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Little Joe – Film de Jessica Hausner

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Alice est une chercheuse en botanique. Elle est passionnée par sa nouvelle recherche : une plante au parfum extraordinaire qu’elle baptise « Little Joe« . Le souci, c’est qu’elle ne se reproduit pas.

D’étranges manifestations se produisent quand les « cobayes » rencontrent la fleur : Leur personnalité semble s’effacer et un seul objectif les animent : protéger la plante. Alertée par une de ses collaboratrices, Alice doute, mais il va falloir se rendre à l’évidence… Surtout quand de drôles d’incidents surviennent dans le laboratoire, ainsi que chez elle quand son fils, à qui elle avait offert une « Little joe« , s’éloigne.

Sentiment de paranoïa, mêlé à une atmosphère angoissante, on sort de ce film ébranlé : ça pourrait arriver ! et c’est là qu’est la force de la réalisation portée par des acteurs fantastiques.

Et ce film, vous pouvez le découvrir sur la médiathèque numérique (si votre bibliothèque y est associée).

 

« Les jours, les mois, les années »

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Cent cinquante pages d’une densité extraordinaire que ce roman de YAN Lianke :  « Les jours, les mois, les années » édité en « Picquier poche » en 2014.

« Une terrible sécheresse contraint la population d’un petit village de montagne à fuir vers des contrées plus clémentes. Incapable de marcher des jours durant, un vieil homme demeure, en compagnie d’un chien aveugle, à veiller sur un unique pied de maïs. Dès lors, pour l’aïeul comme pour la bête, chaque jour vécu sera une victoire sur la mort. Ce livre est d’une force et d’une beauté à la mesure de cette plaine couronnée de montagnes dénudées où flamboie un soleil omniprésent. Le roman de Yan Lianke est un hymne à la vie. La fragilité et la puissance de la vie, et la volonté obstinée de l’homme de la faire germer, de l’entretenir, d’en assurer la transmission. C’est un acte de foi, aux confins du conte et du chant, à la langue comme jaillie de la nuit des temps ou des profondeurs les plus intimes de l’être. » (Présentation éditeur)

Après plus de cinquante jours de confinement, la ténacité de « l’aïeul » offre d’autres horizons.

Tout y est combat, le premier ennemi étant le soleil qui ne cesse de réchauffer la terre et accentuer la sécheresse, ensuite il faut disputer les rares grains restants à des hordes de rats, marcher de plus en plus loin pour trouver une source pas encore asséchée, surveiller la croissance de l’unique pied de maïs…

Un jour où l’aïeul s’est aventuré encore plus loin,

« Après avoir grimpé puis descendu quelques monts, il vit, dans un étroit ravin, une pierre sur la face ombragée de laquelle se trouvait une branche de roseau. Il dit, merde, il y a donc encore de l’espoir ?

Il s’assit sur la pierre pour souffler, arracha la branche, en porta un morceau à la bouche, le mastiqua lentement pour en sucer le jus sucré puis avala les morceaux prémâchés. Il dit, s’il n’y a pas d’eau ici, je veux bien me cogner la tête contre les rochers.

(…) Finalement, la nuit tombait presque lorsque l’aïeul trouva la source. Il vit d’abord le sable blanc légèrement coloré d’un rouge aqueux, puis sentit sous ses pieds brûlants après cette si longue marche une agréable fraîcheur. Il avançait, foulant le sable humide. Le ravin allait en se rétrécissant ; à un moment, l’aïeul heurta les parois de l’épaule ; c’est alors que la douce musique de l’eau lui parvint. Levant la tête, la vision d’un paysage verdoyant le saisit. Il s’arrêta. Depuis cinq mois, il n’avait plus vu autant d’herbe verte, il avait presque oublié à quoi ressemblait une prairie. Il y avait là des roseaux, des fleurs rouges et blanches, alternant avec d’autres encore. Dans la chaleur étouffante, cette épaisse saveur verte, humide et sucrée, s’insérait soudain, se déployait, murmurait le long du ravin. Tout à coup l’aïeul sentit sa gorge le chatouiller. Il voulait boire. La sensation de sécheresse l’avait assailli subitement, engourdissant ses lèvres gercées sans qu’il puisse y résister. Il avait déjà repéré à quelques pas devant lui une étendue d’eau large comme la moitié d’une natte. Le petit étang recouvrait les joncs pour moitié, de sorte que la verdure traversait le miroir de l’eau.

