire des tempêtes… Quinze ans plus tard, il réapparaît comme par enchantement dans le port de Venise, pour raconter ses aventures à qui veut bien les entendre… Comment sa caravelle s’est fracassée sur les dents d’un monstre marin gigantesque ! Et puis comment il a survécu toutes ces années sur le dos d’un animal grand comme une île ! »

Tous les ingrédients sont réunis pour nous tenir en haleine et l’on attend avec impatience le second volume  de « Roodhaven« .

(*) Vous pouvez en trouver un aperçu à la BFM dans le « Livre des terres imaginées » de Guillaume DUPRAT, paru au Seuil jeunesse en 2008.

 

Le merveilleux jardin secret de Bella Brown – Simon Aboud

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« Le bonheur se cultive chaque jour ».

… Et c’est bien ce que j’ai fait en regardant ce merveilleux film tout en tendresse et en émotion.

 

Bella est une jeune femme atypique avec tics et tocs. Bibliothécaire, elle aspire à devenir auteure.

Blottie dans son monde imaginaire elle percute la vie réelle quand on lui demande de remettre en état le jardin qu’elle a laissé à l’abandon sinon… c’est l’expulsion. Enorme challenge pour elle car la végétation, les plantes lui font peur. Pourtant, c’est grâce à ce jardin que vont se créer de belles et surprenantes amitiés.

 

Dans la veine des feel good movies britanniques c’est un joli moment poétique (à ne pas laisser entre les mains des esprits ronchons) avec de magnifiques lumières et de très bons acteurs : Jessica Brown Findlay (la jolie Sybil de la série Downton Abbey, Le cercle littéraire de Guernesey, Tom Wilkinson ( La jeune fille à la perle, Full Monty, The Grand Budapest Hotel…) Andrew Scott (l’affreux Moriarty dans la série Sherlock).

 

A la bfm de Limoges

Tropique de la violence

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Tropique de la violence est un roman de Nathacha Appanah qui a été adapté sous le même titre en bande dessinée par Gaël Henry.

Marie est une jeune infirmière à Mayotte. Ses désirs de maternité se font de plus en plus forts, alors quand une jeune femme fuyant les Comores dépose son bébé dans ses bras à l’hopital Marie l’adopte tout de suite. Même si il a les yeux vairons, signe du djinn et raison de l’abandon de sa mère.

Marie élève Moïse, dans une vie de blanc, une vie de privilégié, protégé de la violence. Mais quand Moïse a 15 ans, Marie meurt brutalement. Il se retrouve alors seul, à la rue, confronté à la misère et aux gangs…

La théorie de l’iceberg – Christopher Bouix – Scripto Gallimard

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Eté 1993. Revival avec la R17 à papa, les francs, le « walk-man » avec dans les oreilles Kurt Cobain, Tom Petty.

Noé, 15 ans, déjà garçon solitaire s’est renfermé sur lui-même après un accident de surf. Il habite à Figerolles-sur-mer avec ses parents et son frère.

Lorraine, en vacances dans cette station est une jeune fille qui croque la vie et préfère la bibliothèque à la plage.

Leur rencontre va bousculer Noé et lui permettre replonger, cette fois-ci pas dans l’océan…quoique! mais dans la vie.

Il tente l’expérience de l’écriture en s’inscrivant à un concours de nouvelles car au fond de lui il veut être écrivain. Il trouve également un job d’été : Porteur à domicile de livres de la bibliothèque : il en croise des gens bizarres mais il y a surtout Monsieur Hereira qui va lui enseigner les règles de l’écriture car lui aussi il a été écrivain avant de se fermer au monde et vivre en reclus dans sa maison.

Un roman sympathique à lire avec beaucoup de références à la science-fiction.

A la bfm

 

 

 

Le prince et la couturière

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Le roi et la reine organisent un grand bal dans le but de trouver une partenaire à leur fils, le prince héritier. Toutes les jeunes filles se parent de leurs plus belles toilettes pour cet événement. C’est l’effervescence dans l’atelier de couture où travaille la jeune Francès. Et comme tout le monde est débordée, elle se retrouve avec une robe à créer toute seule… Elle laisse cours à sa créativité, et sa création fait grand bruit lors du bal, choquant par sa modernité.

Le lendemain, alors qu’elle allait être renvoyée par son patron, un homme lui propose une forte somme d’argent pour l’employer pour sa maîtresse la mystérieuse Lady Cristallia…

Cette BD de Jen Wang a eu Fauve jeunesse au dernier festival de la BD d’Angoulême. Cette histoire d’amitié et d’affirmation, d’acceptation de soi se lit avec plaisir.