Archives de Catégorie: Documentaire

Solar Impulse : l’avion solaire

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L’ incroyable histoire de l’avion solaire

 

Bertrand Piccard et André Borschberg

textes de Johanne Bernard

De la Martiniere Jeunesse, 2015

 

Et si l’énergie solaire devenait la principale source de demain. Solar Impulse 2 est l’exemple concret de ce que l’on peut espérer: une énergie verte et fiable. Cet avion conçu par Bertrand Piccard, copilote et concepteur du « Solar Impulse  » est une merveille de technologie, mais aussi un projet qui va révolutionner le transport aérien.

 

 

Bertrand Piccard  : « Je vous promets que dans moins de dix ans, nous aurons des avions électriques qui transporteront 50 personnes sur des vols « court- courriers ». Ce ne sera pas tout de suite des avions solaires qui créeront leur propre énergie en plein vol comme « Solar Impulse ». Je vois plutôt des avions branchés sur le secteur électrique au sol et qui devront donc être chargés avant de pouvoir décoller. Cela va permettre des atterrissages d’avions silencieux et non polluants, tout près des villes sur des aéroports urbains. L’aérien a toujours été un porte-drapeau de l’innovation et il peut devenir un leader des nouvelles technologies propres : si on peut réaliser quelque chose dans les airs, on peut forcément le faire au sol. L’aérien doit être un exemple et montrer que tout le monde peut le faire ».

La Libre.be du lundi 19 décembre 2016

 

 

 

Un petit doigt tordu…

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Les vacances, moment propice pour découvrir d’autres régions !

Et si vous partiez pour l’Ardèche

« A  la découverte de la grotte Chauvet Pont d’Arc »  ?

grâce aux explications de Sébastien GAYET et aux illustrations de Julien BILLAUDEAU

(Actes sud junior, 2016)

« En 1994, trois spéléologues découvrent près du Pont d’Arc, en Ardèche, une magnifique grotte ornée. Ils ne se doutent pas alors que les fresques qui se présentent à leurs yeux ont été peintes il y a 36 000 ans.

Bisons, aurochs, chevaux, mais aussi lions et ours y apparaissent dans toute leur splendeur, dessinés par de vrais artistes, les peintres aurignaciens, au savoir comparable à celui de Michel Ange.

Ce bestiaire ancestral témoigne de la culture et de la vie d’une civilisation très ancienne, maîtrisant le feu et aimant la musique. Une mine de renseignements pour les archéologues,

un plaisir pour les amateurs d’art. Et un voyage incroyable dans le temps, à la rencontre de nos ancêtres… » (Présentation 4ème de couverture)

Ce documentaire a obtenu en 2016 le Prix Amerigo-Vespucci (décerné par le Festival International de Géorgraphie de Saint-Dié des Vosges).

La grotte est désormais protégée, afin d’éviter les erreurs commises à la grotte de Lascaux dont les peintures ont été abîmées par vingt ans de visites qui ont bouleversé son équilibre naturel, toutefois deux campagnes scientifiques s’y déroulent chaque année menées par des spécialistes (archéologues, pariétalistes, géomorphologues, hydrologues, paléontologues et autres experts en préhistoire) qui « inspectent et scrutent la grotte dans ses moindres détails. Chaque trouvaille, une crotte, un bout d’os ou une touffe de poils, peut donner de précieux indices… L’objectif est de comprendre qui étaient ces femmes et ces hommes qui vivaient sur notre territoire il y a 36 000 ans ». (cf. p. 18 op. cité)

La grotte Chauvet a également été inscrite en 2014 au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Mais vous pouvez toutefois découvrir ses richesses grâce à une copie à l’identique, construite à Vallon Pont d’Arc, et ouverte en 2015.

Vous y apprendrez, entre autres, que les hommes n’ont pas vécu dans cette grotte humide et dangereuse à la différence de l’ours des cavernes qui y venait hiberner ou mettre bas.

Les hommes attendaient le printemps, quand les ours quittaient la grotte, pour dessiner sur ses parois. Une vingtaine d’empreintes de pieds ont été découvertes dont celles d’un enfant ou d’un adolescent, ainsi que les empreintes d’un chien (ou d’un loup ?).

Et, parmi les artistes qui ont laissé leurs traces sur les parois de la grotte, les pariétalistes ont pu identifier une femme de petite taille (ou un adolescent) et un adulte d’environ 1,80 mètre au petit doigt tordu…

Le livre de Sébastien Gayet et Julien Billaudeau donne beaucoup d’autres renseignements sur le bestiaire peint ou gravé de cette grotte et la vie des Aurignaciens en général.