Mais , alors qu’il s’apprêtait à laisser ses seaux pour courir étancher sa soif, il s’arrêta. Il avala profondément sa salive, sans bouger. Il y avait un loup embusqué derrière un massif, un loup de même taille que l’aveugle. Ses yeux étaient verts et brillants. Il avait d’abord été surpris par l’apparition de l’aïeul, puis, comprenant qu’il transportait des seaux, son regard s’était chargé de haine et de cruauté, il avait même légèrement fléchi ses pattes de devant, comme pour se tenir prêt à bondir.« 

Le loup n’est pas seul et la nuit à résister à la meute est un morceau d’anthologie.

Cent cinquante pages à veiller le pied de maïs comme son enfant. Touchant et très fort à la fois. Mais âmes sensibles, s’abstenir !

Pour ceux qui seraient tentés par le survivalisme.

A emprunter à la BFM.

Arts premiers

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Serialblogueuses a parlé à plusieurs reprises de cette collection initiée par Le Louvre et les éditions Futuropolis : à propos de Matsumoto, Chavouet, Taniguchi, Bilal…

Cette fois, il s’agit de Christian LAX qui entremêle harmonieusement l’histoire d’une sculpture malienne représentant une maternité et celle d’un jeune migrant, Alou, tentant de rejoindre l’Europe.

Harmonieusement mais sans édulcorer le contexte.

Christian LAX : Une maternité rouge

(Louvre / Futuropolis, 2019)

« Au Mali, une Maternité rouge, sculpture datant du XIVe siècle, est sauvée de la folie destructrice des islamistes par Alou, un jeune chasseur de miel. En compagnie d’autres migrants, sœurs et frères d’infortune, Alou prend tous les risques pour rejoindre l’Europe. Son but et son obsession : confier la précieuse statuette au musée du Louvre !

Alou, chasseur de miel, se dirige vers les ruches sauvages d’un baobab. Circulant en 4×4, armés jusqu’aux dents, une bande d’islamistes radicaux foncent sur lui et font exploser le baobab sacré.
Parmi les débris du baobab, Alou découvre, intacte, une statuette représentant une femme enceinte. Encouragé par son père, il se rend dans le pays Dogon présenter la statuette au sage du village, le hogon, respecté de tous pour sa culture. Le hogon reconnaît aussitôt cette Maternité rouge . Elle est l’œuvre, selon lui, du maître de Tintam, dont une première Maternité se trouve déjà au Louvre, au Pavillon des Sessions. Pour le vieil homme, la sculpture, en ces temps de barbarie, sera plus en sécurité au Louvre, près de sa sœur, qu’ici, au Mali.
Confier la statuette au musée parisien, c’est la mission d’Alou. Et pour la mener à bien, le jeune homme prendra tous les risques en traversant déserts et mers, en compagnie de migrants, ses sœurs et frères d’infortune.

Christian Lax rejoint la collection Louvre avec un récit engagé, aux côtés de celles et ceux qui subissent la violence, la misère et la guerre et tentent de rejoindre nos côtes dans l’espoir d’une vie meilleure… » (cf. Présentation Louvre)

Actuellement on discute beaucoup de la nécessité de rendre aux pays anciennement colonisés les oeuvres d’art qui leur avaient été « soustraites » (c’est un euphémisme et les premières pages de la BD le montrent bien) pour enrichir nombre de musées européens. Certaines de ces oeuvres ont déjà regagné leurs pays d’origine.

C’est un autre point de vue que nous propose Christian Lax, sans polémiquer. De même lorsqu’il évoque le parcours du hogon, ancien instituteur du village dogon et la quête originale et somme toute décevante de Alou.

Les illustrations sont très belles, très fortes grâce à l’économie de couleurs : un album à ne pas manquer !

Et pour compléter, ne vous privez pas de lire le dossier pédagogique que le Musée du Quai Branly avait réalisé en 2011 pour l’exposition Dogon.

« Sauvages »

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Nathalie BERNARD : Sauvages (Thierry Magnier, 2018)

« Jonas vient d’avoir 16 ans, ce qui signifie qu’il n’a plus que deux mois à tenir avant de retrouver sa liberté.

Deux mois, soixante jours, mille quatre cent quarante heures. D’ici là, surtout, ne pas craquer. Continuer à être exactement ce qu’ils lui demandent d’être. Un simple numéro, obéissant, productif et discipliné.

En un mot, leur faire croire qu’ils sont parvenus à accomplir leur mission : tuer l’Indien dans l’enfant qu’il était en arrivant dans ce lieu de malheur, six années plus tôt. »

A travers ce destin, Nathalie BERNARD nous parle de ces pensionnats autochtones qui ont existé au Québec jusque dans les années 1990 et qui ont « accueilli » des milliers d’enfants brutalement arrachés à leur culture indienne.

