Une saison à Long Island

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Une saison à Long Island

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T1 :Tout ce qui brille

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T2 : Une saison à Long Island de Anne Godbersen chez Albin Michel

Été 1929, Cordelia Grey et son amie Letty vivent à Union dans l’Ohio, une petite bourgade assoupie, enfermée dans le respect des convenances, au bout du bout du monde…

Persuadées qu’un destin d’exception les attend, elles s’enfuient et partent pour New-York.

« Il n’y avait qu’un train par jour direct pour New-York dans cette région de l’État, chose que Cordélia savait depuis des années.

Elle connaissait les horaires par cœur, car partir était pour elle un désir latent qui s’était exaspéré…

Leur passé disparaissait aussi vite qu’elles pouvaient l’espérer, dans l’encadrement rectangulaire des fenêtres du train. »

 Cordelia espère y retrouver son père, le richissime bootlegger Darius Grey .

Pour Letty, c’est certain, elle va devenir une reine de Broadway !

Elles vont plonger dans la ville, découvrir ses lumières et ses mirages, et rencontrer Astrid, une jeune fille de la haute société avec laquelle elles vont former le « trio à la mode ».

« Elles marchaient toutes les trois vers leur destin secret et, avant le début de la décennie, chacune allait s’évader à sa façon…

C’est cela que je veux raconter : les filles aux robes courtes, aux yeux brillants et aux rêves de grandes métropoles,

Les filles de l’année 1929. »

 C’est le New-York des années folles où l’argent et l’alcool coulent à flots. La prohibition favorise l’émergence d’une criminalité assez puissante pour corrompre et gangréner la société américaine.

Le prologue est alléchant, on va découvrir le parcours de trois jeunes femmes qui vont dévorer le monde à pleine dents et et se faire une place au soleil envers et contre tous.

 Mais que nenni !!!

 Chaque chapitre commence avec la description de la tenue de l’héroïne :

« A l’ombre de leur branchage marchait une jeune fille aux yeux protégés par une visière de tennis, vêtue d’un pyjama flottant en soie rose pâle, et d’une veste en vison très courte qui laissait voir le mouvement rapide de ses hanches étroites. »

 Elles paressent au bord de piscines aux eaux « turquoise », ont  « un teint de lait », des « bouches  pulpeuses », des chevelures « mousseuses », leurs boyfriends ont des corps « durs et musclés », des « traits ciselés  » …

 Elles sont d’une futilité désarmante et d’un égoïsme accablant : Cordelia , dès le début du roman, plaque sans états d’âme le pauvre malheureux qu’elle a épousé une heure auparavant et pour faire bonne mesure trahie sa meilleure amie et la laisse seule, sans appui ni argent.

Letty use et abuse du genre petite chose fragile avec de grands yeux naïfs.

Ma préférée étant sans conteste Astrid, qui papillonne deci delà et même si son fiancé la trompe, c’est pas grave ! La bague de fiançailles est si belle.

On a envie de l’abandonner dans le désert avec une toute petite petite petite bouteille d’eau minérale.

Je n’espérais certes pas les Femen mais je ne m’attendais pas à ce mix entre un roman Harlequin et les pages mode de ELLE .

Tout ce beau monde danse sur une poudrière, dans quelques mois la bourse va s’effondrer et les États-Unis vont entrer dans « la Grande Dépression ».

Que vont devenir nos héroïnes ?

J’attends le T3 à la fois sans impatience mais pleine d’espoir… on ne sait jamais !

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