Archives d’Auteur: terskol

Des racontars arctiques

Par défaut

Pour se rafraîchir un peu par ces temps de grosses chaleurs, je vous propose une petite excursion dans les immensités glacées du Groenland en compagnie de Jorn Riel.
Cet écrivain danois, né en 1931, a passé 16 années, dans les années 50 parmis les trappeurs et en a rapporté de bien curieux récits publiés sous le titre de « Racontars arctiques ».

Il nous fait découvrir la vie de ces trappeurs, vivant par deux tout l’hiver, isolés du monde, n’ayant d’autres voisins que leurs collègues répartis sur plusieurs centaines de kilomètres.

Paradoxe donc de vivre en huis-clos dans de grands espaces ; s’en suivent des situations étranges, souvent drôles, parfois tragiques et toujours surprenantes dans ce microcosme de trappeurs aux personnalités bien trempées!

Ce recueil de nouvelles a fait l’objet d’une excellente adaptation en BD par Gwen de Bonneval et Hervé Tanquerelle qui rendent à la perfection l’ambiance si particulière du livre

Vous trouverez les romans au Pôle jeunesse, à la côte ADO LIT RIE, et les BD au Pôle Art, à la côte BD TAN.

Les 100. Série

Par défaut

Je ne me souviens même pas comment j’ai découvert cette série, mais la surprise fut excellente!

En guise de résumé : dans un futur proche, la Terre est détruite par une guerre nucléaire. Seule une partie de l’Humanité a survécu dans une gigantesque station spatiale en orbite autour de la Terre et y survit tant bien que mal depuis un siècle. Mais la station commençant à être hors d’usage, les autorités décident d’envoyer cent prisonniers pour une mission suicide : revenir sur Terre, évaluer si elle est redevenue habitable après un siècle de niveaux de radiations élevés.

Les cents vont donc se retrouver seuls, sur une planète leur étant parfaitement étrangère et hostile ne ressemblant plus à rien de celle qu’ont connue leurs arrières grands-parents.

Et ce ne sera pas un gros spoiler que de révéler qu’ils ne seront pas seuls et que des humains habitent encore sur Terre, survivants de la tragédie nucléaire….

D’abord quelques points négatifs : les acteurs ne sont pas toujours au top, leur prestation fait parfois très série B, les personnages sont un peu stéréotypés et la réalisation, bien que correcte, ne bénéficie clairement pas du budget de Game of Thrones.

Une fois cela dit, force est de constater que cette série est vraiment prenante!

Elle comporte, à mon sens, quatre gros avantages:

  • C’est une série pour ado, avec des ados (mais pas que), qui ne tombe pas pour autant dans les poncifs du genre…qui seraient longs et fastidieux à énumérer….
  • Le rythme : intense! Même les meilleurs séries comportent des passages à vides, des épisodes un peu creux. Ici non, chaque épisode apporte son lot de nouveautés et d’action sans le moindre répit ni pour les personnages ni pour le spectateur!
  • La lisibilité du scénario : Différents peuples, différentes personnalités, alliances et trahisons de circonstances, présence de mots de langues imaginaires, complots, secrets…autant d’éléments qui pourraient conduire à une confusion totale, à l’image de Pirate des Caraïbes par exemple. Pourtant rien de tel ; malgré les nombreux noeuds scénaristiques, le scénario reste clair et agréable à suivre.
  • Le problème de la morale, permanent, véritable fil rouge de la série. Combien de personnes peut-on sacrifier pour sauver son peuple? Peut-on sacrifier un peuple entier pour sauver le sien? Peut-on trahir son propre peuple et s’allier à une puissance étrangère si l’on estime être dans son bon droit? L’Humanité a-t-elle le droit, sous menace d’extinction totale, de massacrer 95% de ses membres? Peut-on torturer une personne pour en sauver mille?En résumé qu’est-ce qui définit notre humanité, et jusqu’où sommes nous moralement autorisés à aller pour assurer sa pérénité? Autant de questions posées à chaque épisode, systématiquement sous des angles différents avec des points de vues différents.

La série compte, à cette date, quatre saisons. La cinquième est prévue pour l’année prochaine.

Vous trouverez les deux premières saisons en DVD à la BFM, aux côtes CINE CEN, ainsi qu’en livres au Pôle Jeunesse, à la côte ADO LIT MOR

 

 

 

King Kong : Skull Island

Par défaut

1973. Des explorateurs sont envoyés sur une île inconnue, escortés par des vétérans de la guerre du Viet-Nam. Dés leur arrivée l’expédition tourne à la catastrophe.

Voilà. Ca c’est le scénario.

Si vous recherchez un film au scénario complexe truffé de subtiles références culturelles et d’analyses psychologiques, je vous conseille les excellents films du cinéaste polonais Wojciech Has.