Pour prolonger la visite, vous pourrez jouer avec vos frères et soeurs au passionnant et très pédagogique « jeu des 7 familles de la grotte Chauvet Pont d’Arc« , créé par Antoine, Juliette et Nelly Combier et édité en 2017 grâce au collectif  « Traverse d’imaginaires » et à une souscription :

 

 

 

 

 

 

 

Les drones

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Les drones : fonctionnement, télépilotage,

applications, réglementation

Rodolphe Jobard

Eyrolles, DL 2017

 

L’utilisation des drones est apparue après la seconde guerre mondiale. Il s’agissait de prototypes d’avions sans pilote  jamais mis en service.

Prototype de drone-torpille vers 1918 (Kettering Bug).

 

Il faut attendre 1917,  que le projet Hewitt-Sperry automatic airplane se développe.

 

En France, le 2 juillet 1917 le pilote Max Boucher, fait voler un avion sur 1 km sans pilote.

Max Boucher va réussir à améliorer son système et à faire voler le 14 septembre 1918, un avion Voisin BN3 pendant 51 minutes sur un parcours de 100 km. C’est la naissance de l’avion radio-commandé !

Mais que signifie « drone » ?

Ce sont les anglais en 1935, qui donnèrent ce nom à des versions automatisées . Leur constructeur avait baptisé le DH.82 Queen Bee (reine des abeilles), car leur vol bruyant, lent et lourd les faisait plutôt ressembler à des faux bourdons, drone en anglais.

 

L’utilisation des drones militaires se développa lors de la Guerre de Corée, puis de la Guerre du Vietnam, essentiellement pour des missions d’observation, de surveillance et pour le largage de tracts.

Les plus connus sont les avions sans pilote V1 et le missile V2 allemands de la Seconde Guerre mondiale.

Utilisé aujourd’hui dans la société civile, leur utilisation ne cesse de se développer.

C’est à découvrir et à réfléchir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les métiers de l’extrême »

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Pour ceux qui ont encore quelques mois devant eux avant de se décider pour une orientation… prenez le temps de lire ce documentaire, sans tenir compte du sous-titre « raconté aux enfants ».

Certes, chaque métier est juste évoqué, vous ne trouverez pas de lien relatifs aux écoles à contacter, etc., mais intérêt et difficultés apparaissent clairement dans ces succinctes présentations de Anne-Marie THOMAZEAU et grâce aux impressionnantes photographies de Marc INGRAND.

« Les métiers de l’extrême » par Anne-Marie Thomazeau et Marc Ingrand

(De La Martinière jeunesse, 2012)

Pour les formations, allez voir sur le site du CIDJ jeunesse, les pages relatives aux métiers de l’extrême.

Vous y découvrirez par exemple que, pas très loin de chez nous, à Poitiers, le lycée professionnel Louis Armand-Auguste Perret propose la seule formation en établissement public qui délivre le CQP de niveau 1 pour devenir cordiste.  Cordiste  ce n’est pas celui qui joue du cor de chasse 😉 c’est celui qui – sur la photo de couverture – nettoie les vitres des gratte-ciel, parce qu’il travaille avec des cordes ;  c’est en fait un métier du bâtiment très polyvalent : poser des vitres et les nettoyer, mais également faire de l’étanchéité, de la peinture, etc. Il faut être débrouillard, avoir l’esprit d’équipe et être en bonne condition physique. La grande majorité des étudiants qui s’inscrivent à cette formation sont passionnés de hauteur et pratiquent l’escalade, la spéléologie ou encore l’alpinisme.

Justement, dans le livre, vous trouverez parmi ces métiers de l’extrême les spéléologues et les guides de montagne, et les volcanologues et les plongeurs. Parmi les plongeurs, certains sont des chercheurs en biologie, zoologie ou aquaculture, plus rares sont les « chercheurs de trésors ». La grande majorité n’exerce pas dans des lagons aux eaux turquoise… ports, égouts, citernes ou cuves de centrales nucléaires sont plutôt leur quotidien. Certains sont militaires et chargés du déminage ou récupèrent des personnes tombées à l’eau. Comme les secouristes et les sauveteurs en mer, autres métiers à risques, et les chercheurs de pétrole sur les plates-formes de forage.

Pompiers et pilotes d’hélicoptères, reporters de guerre, pilotes de chasse et médecins humanitaires, lignard, cascadeur (vous pouvez lire ici l’interview d’un cascadeur au Parc Astérix).

Mais encore espions, gardes du corps ; un spécialiste de l’assaut au GIGN doit être tout à la fois : plongeur, parachutiste, spécialiste des sports de combat et excellent tireur.

Moins guerrier mais pas moins risqué, le dresseur d’animaux sauvages, le bûcheron, l’artificier (pas seulement pour nos beaux yeux au 14 juillet !) et le trapéziste (à propos, la Route du Sirque 2017 à Nexon, c’est bientôt !), l’astronaute…

Dans les métiers à risques il faut désormais ajouter le coursier à vélo dans la jungle urbaine.