Entre roman historique et thriller, l’auteur nous entraîne dans une course effrénée au coeur de ces immenses forêts québécoises. Une chasse à l’homme qui ne possède que deux issues : la liberté ou la mort. » (cf. 4ème de couverture)

Le dernier de ces pensionnats a fermé ses portes en 1996… Ils avaient été créés en 1820 afin de scolariser mais surtout évangéliser et assimiler les enfants autochtones : dans le roman, Jonas est un Cri et Gabriel un Inuit.

« (…) La Gendarmerie royale du Canada vient m’enlever à [ma mère].

– C’est mieux pour lui, madame ! Au pensionnat du Bois Vert, il recevra une bonne éducation et il apprendra le français, lui assurent-ils en tentant de m’arracher à ses bras. (…) De toute façon, vous n’avez pas le choix. Si vous refusez, vous agissez contre la loi !

Les mains nouées autour de son cou, je m’accroche à ma mère comme à un rocher. Impuissante, elle me regarde, ou plutôt me dévore des yeux, sachant au plus profond d’elle-même que c’est la dernière fois qu’elle me voit. Ma mère est une Cri et elle appartient au clan du loup. Néanmoins, elle a déjà croisé la route de ceux que nous appelons « les manteaux noirs », les prêtres missionnaires. Elle a accepté de me faire baptiser et de me choisir un prénom chrétien. Je crois même qu’elle aime certains aspects de la religion que les Blancs veulent nous imposer. Pourtant, en dépit de leurs interdictions, elle continue de croire aux esprits de la forêt et de vivre de la même manière que nos ancêtres. Ainsi, au lieu de profiter des vaccins et de la nourriture gratuite qu’on nous a promis, elle a préféré m’apprendre l’art de piéger le gibier, de monter un wigwam ou une tente, de tanner les peaux et de soulever mon propre poids lors des portages. »

Malheureusement les conditions d’existence dans la plupart de ces pensionnats étaient effroyables ; après le traumatisme d’être séparés de leur famille, les enfants en arrivant étaient dépouillés de leurs vêtements et de tous leurs souvenirs, rasés, désinfectés puis punis s’ils utilisaient leur langue.

« Des petits nouveaux qui avaient passé un premier mois particulièrement difficile. Plus foncés que la moyenne, on leur avait plusieurs fois nettoyé le visage à l’eau de Javel pour tenter de les éclaircir un peu. Nous connaissions tous les effets secondaires de ce traitement : yeux rouges, démangeaisons nocturnes et peau qui pèle…

L’horreur.

Sans parler de la suite : les gamins s’étaient mis à hurler dans leur langue et les soeurs leur avaient nettoyé la bouche avec du savon jusqu’à leur donner envie de rendre leur déjeuner. »

C’est même parfois pire :

« D’une manière ou d’une autre, on va t’apprendre à faire des phrases, mon sauvage. (…) Ouvre la bouche, en grand !

Tourné vers les pensionnaires médusés, l’enfant finit par obéir (…) la Vipère plaça sur sa langue une lame de rasoir.

– Pendant que tes camarades feront leur prière et avaleront leur soupe, tu resteras ici avec cette lame dans la bouche. Ainsi, j’espère que tu auras compris la leçon : ici, on ne parle pas en algonquin mais en français. »

Sans compter tous les autres sévices psychologiques, physiques voire sexuels.

Nombre de ces enfants mouraient avant d’avoir pu revoir leurs familles.

Des conditions suffisamment terrifiantes pour que depuis quelques années des excuses soient venues des religieux et des politiques, jusqu’au premier ministre, Justin Trudeau qui en 2015, au nom de l’Etat fédéral, a solennellement demandé pardon aux peuples autochtones du pays.

Ces méthodes ont existé également en Europe comme pour les Samis, peuple autochtone du nord de l’Europe, qui ont été soumis à une politique d’assimilation forcée jusque dans les années 1980 en Finlande ou en Suède.

Et n’oublions pas les enfants réunionnais transplantés en métropole entre 1962 et 1984.

A lire.

 

« Appelez-moi Nathan »

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La journaliste Catherine CASTRO et le dessinateur Quentin ZUTTION ont réalisé ensemble ce roman graphique : « Appelez-moi Nathan » (édité par Payot Graphic en 2018) sur un sujet difficile, inspiré d’une histoire vraie.

Avant Nathan, il y a Lila, une fille sans histoire dans une famille aimante. Bien sûr elle aime mieux être en jean qu’en robe et faire du waterpolo ou jouer au foot avec les garçons, toutes les filles ne sont pas des clones de la poupée Barbie !