Si vous désirer être témoin d’une pure prouesse cinématographique, je vous conseille l’Arche russe d’Alexandre Sokourov, film tourné dans le Musée de l’Ermitage de Saint-Petersbourg en un seul plan séquence de 96 minutes. Inoubliable.

Si vous désirer questionner le sens de l’Histoire et approfondir l’analyse des rapports humains en temps de guerre, je vous conseille le fameux Guerre et Paix de Tolstoï (si vous n’avez pas le courage de lire ce livre aussi volumineux que la Bible, vous pourrez toujours vous rabattre sur son excellente adaptation cinématographie d’Alexandre Bondartchouk qui ne dure que 7h10).

Si vous voulez voir un gros singe de 30 mètres de haut défonçant des hélicoptères de combat et des dinosaures, allez voir Skull Island!

Si vous y allez pour autre chose, vous serez déçu. Si vous y allez pour ça, vous serez ravi!

J’y suis allé dans cette optique, et j’ai passé un très bon moment. Les scènes d’actions sont superbes, les décors vraiment réussis, les créatures peuplant cette île toutes plus répugnantes les unes que les autres!

En somme un excellent divertissement, à prendre pour ce qu’il est!

Vous trouverez les différentes versions de King Kong à la BFM :

  • la version de 1933 à la côte CINE COO
  • la version de Peter Jackson de 2005 à CINE PET

Vous trouverez aussi les oeuvres de Wojciech Has à CINE HAS, les films d’Alexandre Sokourov à CINE SOK, Guerre et Paix à CINE BON, et le classique de Tolstoï à ADO LIT TOL.

 

Ridley Scott, persiste et signe….

Par défaut

Mr Scott est l’auteur de chefs d’oeuvre inconstestés mais hélas aussi de franches bouses. Robin des Bois et Kingdom of Heaven pour ne citer qu’eux.
J’avais bien aimé Prometheus. Malgré son scénario confus et quelques détails agaçants, je l’ai vu comme un très bon divertissement.
Quels détails agaçants? Un en particulier et de taille! Ca :

Ca, c’est ce que l’on suppose être l’élite des scientifiques du futur(vu le prix d’une telle expédition, on est en droit de supposer qu’ils n’ont pas envoyé des Charlot!), explorant une planète inconnue et de toute évidence habitée par on ne sait quoi!

Donc bien entendu, on enlève les casques!!!! Un enfant de 7 ans ayant participé à la moindre sortie spéléologique avec sa classe comprendrait qu’il est débile de se promener dans une grotte sans casque.

Et je ne parlerai même pas de l’absolue évidence du risque monumental de contamination par n’importe quelle forme de virus ou de vie inconnue et indétectable!

On sait qu’Hollywood n’aime pas les casques, vous ne verrez quasiment jamais aucun personnage principal casqué dans des films « historiques ». Normal me direz-vous, la tête c’est pas si fragile que ça, et le risque de contamination par la bouche ou le nez ne doit pas être si inquiétant que ça….

De ce que j’ai pu lire sur le net, ou entendre autour de moi, tout le monde a relevé et brocardé cette erreur stupide.

Bon, ça peut arriver à tout le monde, même les meilleurs scénaristes ou réalisateurs peuvent faire des bourdes. Je ne jugerai pas le film là-dessus.

Errare humanum est, perseverare diabolicum, l’erreur est humaine mais perséverer est diabolique!

Et voilà le problème!!! Mr Scott persévère diaboliquement dans son nouveau Alien : Covenant!!!

Voyez le trailer:

Regardez à 1.00 et à 1.22. Une équipe se baladant en casquette et un gus le visage bien à découvert titillant un oeuf d’Alien!!!

Non content de réitérer sa bourde, le réalisateur en semble fier au point de la mettre bien en évidence à deux reprises dans son trailer….

Lorsque Georges Lucas a compris l’erreur que constituait Jar Jar Binks dans la Menace Fantôme, il a décidé de quasiment supprimer le personnage dans les autres épisodes. On aurait pu espérer que Ridley Scott soit aussi attentif à l’opinion de ses spectateurs….

Rappelons pour l’anecdote, que les trois astronautes d’Apollo 11 ont passé trois semaines en quarantaine à leur retour de la lune…

Disons en guise de conclusion que, malgré tout cela, la bande annonce fait envie, et que je fais confiance au virtuose de la SF qu’est Riddley Scott pour ne pas nous décevoir avec ce nouveau volet de la saga Alien!

Vous trouverez l’intégralité des DVD d’Alien au Pôle Art de la BFM pour vous remettre dans le bain avant d’aller voir ce film qui sort en salle le 18 mai 2017.

 

 

 

Valérie Mangin

Par défaut

A la base je voulais faire un post sur l’excellente série de BD « les chroniques de l’antiquité galactique ».