Mais savez vous quel est le métier considéré comme le plus dangereux au monde par l’Organisation internationale du travail (OIT) ? Du fait des accidents nombreux et variés liés à cette profession mais également des attaques de pirates en certains coins du globe… Allez, je vous ai mis sur la piste !

 

 

 

Le premier cri : documentaire (dvd)

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Le premier cri

Film documentaire

Réalisateur : Gilles de Maistre

sorti sur les écrans en 2007

 

Gilles de Maistre réalise un documentaire simple et touchant. Il suit plusieurs femmes qui ont un point comment : celui d’accoucher au moment de l’éclipse totale de lune.

Ce n’est pas un simple documentaire , mais c’est surtout un éventail culturel sur la naissance et son environnement.

En effet, on retrouve des couples et des familles au Mexique, en Amazonie, en Inde, en Sibérie, au Canada, en France, au Vietnam, chez les Massaï du Kenya, au Japon, et chez les touaregs au cœur du Sahara.

On découvre la dure réalité, par des images saisissantes, des conditions au Vietnam, en Afrique ou en Amazonie. On prend toute la mesure du rôle des sages-femmes traditionnelles, et des conditions d’hygiène.

Par exemple chez les touaregs, l’accouchement est accompagné de certains rituels.

En Inde, mettre au monde une fille va « coûter » de l’argent aux parents, puisqu’il faudra une dot. Il n’est même pas envisageable de consulter un médecin et on s’angoisse en  espérant que l’accouchement se passe bien.

Il y a aussi le choix d’une future maman d’accoucher dans l’eau avec les dauphins au Mexique. Le lien entre l’ animal et la maman est étonnant.

On assiste également à un accouchement auto-assisté au Canada.

C’est 1H40 de découverte et de plaisir. Le tout en image et sans aucun parti-pris. Pour ma part ce sentiment reste mitigé. Le réalisateur expose les conditions très difficiles pour certaines femmes, ne laissant pas insensible.

 

 

BOTANICUM – Editions Casterman

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Texte de Kathy Willis Illustrations de Katie Scott

Ce livre est un magnifique ouvrage sur les plantes dans toutes leurs variétés.

 

C’est à la fois un documentaire puisqu’il répond à de multiples questions : depuis quand sont-elles là? où vivent-elles? Et c’est aussi un livre qu’on a plaisir à feuilleter pour la beauté des planches.

Champignons, algues, graminées, fleurs sauvages ou cultivés. Aucun élément végétal n’est oublié .

Botanicum/ Casterman

 

 

Henri Cartier-Bresson

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« 1945. Les Alliés marchent sur les camps et le monde découvre l’horreur nazie. À Dessau, en Allemagne, une rescapée reconnaît sa délatrice et la gifle. Henri Cartier-Bresson, alors sur place, capture ce geste dans une image qui deviendra emblématique…
Tout à la fois roman graphique et biographie, « Henri Cartier-Bresson, Allemagne 1945 » raconte l’homme libre, profondément humaniste, qu’était Cartier-Bresson. L’ouvrage est accompagné d’un portfolio et d’un dossier documentaire rédigé par Thomas Todd, spécialiste de l’oeuvre du photographe, sous l’égide de la Fondation Henri Cartier-Bresson. » (Présentation Fondation Cartier-Bresson)

 

jaquette-speciale-exe-hcb-1-728x882(90 pages de BD par Jean-David Morvan et Sylvain Savoia et plus de 40 pages de portfolio et de dossier

édités par Dupuis, coll. Aire Libre / Magnum photo / la Fondation H.B.C., 2016)

Une BD très fluide au dessin efficace pour parler de ce photographe majeur du 20ème siècle. Elle commence en 1946, alors que Cartier-Bresson retrouvant son ami Capa se souviennent de la guerre d’Espagne qu’ils ont couverte tous les deux. Puis retour en arrière, mai 1940 dans les Vosges, c’est la « drôle de guerre », Cartier-Bresson prudent enterre son fameux appareil Leica acquis en 1932 et fait porter une boîte de ses tirages à son père. Sage précaution car il ne va pas tarder à être pris par les Allemands et envoyé au Stalag V dont il arrivera à s’évader après plusieurs tentatives.

Il assistera à l’arrivée du Général de Gaulle à Paris et la Libération, il se rendra au village martyr d’Oradour-sur-Glane quelques mois après le 10 juin 1944, puis Dessau en 1945 où il prendra sa photographie devenue une icône…

« Alors comme ça tu joues les photoreporters ? Oh, pas vraiment… (…) Disons que je veux témoigner… Pour montrer que la liberté a un prix et que ça vaut le coup de se battre pour elle. Même armé d’un simple Leica ! »

Les cinquante pages de dossier qui suivent la BD sont également intéressantes, regroupant quelques photos connues ou moins connues de Cartier-Bresson et des commentaires de Thomas Tode, cinéaste documentaire et chercheur.