Mais à la puberté Lila ne s’accepte plus, avoir des seins, avoir ses règles, c’est impensable et ça la dégoûte.

Alors commence un parcours du combattant pour se faire accepter comme elle se voit : en garçon.

Un parcours douloureux mentalement et physiquement.

« Nathan est né Lila, dans un corps de fille. Un corps qui ne lui a jamais convenu, il décide alors de corriger cette « erreur génétique » avec le soutien indéfectible de sa famille, ses amis, ses profs et, à seize ans, des injections de testostérone de 0,8 mg par mois. Quitte à devenir quelqu’un, autant que ce soit vous-même. » (cf. présentation éditeur)

Si vous pensez comme les copains de son père :

 » – Esteban, j’ai réfléchi à ton problème. C’est la mode en ce moment ces histoires.

Ouais ! Pas un jour où on n’en entend pas parler.

Bon, elle veut devenir un homme… Avec tous les pesticides qu’ils bouffent, pas étonnant que ça déconne. Ça leur flingue le système.

– Elle est pas malade !

– (…) Y a de plus en plus de gosses qui veulent changer de sexe. Je trouve ça bizarre.

– Ça a toujours existé, sauf que c’était ultra-tabou. (…)

– Ouais. Et là, c’est la môme de notre pote. »

Alors lisez cette BD intelligente et pédagogique qui aborde au passage d’autres sujets universels de l’adolescence comme les scarifications, l’addiction au smartphone et les réseaux sociaux ou la violence inacceptable de ceux qui ne supportent pas les différences.

 

« Eclats d’âme »

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« « Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder une vidéo gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde. » ( cf. présentation éditeur)

Un manga en 4 volumes de Yuhki KAMATANI, édité par Akata en 2018, tout en délicatesse et subtilité pour parler de la découverte et la difficile affirmation de soi quand on n’est pas dans les « normes » habituelles de la société, japonaise ou autre.

La violence du rejet, l’incompréhension, les réactions des parents déstabilisés, voire la lourdeur de certains voulant se montrer bienveillants à tout prix, tout est décrit avec finesse mais efficacité.

La résidence où Tasuku peut venir « respirer » un peu participe à un projet magnifique : restaurer ces vieilles maisons japonaises abandonnées qui appartiennent au patrimoine culturel de la ville.

Une fois rénovées, elles aideront à revitaliser le quartier en accueillant de nouveaux habitants.

Passer du travail de démolition à la restauration, de l’exutoire à la reconstruction, se voir confier un projet en étant soutenu par l’amitié des autres, tout cela permettra à Tasuku de se sentir plus fort pour affronter la société pas toujours tendre pour ceux qu’elle juge « différents ».

Un très beau manga, nuancé et constructif.

Ada

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Ada de Barbara BALDI (Ici même, 2019)

« 1917, quelque part en Autriche. La jeune Ada vit seule avec son père, un bûcheron aussi rustre qu’autoritaire. Le talent et la curiosité de la fillette pour la peinture ne font qu’attiser la colère et le mépris du père. Consciente que l’affrontement n’est pas une option, Ada fait mine de se soumettre à l’autorité paternelle, pour mieux, secrètement, s’adonner à sa passion. Pour autant, l’orage se prépare au loin et il sera difficile d’y échapper…

Pour son deuxième roman graphique, Barbara Baldi privilégie de nouveau les ambiances aux dialogues, et les paysages silencieux égrenés par le défilé des saisons. Si la nature où vit Ada est à l’abri des combats et des bruits de la guerre, si les paysages qui l’entourent sont somptueux, cet environnement n’en apparaît pas moins, bien vite, comme une prison sans barreaux, où la jeune fille est enfermée, isolée, humiliée.

Les pages muettes installent l’atmosphère étouffante du face-à-face père-fille, et renforcent le sentiment de solitude de l’héroïne. Un album au graphisme saisissant, tout en sensibilité et en clairs-obscurs. » (cf. présentation éditeur)

Ada vit seule avec son père après que sa mère a fui la maison… Elle-même n’aspire qu’à s’échapper, tout au moins grâce à la peinture, qu’elle pratique en cachette dans une cabane au fond des bois. Un mystérieux E. lui fournit parfois pigments et encouragements qui l’aident à tenir.

Un jour pourtant Ada réussira à aller jusqu’à Vienne.

Au fil des pages on croise quelques tableaux d’Egon Schiele ou Gustav Klimt, mais c’est la résistance de cette jeune fille face à l’oppression de son père qui m’a parue le plus intéressant.

Beau roman (graphique) d’apprentissage.