Puis, je me suis dit qu’il serait dommage de ne pas parler du terrible « Petit miracle » et qu’il serait fort dommage d’oublier Luxley et tant d’autres…

Au final autant parler directement de leur auteure : Valérie Mangin.

Cette passionnée de culture classique, se lance dans la BD après une prépa à Henri IV, une thèse à l’Ecole des Chartes et des études d’Histoire et d’Histoire de l’Art à la Sorbonne. Autant dire que la culture qu’elle en retire imprègne grandement ses oeuvres.

Ses BD abordent différents sujets : transposition de mythes classiques dans la SF, uchronies, SF pure, fantastiques,….

Elle est surtout d’un concept remarquable : la BD tout public d’auteur : utiliser des domaines classiques de la BD, tels que la SF, tout en les dotant de scénarios de très haute qualité truffés de connaissances historiques et culturelles.

C’est un pari extrêmement risqué et casse-gueule! Difficile en effet de ne pas tomber dans l’étalage de culture (comme le fait trop souvent à mon goût Umberto Eco dans ses romans…) ou de créer des histoires ultra-élitistes truffées de références compréhensibles que par un petit nombre d’initiés…

Valérie Mangin réussit le pari haut la main! Ses scénarios sont passionnants, peuvent se lire à différents niveaux, que l’on soit passionné de culture grecque ou simple fan de SF (ou les deux en même temps!) ou bien même simple curieux de BD.

Chacune de ses BD aborde des sujets extrêmement variés et se lit avec plaisir, et, chose rare, amène le lecteur à se poser bien des questions…

Quand je lis les oeuvres de Valérie Mangin, la meilleure comparaison qui me vient à l’esprit est celle avec Tarantino : ils sont tous les deux experts et passionnés dans leur domaine, mais refusant l’élitisme, mettent leur art et leurs connaissances au service de thématiques dites « populaires », souvent déconsidérées et les subliment par leur dextérité!

Vous trouverez l’intégrale des oeuvres de Valérie Mangin au Pôle Jeunesse et et Pôle Art de votre BFM!

 

 

 

 

 

 

 

Love

Par défaut

« Dans le règne animal, les bêtes ne s’aiment pas, mais ne se détestent pas non plus.

L’amour et la haine forment un tout. Un tout universel, un ensemble suprême qu’on pourrait appeler le divin ou encore Amour.

L’amour que l’homme n’atteindra jamais. »

C’est sur cette phrase que commence chacune des 4 BD de l’excellente série de Bertolucci (dessinateur) et Frédéric Brrémaud (scénariste).

Cette phrase sera la seule et unique de ces BD « muettes ».  Elle sert d’ailleurs plus d’explication à l’étrange titre de cette série animalière qu’à la série elle-même.

Quatre tomes parus à ce jour :

le tigre

le renard :

le lion :

les dinosaures :

Chacune de ces BD nous fait spectateur d’une tranche de vie de ses animaux, et nous permet de ressentir, grâce à la perfection du dessin et la maîtrise de la mise en scène, toute la palette des « sentiments » de ces bêtes. Leur faim, leur peur, leur colère, leur frustration, leur joie, le talent des deux auteurs nous les fait ressentir avec pudeur et respect et avec une justesse jamais égalée par aucun documentaire animalier qu’il m’ait été donné de voir.

La lecture de ces albums laisse une sensation très forte, difficilement définissable, sauf peut-être par le titre même de la série.

Je conseille fortement cette série à tout le monde, sans limite d’age, quels que soient vos goûts.

Vous la trouverez au Pôle Jeunesse de la BFM, à la côte ADO BD LOV

Même Barack Obama vous le recommande! 🙂

(J’ignore si cette photo est authentique…)

 

La série Viking…

Par défaut

Parlons un peu de ce truc :

index

Mais avant tout un peu d’Histoire:
le 7 juin 793, la paisible et studieuse abbaye de Lindisfarne, en Angleterre est pillée lors d’un raid viking, le premier d’une longue série.
Le traumatisme de cet événement dans les esprits de l’époque est considérable.
Les monastères, riches mais dépourvus de protections seront des cibles idéales. Les moines terrorisés et seuls maîtres de l’écriture, donc de l’information, forgent donc en toute bonne foi l’image sombre et violente des vikings. « A furare normannorum libera nos Domine! »
Cette image sera encore renforcée au XIXeme siècle par le Romantisme.
C’est donc à 1000 ans de légendes et de clichés que s’attaquent des universitaires tels que Régis Boyer à travers des dizaines de livres aussi passionnants qu’érudits!
Bataillant sans cesse, de sa chaire de la Sorbonne, dans des ouvrages de vulgarisation ou bien même à la radio pour faire découvrir la culture de ces « vikings » et casser l’image barbare complètement erronée qu’on leur attribue.
Sur ce, vers 2011-2012, la chaîne History annonce la création d’une série sur les vikings, jurant par tous les dieux de l’Asgard qu’un soin extrême sera porté aux détails historiques et qu’elle ne reproduira pas les clichés éculés du genre….
…et bien entendu, le résultat est parfaitement foiré, se vautre lamentablement dans les pires poncifs, tombe dans chaque écueil possible et, non content de cela, trouve même moyen d’introduire de nouvelles idées fausses auxquelles personnes n’avait encore pensé lors de ces 1000 dernières années. Avouez, c’est fort!

Je ne m’attarderai pas sur les innombrables erreurs et énormités historiques de la série, elles se comptent par dizaine à chaque image!

Vous me direz  » tout de même, ça peut pas être si catastrophique que ça… », je vous répondrai « il y a en effet quelques détails historiques, par exemple les populations scandinaves de l’époque avaient en effet deux yeux, un nez et des oreilles. En Scandinavie il y avait déjà la mer. »

Voilà. C’est tout. Tout le reste vous pouvez le jeter. Pas un  détail de costume ni d’armement, pas une seule coiffure, pas un objet qui correspondent à ce qui existait! Rien, nada!!!!

La série nous présente des personnages correspondant parfaitement à chaque catégorie de spectateurs que l’on cherche à atteindre, mais n’ayant pas le moindre rapport avec ce que pouvait être un scandinave du Haut Moyen-Age!

Une série bien conforme donc aux pires clichés traînés depuis ces 1000 dernières années : les vikings sont des grosses brutes, ne pensant qu’à picoler de la bière, tuer et violer. Aucun raffinement, aucune culture!

On est dans la parfaite lignée du ridicule « Vikings » de 1958 avec Kirk Douglas!aff(rien à faire, chaque fois que je vois cette affiche, je suis secoué de rires nerveux incontrôlables…)

 

Mais bon, comme à priori il fallait encore enfoncer le clou, les scénaristes ont réussi le tour de force de mélanger ces vieux clichés, avec les nouveaux poncifs les plus contemporains : le féminisme par exemple!

Deux faits établis :

1/dans la société scandinave de l’ère des vikings, la femme jouissait de grandes responsabilités et d’une grande considération (Haut Moyen Age)

2/ les sociétés scandinaves contemporaines sont très féministes et à cheval sur les questions d’égalité des sexes. (années 2000)

Parfait, maintenant mélangez le tout, et vous aurez les inepties de la série viking, avec des femmes qui se battent par bataillons entiers habillées en homme!

Sans rentrer dans le détail, rappelons qu’à l’époque viking, le fait pour un homme de porter ne serait-ce qu’une chemise de femme, ou vice-versa, constituait un des pires crimes possible, entraînant le bannissement (à savoir le pire châtiment de cette société!).

Donc un personnage comme Lagertha, attifée de la sorte, aurait la même espérance de vie au milieu de vikings qu’une drag queen dans les rues de Téhéran….

images

La femme viking vue par le cinéma….elle fait s’étrangler d’indignation l’historien, mais émoustille l’ado et le geek, contrat rempli!

Disons aussi en passant, qu’une société qui ferait combattre ses femmes disparaîtrait en deux ou trois générations….

Et j’en passe…la liste des absurdités de cette série est absolument dantesque!

Ne croyez pas cependant que j’écris ce post pour me défouler, c’est plutôt une sorte de cri du coeur!

Les vikings sont un sujet passionnant, absolument inconnu du grand public, systématiquement maltraité par le cinéma. Alors quand on vous promet, enfin, une série à gros budget, historiquement correcte sur le sujet, quelle joie…et quel amer sentiment de déception quand, dés les premières images, vous comprenez qu’on s’est bien payé votre tête!

Arrêtez de faire passer des vessies pour des lanternes! Si vous voulez faire des séries en costumes avec des épées et des boucliers, faites du fantastique, comme Game Of Thrones, mais arrêter de prétendre faire de l’historique, et arrêtez de tirer sur l’ambulance!

L’image des vikings et du Moyen Age en général est déjà bien assez pourrie par la quasi unanimité des films, livres et BD contemporaine, c’est plus vraiment la peine d’en rajouter….

Bon pour ceux qui malgré tout on envie de se farcir cette série, vous la trouverez à la BFM, à la côte CINE VIK!

…et si vous la trouvez pas, c’est que j’ai massacré les DVD à coup de danaxe! 🙂

Enfin pour ceux qui s’intéressent sérieusement au sujet, que vous soyez passionné, amateur ou simple curieux, venez découvrir les innombrables livres de Régis Boyer, tous disponibles dans votre bibliothèque de Limoges.

Et un petit bonus : ce trailer d’un film russe, Viking, qui a l’air bien mieux réalisé et bien plus respectueux de la vérité historique que tout ce qui à été fait jusqu’à lors…sans garantie cependant, je ne l’ai pas encore visionné….